En marge des évènements organisés traditionnellement par Underground Investigation dans cette bonne ville de Fismes, la salle de « La Spirale » accueille pour la première fois une affiche dédiée au hard rock. Gang,  fidèle représentant de la scène locale ouvre cette soirée, avant d’accueillir Blaze Bayley en pleine tournée européenne.

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Gang va tout suite entrer dans le vif du sujet avec un « The King Became A God » survolté, assurant sa mission au delà de toutes les attentes, bien servis par un son frisant la perfection. L’enthousiasme communicatif de nos 5 gaillards est leur marque de fabrique, et l’on se régale à partager cette bonne humeur ou chacun s’éclate et ça se voit !

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Le combo Fismois cumule les concerts en France comme à l’étranger à l’occasion du 25ème anniversaire du groupe, ce qui renforce la complicité dans l’interprétation d’une set list bien ficelée. L’efficace « Believer / Betraver » fait maintenant partie des classiques, pour une montée en puissance d’un show particulièrement bien rodé.

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Cerise sur le gâteau, nous aurons droit à 2 nouvelles compositions prévues sur le prochain album studio avec « Another Tomorrow » et « Save Me », qui démontrent une nouvelle fois à quel point l’influence de la New Wave Of British Heavy Metal fait partie de leur ADN.

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Bill est particulièrement bien en voix, tout comme nos 2 compères Steve et Biggy qui envoient leurs riffs tranchants comme des lames de rasoir. La preuve avec cette reprise de « Riding On The Wind » de Judas Priest envoyée sans concessions à la face d’un public de plus en plus bruyant.

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C’est un régal de voir un groupe s’exprimer avec une telle fougue, sans se prendre au sérieux tout en faisant preuve de qualités musicales au service d’un collectif bien huilé. Bien servi par des conditions de son et d’éclairages optimales, Gang a délivré un set très abouti, faisant honneur au Heavy Metal.

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Place à Blaze Bayley, qui a connu son heure de gloire avec Iron Maiden entre 1994 et 1998, en remplacement de Bruce Dickinson parti vivre une expérience en solo. « The X Factor » et « Virtual XI » sortis avec l’ancien chanteur de Wolfbane vont surprendre les fans de la vierge de fer, ces 2 albums se retrouvant sous estimés à tord. Pendant le trajet en direction de Fismes, j’ai d’ailleurs réécouté l’intégralité des compositions et Il faut bien avouer qu’avec le recul, les morceaux tiennent remarquablement la route !

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Et quelle énergie déployée sur la scène de la Spirale ! Blaze va démontrer tout au long des 18 morceaux que composent la set list, que sa foi est intacte.

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Le dernier opus « Infinite Entanglement » sera à l’honneur avec d’entrée de jeu le titre éponyme et son refrain accrocheur qui fait monter l’ambiance d’un cran. « A Thousand Years » permet d’apprécier à sa juste valeur la performance vocale d’un Blaze en pleine possession de ses moyens sur ce titre plus mélodique. Avec « Human », « Solar Wind » et « Calling You Home »,  ce sont 5 morceaux extraits  de cet album qui seront proposés à un public conquis. L’épreuve du live est convaincante pour ces brûlots envoyés sans concessions par un groupe de folie.

Chris Appleton met toute sa hargne dans chaque riff, tout en déployant un feeling et une précision sans faille lors de ses solis.

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La rythmique n’est pas en reste avec la frappe plombée de Martin McKnee, ajouté à l’efficace jeu de basse de Karl Schramm. On sent une cohésion parfaite entre les musiciens, rien d’étonnant quand on sait qu’il s’agit du groupe Absolva qui accompagne le frontman anglais en tournée comme en studio.

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« Man Hunt » sera le seul titre de la période Wolfbane, mais ce sera celle d’Iron Maiden qui va faire monter le show en puissance. Hormis « Futureal » joué dès le début, Blaze annonce un morceau qui n’a jamais fait partie du répertoire live d’Iron Maiden « Virus ».

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Que dire de l’hymne « Fear Of The Dark », avec une audience survoltée qui hurle le refrain, pendant que les musiciens sautillent pour communier avec la foule qui en redemande. Et les chefs d’œuvre qui suivent vont mettre tout le monde d’accord, car les enchainements de « Man On The Edge » et « Lord Of The Flies » sont imparables.

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La fougue et le talent ont prouvé ce soir qu’il faillait encore compter avec cette figure emblématique du heavy metal, pour nous offrir une prestation de tout premier ordre, que ce soit vocalement, mais aussi dans un profond respect de ses fans.

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La présence de Blaze dans le hall de la Spirale pour une longue séance de photos en est la preuve.

Le son a été irréprochable sur l’ensemble de la soirée, tout comme les lights bien présents pour mettre en valeur les artistes. Voilà des conditions scéniques idéales, qui ont permis Gang comme à Blaze Bayley, de tout donner devant un public qui s’est déplacé en nombre.

Report & photos © 2016 Alain BOUCLY

Le Grand Mix affiche complet pour accueillir Blues Pills, en pleine tournée européenne, qui s’arrête à Tourcoing en ce samedi soir.

L’évènement est placé sous le signe des 70’s, car outre le groupe de tête d’affiche, les Lillois de Glowsun vont proposer leur stoner psyché en ouverture de la soirée.

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L’atmosphère crée par trio nordiste se compose de longues plages instrumentales, oscillant entre la lourdeur de la rythmique et les sons plus aériens d’une guitare saturée, pour ne pas dire torturée par les nombreux effets sonores. Le show est agrémenté par un visuel psychédélique projeté sur l’écran en fond de scène, qui contraste avec le côté statique des musiciens. En se croirait revenu aux débuts d’Hawkwind, la légende anglaise, inventeur du « space rock », les synthés en moins.

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L’enchainement des morceaux est tel qu’il est difficile de les différencier, mais il faut souligner une interprétation maitrisée de bout en bout, bien servie par un son à la hauteur durant les 35 minutes de set.

Place à la sensation du moment avec Blues Pills, qui est considéré comme un des fers de lance du renouveau classic rock blues, un peu comme si Janis Joplin avait intégré Led Zeppelin.

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D’entrée de jeu, Elin Larsson monopolise toute l’attention par sa gestuelle lors de l’intro qui précède « Black Smoke », un des 7 tires extraits de l’album sorti en 2014.

Mais c’est voix de la suédoise qui impressionne une audience sous le charme.

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Outre la vivacité déployée, la chanteuse va convaincre par une interprétation sans faille, alliant puissance et feeling, y compris dans les notes les plus hautes perchées. Et quel dynamisme !

Les morceaux énergiques s’enchainent jusqu’à un « Elements And Things » au tempo plus posé, avec une intro à la batterie suivie d’une basse saturée du plus bel effet.

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André Kvarnström est déchainé derrière ses fûts, tandis que le groove de Zack Anderson à la basse fait des merveilles, avec son look tout droit sorti de Woodstock,

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L’univers de Blues Pills est à la fois aérien, aux influences marquées par les années 70, mais en même temps tout en nuances grâce à l’intégration de plages instrumentales bien senties. Ces contrastes permettent de renforcer la puissance de compositions plus enlevées comme le très efficace « Little Sun ».

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En guise de premier rappel, Le magnifique « Yet To Find » voit Dorian Sorriaux, le guitariste français, accompagner en acoustique la voix d’Elin parfaite dans tous les registres.

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« Devil Man » va frôler la zone rouge pour un final totalement débridé, clôturant ainsi un show très équilibré.

Le combo international (Suédois, Américain, Français) a cette qualité rare d’avoir su réarrangé les versions de l’album, pour les rendre redoutables d’efficacité en live, en y mettant une cohésion remarquée pour un si jeune groupe.

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Les lights dignes de ce nom ont agrémenté une scène relativement sobre, ou le somptueux backdrop coloré nous rappelait certaines pochettes de 33 tours aux couleurs psychédéliques.

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La jeunesse du public peut en témoigner, voilà un groupe marqué par les seventies, mais qui a su développer une musique à la fois riche et originale, emmenée par une voix remarquable.

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Blues Pills est à n’en pas douter, un combo avec lequel il faudra compter dans les années à venir !

Review & photos © Alain Boucly

Interview Nashville Pussy – « Le 106 » Rouen, 10 mars 2016

Réalisation et traduction : Sandrine Chatel

La guitariste de Nashville Pussy, Ruyter Suys a pris le temps d’échanger avec Sandrine avant de monter sur la scène du 106 de Rouen.

– Vous commencez aujourd’hui une nouvelle tournée européenne qui va durer un mois. Dans quel état d’esprit es-tu avant ce premier concert à Rouen ?

Je me sens super bien, prête ! On n’a pas joué depuis 3 semaines alors ça va être bien de voir combien de morceaux on sait encore jouer ! 3 semaines ça n’a pas l’air si long alors ça devrait être facile, pas vrai ?! On va bien voir ! Et ça va être génial, il n’y a rien de tel que de remonter sur scène après avoir fait une pause. Pendant le soundcheck j’ai tout de suite pensé  »Oh c’est trop bien ! C’est pour ça que je vis ! ».

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– Vous jouez en France tous les ans depuis plus de 15 ans. Que penses-tu de notre pays et du public qui vous est fidèle depuis toutes ces années ?

On aime la France, la France nous aime, on a une très bonne relation ! En plus j’aime le fromage alors ça explique pourquoi la France est l’un de mes pays préférés ! Encore aujourd’hui j’ai passé une demi heure à parler de fromage, j’étais trop contente !

On aime la France, et les Français apprécient vraiment la culture américaine, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs mais ils l’apprécient même plus que les Américains.

C’est comme le blues, à l’époque les musiciens de blues aux États-Unis devaient un peu se cacher alors qu’en France ils avaient le tapis rouge ! Et je ne sais pas pourquoi, c’est peut-être parce que vous ne devez pas vivre avec nous tout le temps !

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 – Votre dernier disque ‘Ten Years Of Pussy’ est sorti l’an dernier. Pourquoi avoir résumé seulement 10 ans de carrière, et pas 15 ou 20 ans ?

C’était juste pour notre maison de disque SPV donc ça représente que l’on a fait de mieux pendant ces 10 ans avec eux. Et c’est la relation la plus longue que l’on a eu avec une maison de disque, donc on se devait de fêter ça, et aussi pour fêter la fin de cette relation, comme un  »merci et au revoir ! ».

Mais c’est une bonne compilation, on l’aime beaucoup. C’est une bonne partie de nous, mais ce n’est pas un vrai best of. C’est une compilation sur une moitié de notre carrière, parce qu’il manque les 3 premiers albums ! 10 ans, les gens demandent  »parce que vous êtes là depuis plus de 10 ans ? » et on répond  »oui ça va faire 20 ans ! »

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– Comment s’est passé la sélection des morceaux pour cet album ? Cela n’a pas été trop difficile de choisir ?

On s’est disputé, on a passé 2 jours à crier les uns sur les autres et puis on s’en est sortis. En fait on s’est installés devant un hôtel à Berlin, avec une gueule de bois, le lendemain de ma soirée d’anniversaire donc ça devait être le 6 novembre je crois. On était tous assis devant l’hôtel avec lunettes de soleil et café, et on a écouté les albums. On a écouté tous nos morceaux à côté des gens qui passaient et on disait  »oui »,  »non ! »,  »oui ! »,  »c’est le meilleur morceau ! »,  »non ! ». Je crois qu’on avait trop la gueule de bois pour trop se disputer alors c’était assez facile.

 – Quel est le bilan de ces 10 dernières années pour Nashville Pussy ?

Les 10 dernières années étaient comme les 10 premières, des vraies montagnes russes ! Juste du rock’n’roll, sans savoir ce qui va se passer après. La seule chose que l’on sais c’est que ça va être super !

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 – Peux-tu présenter le batteur Rob Hulsman qui a remplacé Jeremy en 2014 ?

En fait on connaît Rob depuis plus longtemps que Jeremy (Thompson). Rob était le colocataire de Blaine je crois quand ils avaient 18 ans et il était le premier batteur de Nine Pound Hammer, l’autre groupe de Blaine. (Cartwright, chanteur et guitariste de Nashville Pussy ndr). C’est comme ça que j’ai rencontré Blaine, en le voyant jouer avec Nine Pound Hammer. Rob avait déjà été viré du groupe quand je l’ai rencontré. Il a aussi joué pour beaucoup de nos projets autres que Nashville Pussy. Quand on est en studio il joue avec nous. Rob et moi on est un peu des métalleux alors quand il a déménagé à Atlanta avec sa famille on a tout de suite joué ensemble. C’est le seul mec du groupe à faire ce genre de choses avec moi, Jeremy ne le ferait pas. Je me disais  »peut-être un jour on pourra jouer ensemble ! Il est trop cool ! » On joue ensemble dans un autre groupe de Blaine, Kentucky Bridgeburners,  et on a un groupe de rock sudiste dans lequel il joue aussi, et puis tous les autres moments où on joue juste pour s’éclater ! Quand Jeremy n’a plus voulu jouer on a tout de suite demandé à Rob.

– A-t-il définitivement intégré le groupe ?

Non ce n’est pas définitif. Jeremy est toujours notre batteur. Mais on n’a aucune idée de ce qu’il fait ! Il ne vient pas aux concerts quand on joue à Atlanta.

Il vit dans une ferme, a une grosse barbe et un âne ! On sait qu’il s’est marié il n’y a pas très longtemps, nous y étions invités. Comme ce n’est pas son premier mariage on pense qu’il essaye de faire durer celui-là ! Il se concentre peut-être sur les choses les plus importantes.

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 – Votre musique est un mélange de rock sudiste, de country et de rock australien. Quels sont les groupes qui vous ont le plus influencé ? Et lesquels écoutes-tu en ce moment ?

Rock australien ? Intéressant ! C’est forcément nos influences AC/DC et Rose Tattoo. J’écoute beaucoup Lynyrd Skynyrd, ce qui est du pur rock sudiste.

Et avec le country je retourne un peu à mes racines avec ça parce que j’écoute beaucoup Johnny Cash et bien sûr AC/DC avec Bon Scott. C’est toujours super, j’aime beaucoup Brian Johnson mais la période Bon Scott reste la meilleure.

Je ré-écoute du rock classique aussi, c’est par périodes.

Je n’ai pas écouté AC/DC pendant quelques années et là je ré-écoute la période Bon Scott qui est ma préférée ! Mais ça fait du bien parois de faire une pause, d’écouter à nouveau et se dire  »c’est toujours trop bien ! »

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 – Quel est ton album préféré de Nashville Pussy et pourquoi ?

Je pense que c’est « Say Something Nasty », notre troisième album, surtout parce que personne ne le connaît ! Il n’était pas très populaire et pour moi tous les morceaux sont super forts ! Je suis pas assez douée pour savoir quels morceaux sont sur quels albums, mais je sais qu’il y a de très bons morceaux sur cet album. On pourrait même le jouer en entier sur scène et ça serait un super show !

 – Après avoir tourné avec ZZ Top, avec quel autre groupe aimeriez vous partager l’affiche ?

D’abord je veux une machine à remonter le temps, et on revient en arrière pour jouer avec AC/DC. Après on revient encore plus en arrière et on joue avec les Rolling Stones.

Et encore plus en arrière pour jouer avec Led Zeppelin ! Tout implique une machine à remonter le temps ! Je ne pense pas que j’aimerais jouer avec ces groupes là maintenant.

Je ne dirai pas non, mais je ne sais même pas si jai envie de voir un concert d’AC/DC maintenant. J’aime le souvenir que j’en ai et je veux garder ce souvenir. Je sais qu’ils jouent, je sais qu’ils sont super et je sais comment le concert va être donc je n’ai plus besoin d’y aller. Mais je veux bien rejouer avec ZZ Top !

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 – Quel est ton meilleur souvenir depuis la création du groupe ?

Pas simple comme question ! On a eu tellement de bons souvenirs comme la fois où on a présenté Jello Biafra, le chanteur de Dead Kennedys, et Billy Gibbons de ZZ Top, c’était phénoménal ! Dead Kennedys est un vieux groupe punk rock de Californie des années 1970, 1980. Quoi d’autre ?! Rencontrer Motörhead et devenir amis avec Lemmy, je ne pensais pas que ça arriverai vu que c’était mon héro au lycée. Mais on l’a connu pendant 20 ans et c’était super. Il est même devenu fan de notre groupe !

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– Quels sont les projets de Nashville Pussy en 2016 ? Y a t-il un nouvel album en préparation?

Bien sûr, on prépare un nouvel album, on écrit tout le temps et on doit normalement l’enregistrer cette année. Si tout va bien et qu’on arrête de tourner on pourra enregistrer !

Et on remixe « High As Hell » qui est sorti il y a 15 ans. Il va ressortir pour son quinzième anniversaire, le 2 mai. Toutes les informations sont sur la page facebook donc c’est facile d’avoir les détails. C’est celui qui a produit « Say Something Nasty » qui le remixe donc c’est super, c’est mon producteur préféré !

 – Pour terminer, as-tu un message pour les fans français et les lecteurs d’e Ride The Sky?

On aime la France !!

Merci à Rage Tour et Toma, tour manager, pour avoir rendu cette interview possible ainsi que pour la validation des accréditations.

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4 ans après le premier passage dans cette belle salle du 106 de Rouen, Nashville Pussy est de retour pour entamer son marathon européen de 27 dates en 31 jours. Bukowski assure l’ouverture de la a soirée, et le moins que l’on puisse dire c’est que le rock stoner métal des parisiens a fait mouche.

Venus défendre leur quatrième album « On The Rocks » sorti l’an dernier, le quatuor a délivré un set sans fioritures, tout en énergie durant 35 minutes d’une grande intensité.

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L’immense backdrop qui orne la scène est taillé pour les grosses structures rappelle la prestation du Hellfest en 2012. Même si l’affluence du 106 est moins compacte, il faut bien avouer que l’énergie dépensée par Bukowski ce soir est communicative. En témoigne ce wall of death survolté orchestré par un Mathieu Dottel impeccable derrière le micro.

Son frère Julien n’est pas en reste, se livrant à fond pour nous faire claquer sa basse avec agressivité, et accompagner Mat dans les parties vocales bien maitrisées.

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Même avec un temps de jeu réduit, le groupe a parfaitement rempli son rôle lors d’un show bien rodé, pour chauffer un public impatient d’accueillir le combo mixte américain.

Changement de décor avec le visuel d’« Up The Dosage » qui occupe la totalité du fond de scène, pour se mettre dans l’ambiance orageuse qui va faire trembler la salle. L’éclair illustrant le backdrop n’étant sans rappeler un certain AC/DC y est sans doute pour quelque chose !

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« Come On, Come On » entame les hostilités avec conviction, suivi par un « I’m So High » sur vitaminé. Les refrains renforcent la communion avec la foule désormais plus compacte, surtout lorsqu’ils sont repris par les chœurs féminins du plus bel effet délivrés par Bonnie et Ruyter.

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Ruyter est déjà à fond, toujours en mouvement, balançant sa crinière bonde tout en envoyant les solos dignes d’un Angus Young sur sa Gibson SG noire.

Les titres défilent sans aucun temps mort, ne laissant pas le temps au public comme au groupe de respirer. Nous avons le droit à un véritable Best of, avec les morceaux les plus représentatifs de l’ensemble des 6 albums studio du groupe.

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12 brulots seront extraits de la dernière parution du groupe « Ten Years Of Pussy », qui rassemble les compositions les plus sulfureuses  sorties entre 2005 et 2015.

Blaine Cartwright transmet sa fougue au public déchainé des premiers rangs, et à l’ensemble d’une audience conquise qui se fait entendre.

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Le son, excellent ce soir, met en valeur la superbe intro d’« Hate And Whiskey « , pendant que Blaine prend soin de se désaltérer avec une bonne rasade de Jack Daniels.

La basse de Bonnie claque à chaque accord, son jeu allie précision et agressivité,  démontrant une parfaite complémentarité avec Rob, qui martèle ses fûts comme un métronome.

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Mais c’est Ruyter Suys qui capte toutes les attentions. Son énergie débordante ne faiblit pas une seconde, remuant dans tous les sens, à genoux ou allongée, tout en nous gratifiant de riffs biens tranchants, sans oublier les solos débordants de feeling.

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C’est au tour de Blaine de faire son show ! Il sait aussi se faire remarquer, car entre les pas de danse dont il a le secret et le balancement du pied de micro tenu par le fil, il fait preuve d’une sacrée présence scénique. Et comme si cela ne suffisait pas, il a tenu à vider une canette de bière dans son chapeau, puis, après y avoir gouté, a replacé le couvre chef sur son crane, laissant dégouliner le précieux liquide!

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Avec les classiques qui suivent, le set entre dans une autre dimension, celle du hard rock’n roll sans concession à l’énergie brute.

Les speedés « High As Hell », « Go Motherfucker Go », « Struttin’ Cock » et « Fried Chicken And Coffee » vont s’enchainer avec une énergie sans faille, pour un final à couper le souffle. Une dernière petite glissade de Blaine, Ruyter qui arrache les cordes de sa Gibson pour délivrer un dernier son venant clôturer 1h15  d’un concert de folie.

Dire que le premier concert de la tournée est souvent une mise en condition, ne manquez pas la montée en puissance de Nashville Pussy sur l’une des 12 dates françaises et celle du concert unique en Belgique.

Alain BOUCLY

Merci à Toma, tour manager, pour les autorisations et avoir permis de réaliser les photos dans d’excellentes conditions.

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L’ affiche proposée au public parisien en ce samedi pluvieux est majoritairement dédiée aux groupes français, avec Factor Hate, Gang et Dygitals, auxquels s’ajoute Max Pie venus de Belgique.

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La fosse est encore clairsemée lorsque Factor Hate investi la scène pour envoyer leur hard rock old school. Le concept très théâtral n’est pas sans rappeler Alice Cooper, avec des influences visuelles très marquées. On y retrouve la camisole de force, l’infirmière en tenue de circonstance et divers accessoires qui agrément le show.

Côté musique, les compositions s’avèrent efficaces, bien emmenées par la voix rauque de The Watcher, impérial dans son rôle de frontman.

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Ce groupe originaire d’Ile de France, a démontré potentiel intéressant, qu’il pourra développer avec un temps de jeu plus conséquent.

Le potentiel de Gang est reconnu depuis de nombreuses années, y compris en dehors de nos frontières. Les dates s’enchainent pour fêter le 25ème anniversaire du combo champenois, avec notamment des passages remarqués en Grèce et au Royaume Uni.

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Tout de suite, le ton est donné avec un heavy metal digne des meilleures années de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal). Fidèles représentants de cette époque bénie des 80’s, Gang envoie la sauce sans se poser de questions, maitrisant parfaitement son sujet.

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Les titres défilent sans temps mort, alternant riffs assassins avec la mélodie et la finesse des solos dignes d’un Saxon au meilleur de sa forme.

La bonne humeur est de mise sur scène, avec les déplacements incessants du duo de guitaristes, Steve et Biggy.  La voix haut perchée de Bill est bien en place, il assure parfaitement et entraine le public, désormais plus nombreux, à participer à la fête.

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C’est toujours un plaisir de voir un groupe partager sa musique avec autant de conviction, et de ce point de vue, c’est mission réussie pour Gang à l’occasion de cette première date parisienne de son histoire.

C’est au tour du quatuor metal prog Max Pie d’investir la scène, sur laquelle 2 écrans ont été placés de chaque côté de  la batterie. Les Belges poursuivent la promotion de leur excellent dernier album « Odd Memories », dont 5 titres sur 7 ont été joués ce soir.

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« Age Of Slavery » entame le set de la plus belle des manières, dans le registre épique sans oublier un sens de la mélodie imparable. Le speedé « Promised Land » est bien emmené par la performance vocale de Tony, irréprochable dans la tenue des notes les plus élevées comme celles qui viennent des tripes !

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Damien Di Fresco impressionne avec son jeu de guitare d’une remarquable technicité. Capable envolées bien senties, il fait preuve d’un toucher à la fois précis, plein de feeling et tout en nuances pour faire décoller chaque titre.

Le son, irréprochable tout au long de la soirée, a fidèlement restitué la puissance de la rythmique, emmenée par Sylvain derrière les fûts et Lucas à la basse.

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L’univers progressif de Max Pie prend toute sa dimension sur « Odd Future », pour clôturer un show qui aura permis à une audience bien compacte, de découvrir ce groupe promis à un bel avenir dans les sphères du Power Metal Mélodique.

Dygitals arrive sur scène devant un parterre bien rempli, les fans du groupe formé en 1984 sont bien présents pour accueillir la tête d’affiche de la soirée.

La carrière des franciliens a été pour le moins chaotique, avec une longue période d’inactivité entre 1991 et la reformation en 2009, sous l’impulsion du chanteur Hervé Traisnel.

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Le titre choisi pour l’entame du set est bien choisi avec « Dynamite », qui donne le ton d’entrée de jeu. Le refrain imparable fait mouche, tout en envoyant la sauce Hard Rock / Heavy avec une efficacité redoutable.

8 morceaux de l’album du même nom, sorti en 2015, seront joués, soit quasiment l’intégralité de cet excellent opus.

La pression ne retombe pas grâce à l’enchainement de l’énergique « No Speed Limit », envoyé sans concessions et soutenu par une rythmique basse / batterie impeccable.

David Dugaro et Jean-Marc Lavayssiere, le duo de guitaristes, n’est pas en reste, avec une alternance de riffs assassins et de solos enflammés qui bonifient les compositions en versions live.

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Les 5 musiciens sont heureux d’être là, et font preuve d’un enthousiasme communicatif, à l’image d’Hervé qui assure une prestation aboutie, aussi bien vocalement que par son jeu de scène toujours en mouvement.

Lors du rappel, « Avé César » sera repris en chœur par une foule conquise, clôturant une soirée en tous points réussie, avec une excellente ambiance et la diversité des groupes qui se sont donnés à fond.

Alain BOUCLY

Ghostlights

« Avantasia » est un projet de metal apparu en 2000 et soutenu par le chanteur/compositeur « Tobias Sammet » qui regroupe plusieurs grands artistes du genre. Il est donc naturel que chacun de ses albums soit attendu avec impatience et apporte son lot de surprises, en sera t-il de même pour ce dernier ?

Mystery Of A Blood Red Rose : Cette piste d’ouverture est un très bon choix de premier single ; d’une part parce qu’elle est courte et efficace armée de son refrain rappelant les airs optimistes de « Runnaways Train ». Mais aussi parce qu’elle introduit avec délicatesse dans l’atmosphère si particulière de cette album fait d’harmonies et de fins contrastes de mélodies de piano, de riffs lourds et de riffs plus éclairés. « Mystery Of A Blood Red Rose » est donc une excellente chanson.

Let The Storm Descend Upon You : Le gros morceau de l’album puisqu’il dure plus de douze minutes… Douze minutes qui passent assez vite car ce dernier est également très bon. « Let The Storm Descend Up You » est particulièrement riche comme la plupart des titres de cet album, et « Tobias Sammet » semble prendre plaisir à mêler plusieurs de ses qualités d’écriture avec une ambiance plutôt sombre, intense et épique ; Le tout fonctionne bien avec des ruptures de tons soudaines et une grande variété instrumentale qui reste malgré tout équilibrée.

The Haunting : Je trouve que c’est plutôt malin d’avoir écrit « The Haunting » de cette manière car malgré le titre qui illustre bien l’ambiance de la chanson, je m’attendais à quelque chose de festif avec la présence de « Deen Snider » de « Twisted Sister »… Le morceau mélange en effet noirceur et airs de contes pour laisser s’installer une atmosphère plaisante. Rien d’extraordinaire selon moi ou qui vous fera sauter dans tous les sens, mais plaisant.

04 Seduction Of Decay : Est la première piste que je n’arrive pas à apprécier… Pourtant, l’instrumentale est de bonne facture démarrant avec un riff lourd à souhait qui s’ajoutera à quelques sonorités orientales. Mais le tout traîne en longueur et je n’arrive pas à cerner la mélodie de refrain ; « Seduction Of Decay » n’est pas un mauvais morceau, simplement qu’il n’est sans doute pas fait pour moi.

Ghostlights : Ce titre (éponyme) n’est cette fois pas une surprise puisque « Tobias Sammet » et « Michael Kiske » nous livrent du pur power metal ; plutôt efficace grâce à la performance vocale des deux chanteurs suivis d’un riff bien placé. Tout bonnement une réussite.

Draconian Love : Ah nous y voilà ! Le titre le plus intéressant de l’album en ce qui me concerne ; « Draconian Love » captive d’une part grâce son introduction totalement fantaisiste qui vous introduit dans un autre monde. Par la suite, on retrouve une caractéristique d’écriture typique de « Tobias Sammet » qui consiste à balancer un refrain dont le ton n’a rien à voir avec ce qui précédait. Mais ce qui marque vraiment dans ce refrain, c’est la présence vocale de « Herbie Laughans » qui contribue à une ambiance vraiment unique. Premier coup de cœur de l’album !.

Master Of The Pendulum : Et on enchaîne avec mon morceau favori et mon second coup de cœur ; « Master Of The Pendulum » démarre avec une introduction calme mais pesante jusqu’à que « Tobias Sammet » et « Marco Hietala » fassent comme si ils nous disaient : « Assez rigolé, on envoie le turbo ! ». Les riffs puissants et le refrain débordant d’énergie donnent naissance à une chanson très accrocheuse.

Isle Of Evermore : Cette chanson malgré la compagnie de la chanteuse « Sharon Del Adel » de « Within Temptation » met en avant l’atmosphère plutôt que le chant. Et au final, « Isle Of Evermore » ressemble plus à une interlude qu’à un morceau à part entière. Ceci dit, l’ensemble reste tout à fait correct selon moi.

Babylon Vampyres : Si vous êtes friand de power metal rapide et entraînant alors « Babylon Vampyres » a été écrit pour vous !. Son rythme éffréné et son refrain accrocheur rappelant celui du titre éponyme de « Rocket Ride » dans un style plus joyeux, ont en tout cas faits mon bonheur. Aussi, malgré le fait qu’il soit une hymne de power metal à en devenir, « Babylon Vampires » n’est pas dénué de subtilités tel que quelques riffs bien trouvés… Mon troisième et dernier coup de cœur !.

Lucifer : Pour être honnête, malgré la beauté de la mélodie de piano de l’introduction je commençais à saturer et à me dire que cette chanson allait m’ennuyer… Ce ne fut pas le cas, car « Lucifer » envoie sans prévenir de puissants riffs et des solis de qualité qui réveillent le diablotin qui est en vous ; bien qu’assez classique, cette piste reste pour moi une assez bonne surprise.

Unchain The Light : Une autre bonne surprise car à ce stade de l’album, je pensais avoir à faire à un morceau moins excitant ou moins inspiré… Encore une fois, ce n’est pas le cas ! « Unchain The Light » n’est pourtant pas le titre le plus original de « Ghostlights » mais c’est peut être justement ce qui en fait sa force ; un refrain entêtant soutenu par une magnifique performance vocale, un solo de guitare séduisant et vous voilà revenu en 2001 à l’ère de « The Metal Opera ». Une excellente chanson.

A Restless Heart And Obsidian Skies : La dernière piste et aussi celle que j’aime le moins ; sur « Mystery Of A Blood Red Rose », je disais que le refrain rappelait celui de « Runnaways Train ». Ici, c’est la même chose mais en beaucoup moins subtil et différent. C’est dommage, car « A Restless Heart And Obsidian Skies » commençait avec un joli jeu de guitare plutôt prometteur. Cela étant dit, ce morceau ne gâche en rien l’album merveilleux qu’est « Ghostlights ».

La quatrième date de la tournée française de Ghost fait une halte en Normandie, dans cette belle salle du 106 de Rouen qui programme avec succès de plus en plus de concerts métal.

Et cela n’est pas cette soirée de vendredi qui va déroger à la règle, le public ayant répondu présent pour afficher un nouveau sold out, avec 1200 personnes venues assister au cérémonial des suédois lors de ce « Back To The Future Tour 2016 ».

La fosse est déjà copieusement garnie lorsque le trio Dead Soul entame son set. Et là, surprise, la mise en scène est réduite au minimum, seuls deux guitaristes accompagnent le chanteur. Toutes les parties de basse et de batterie sont enregistrées, ce qui procure une certaine froideur à l’ensemble. Même si le timbre de voix d’Anders Landelius évoque parfois celui de Ian Astbury de The Cult, cela manque de magie et surtout d’originalité dans la conception des morceaux.

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Le style de Dead Soul évolue entre un rock teinté d’électro, mais malgré la bonne volonté du duo de guitaristes, le manque de relief se fait sentir sur la majorité des titres..

L’apport d’une rythmique en chair et en os permettrait au suédois de se libérer et d’exprimer un potentiel malgré tout intéressant.

Les longues introductions « Miserere Mei Deus » et « Masked Ball » mettent en condition la foule compacte, respirant les effluves d’encens et impatiente de participer à la célébration orchestrée par Papa Emeritus III.

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L’ambiance est à son comble lorsque Les Ghoul envoient les premiers accords de « Spirit », suivis par le maitre de cérémonie en tenue de circonstance.

La setlist est orientée autour du dernier album « Meliora », avec ce premier extrait, plus 6 titres répartis sur l’ensemble du show. « From The Pinacle To The Pit » sera enchainé avec une maitrise remarquable. Ghost démontre à quel point les arrangements réalisés sur les morceaux de ce dernier opus, font de ceux-ci une véritable tuerie en live.

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Le son est d’une pureté incroyable, ce qui donne un relief exceptionnel aux nuances des compositions, matérialisées par le clavier omniprésent.

Le public prend en pleine face l’énorme intro de « Devil Church », puis donne de la voix sur le refrain de « Cirire » repris en chœur.

La merveille acoustique « He Is » transporte les fidèles, la mélodie interprétée avec finesse donne la chair de poule, accentuée avec le chant d’une audience au anges.

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L’ampleur du set monte encore d’un cran, avec le riff assassin d’« Absolution », emmené par une rythmique heavy en diable.

La présence scénique de Papa Emeritus est fascinante, de par sa gestuelle, ses déplacements incessants et sa facilité à communiquer lors des transitions. Il captive tous les regards, même lorsque sa tenue se fait plus sobre, grâce la force d’un maquillage noir et blanc du plus bel effet.

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L’émotion est au rendez vous sur « If You Have Ghosts », superbement interprété en acoustique, auquel sont ajoutés quelques touches de country bien senties.

Un visuel travaillé renforce le concept du groupe autour de superbes lights, valorisant le frontman, tout en mettant en relief les vitraux du backdrop.

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C’est l’heure d’envoyer le dernier titre avec « Ritual », et le gros son distillant un heavy sans concessions. « Monstrance Clock » en rappel viendra clôturer un set maitrisé de bout en bout, tant musicalement que par le charisme de son leader.

Un final qui aura conquis un public fidèle et fait, à n’en pas douter, de nombreux nouveaux adaptes.

Ghost possède à coup sur tous les ingrédients pour devenir un des groupes phare de ces prochaines années, au vu de la qualité de ces compositions et de ses prestations d’une rare intensité.

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Un grand merci à Olivier Garnier pour a voir pu vivre et immortaliser ce grand moment.

Alain Boucly

setlist:

Miserere mei, Deus (Intro 1)

Masked Ball (Intro 2)

Spirit

From The Pinacle To The Pit

Stand By Him

Con Clavi Con Dio

Par Aspera Ad Inferi

Body And Blood

Devil Church

Cirice

Year Zero

He Is

Absolution

Mummy Dust

If You Have Ghosts

Ghuled/Zombie Queen

Ritual

Monstrance Clock

Interview effectuée lors du Rock’N Festival à Chauny (02). Merci à Andy Powell, Chanteur et guitariste de Wishbone Ash d’avoir pris le temps pour répondre à nos questions.

Réalisation & photos : © 2016 Alain BOUCLY – Entretien & traduction : Sandrine CHATEL

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L’album  »Blue Horizon » est sorti il y a un an, comment a t-il été reçu par le public et les médias ?

Les média ne sont plus très importants maintenant, mais nos fans l’adorent et nous avons de très bonnes critiques de l’album et nous sommes très contents de ça.

Où trouvez-vous l’inspiration après les albums précédents ?

Quand on fait un album c’est un privilège, c’est agréable à faire parce qu’en tournée tout va très vite. Et prendre deux, trois semaines pour créer un album est quelque chose que nous apprécions. C’est là que nous trouvons l’inspiration, en étant au calme, ou au studio.

Je trouve aussi l’inspiration parce que nous avons des fans géniaux, et parce que j’aime jouer, j’apprécie être en tournée et j’aime être dans un groupe. Je pense que si je n’aimais plus ça j’arrêterais.

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Comment pouvez-vous décrire la musique de Wishbone Ash ?

Aujourd’hui tout doit avoir une étiquette mais je dirais que c’est du rock, mélodique, basé dans les années 70 donc du rock classique. Mais ce qui définit le plus notre musique ce sont les deux lead guitares ce qui créé beaucoup de mélodie. Notre musique est aussi très anglaise, du rock anglo-saxon en quelque sorte.

Quel est le morceau de cet album que vous aimez le plus jouer en live ? Et pourquoi ?

Nous aimons le morceau  »Blue Horizon » car c’est un morceau assez long. Il commence assez doucement comme une ballade puis évolue vers un morceau plus blues. Le public aime beaucoup ces changement et les différentes dynamiques dans la musique.

Pensez-vous que ce morceau peut devenir un classique du groupe ?

Je pense que oui car c’est un morceau très optimiste. Par contre c’est difficile de comparer avec les classiques des années 70 parce que tout ce que le groupe a enregistré à cette période était classique. Nous sommes conscients de cela mais nous écrivons toujours dans la même veine et nous trouvons très important de faire de nouveaux albums. Certains groupes des années 70 ne trouvent pas ça nécessaire mais nous aimons créer.

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Vous semblez avoir une relation amicale avec Pat McManus, depuis combien de temps vous connaissez-vous ?

Nous nous connaissons depuis les années 80. Son groupe les Mama’s Boys faisait la première partie lorsque Wishbone Ash était en tournée en Grande Bretagne. C’est comme ça que notre amitié a commencé. De temps en temps je vais le voir en Irlande et on fait de la musique ensemble.

Avez-vous l’intention de refaire une tournée avec lui, comme lorsque vous avez fait les  »Irish Legends » en France en 2009 ?

J’aimerais bien. Il a d’ailleurs joué sur notre nouvel album  »Blue Horizon », et ce serait bien de refaire une tournée avec lui.

Comment expliquez-vous le fait que votre groupe soit toujours en en vie après 46 ans de carrière ?

La passion. Pour moi ce n’est pas un travail, c’est un vrai privilège de faire de la musique. Certains musiciens n’aiment pas voyager et être loin de chez eux. Mais si on veut être un musicien professionnel on doit apprécier chaque endroit, comme maintenant. On ne dit pas ‘J’aimerais être ailleurs’, on s’assure qu’on apprécie le moment. J’aime aller dans différents pays : venir en France est un privilège, en Allemagne et en Scandinavie aussi. Tout le monde est différent et j’aime la diversité des cultures.

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Donc vous n’avez pas d’endroit particulier où vous aimez aller ? Un public devant lequel vous aimez particulièrement jouer ?

Pas vraiment, je suis toujours content de revenir en France ou d’aller en Allemagne. Je vis aux États-Unis donc j’aime beaucoup jouer là-bas aussi. Nous allons en Afrique du Sud cette année donc ça va être intéressant. Il y a deux ou trois ans nous sommes allés au Japon. Chaque public est différent et je n’aime pas dire qu’il y en a un mieux que les autres. Tout est fascinant pour moi.

Comment pouvez-vous expliquer que le public suive toujours votre groupe et que de nouvelles générations commencent à le faire aussi ?

C’est parce que je pense qu’ils nous font confiance dans le fait que nous avons de bonnes intentions à travers la musique. Nous sommes toujours passionnés par la musique, nous créons toujours de nouvelles choses. Et le public sait que nous sommes toujours en tournée, que chaque année nous essayons de revenir dans chaque pays.

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Qu’aimez vous faire lorsque vous n’êtes pas en tournée ?

L’hiver j’aime faire du ski, l’été je lis beaucoup. J’aime être un peu plus paresseux l’été, j’aime jardiner. Je fais des choses normales. J’ai des petits enfants maintenant donc je passe du temps avec eux aussi.

Interview Moonspell

Publié : 11 janvier 2016 par Alain B. dans Interviews, Musique
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Moonspell se produira le 25 mars 2016 au 106 de Rouen pour une date unique en France.

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Rencontre avec le groupe lors de l’Alcatraz Festival à Courtrai (Belgique)

Réalisation & photos : Alain BOUCLY – Entretien & traduction : Sandrine CHATEL

Entretien effectué avec Miguel Gaspar (batterie) et Ricardo Amorim (guitare)

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Il y a différentes influences dans votre nouvel album Extinct, où trouvez-vous l’inspiration pour composer des morceaux aussi variés ?

Ricardo : Je pense que ça a toujours fait partie de nous de créer cette dynamique avec des passages forts et d’autres plus atmosphériques. Nous gardons ce concept de beauté et d’horreur, comme par exemple la femme sur les albums, c’est une oeuvre d’art magnifique avec beaucoup d’horreur. Et notre musique a toujours été comme ça, donc je pense que c’est ce que nous sommes et ce que nous ressentons.

Quel est votre morceau préféré sur cet album et pourquoi ?

Miguel : Je dirais « Extinct », j’aime beaucoup ce morceau. Certains vont plus dans le gothique et comme les derniers albums étaient plus extrêmes je pense que c’est un bon équilibre. Le premier morceau « Breathe » est impressionnant aussi. Ce morceau je ne sais même pas comment nous l’avons fait ! Les mélodies, la structure, c’est Moonspell mais en même temps c’est très nouveau et c’est difficile de trouver ça dans chaque morceau. Dans notre album nous avons gardé nos influences de ce que nous avons fait précédemment, mais nous avons essayé de nous réinventer et de faire quelque chose qui accroche toujours le public.

Ricardo : Pour moi je dirais « Medusalem », parce qu’il est sombre mais qu’il a aussi un côté oriental, et je ne sais pas comment nous l’avons fait ! J’aime beaucoup « Breathe » aussi, « Extinct », et « The Future Is Dark ».

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Pouvez-vous expliquer l’origine du dernier titre « La Baphomette« , et pourquoi les paroles sont en français ?

Miguel : Je crois que l’idée viens de Aires, c’est un rêve qu’il faisait.

Ricardo : Il avait ce concept musical qui ressemble à un cabaret. C’était très créatif et assez fou, je ne peux pas vraiment parler pour lui mais de ce que j’ai compris La Baphomette est un personnage, une danseuse de cabaret, et les paroles en français vont avec le thème.

Miguel : Le sentiment de vie passe très bien à travers ce morceau, c’est un peu « amuses-toi ou tu vas mourir ! ».

Vous êtes l’un des groupes de métal les plus importants du Portugal, ressentez-vous une certaine pression à cause de cela ?

Ricardo : Oui je pense, parce que si les gens nous mettent à un certain niveau nous essayons toujours de le surpasser, de faire quelque chose qui atteint au moins ce niveau et nous le rendons encore meilleur. Nous sommes très contents de cet album mais la question revient toujours, on se demande si on pourra faire encore mieux. Nous avons cette question en tête jusqu’à ce que nous commencions à travailler sur de nouveaux morceaux et si tout se passe comme nous l’attendons, nous ferons forcément mieux. Mais parfois c’est une question difficile et nous avons la pression, ça fait partie du job, et nous devons aussi nous mettre la pression nous-mêmes.

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Est-ce difficile, lorsque vous enregistrez un album, de toujours penser à faire mieux qu’avant ?

Ricardo : Les premières fois oui.

Miguel : Nous voulons toujours faire mieux.

Ricardo : Quand nous faisons un album nous donnons tout ce que nous avons, et quand l’album est fini nous nous sentons vides, et après nous nous demandons « D’accord, mais et maintenant ? » et puis on part en tournée, on passe environ deux ans sur la route et on vit beaucoup d’expériences qui se transformeront en inspiration pour d’autres albums.

Moonspell a une image très particulière avec les pochettes d’albums, les vidéos… Est-ce important pour vous ?

Miguel : C’est très important et ça l’a toujours été. Je pense que c’est ce qui fait que Moonspell est différent des autres groupes. Les autres essaient tous d’être très techniques et la musique vient en premier, mais la musique ce n’est pas tout pour nous. Nous pensons à comment nous allons être sur scène, comment nous nous présentons. Dans nos vidéos nous avons fait des scènes très théatrales et c’est quelque chose qui est spécial pour nous, nous le montrons dans les vidéos et sur les pochettes d’albums. Pour les pochettes des trois derniers albums, notre bon ami Seth (Siro Anton) le chanteur de Septicflesh, a fait un travail superbe parce qu’il comprend vraiment notre musique et il nous comprend aussi. Et il est capable de toujours mettre le doigt là où ça fait le plus mal, certaines personnes sont choquées, surtout venant d’un pays catholique comme le Portugal. Ils pensent que ce sont des mostres, ou des satanistes. Mais c’est juste une forme d’art que nous voulons montrer, nous n’essayons pas de faire les chose parfaitement pour les média, ce serait trop facile et ce n’est pas ce que nous sommes. Nous voulons créer quelque chose, et surprendre les gens.

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Quel album de Moonspell conseillerez-vous à quelqu’un qui vous écoute pour la première fois, et pour quelle raison ?

Ricardo : Extinct, pour deux raisons. La première est parce que c’est mon préféré maintenant, et la deuxième est parce qu’il représente vraiment ce que notre groupe est aujourd’hui. Je pense que cet album est tellement bien conçu musicalement, il y a beaucoup de hauts et de bas donc ça montre une diversité aux gens.

Sur le double album Alpha Noir/ Omega White, pourquoi avez-vous rendu hommage à Peter Steele (chanteur et leader du groupe Type O Negative, décédé en 2010) avec le morceau « New Tears Eve » ? Qui était Peter pour vous ?

Ricardo : Peter était l’une de nos plus grandes inspirations. Il y avait deux ou trois autres groupes aussi mais Type O Negative nous a fait découvrir le gothique et ils étaient très originaux à l’époque, je n’avais jamais entendu quelque chose comme ça et c’était génial. Et puis nous avons été amis avec eux, je ne dirai pas amis proches mais amis quand même, nous avons fait deux tournées européennes et une tournée américaine avec eux, et ils ont fait partie de nos vies d’une manière si intense. Alors quand Peter est décédé nous avons voulu lui rendre hommage.

Miguel : Il nous a aussi beaucoup aidés, ils auraient pu être comme n’importe quel autre groupe avec qui nous avons fait une tournée mais ils ont pris le temps de nous parler, Peter était super gentil, les autres aussi parce qu’ils étaient uniques. Vu qu’ils venaient de Brooklyn ils n’avaient jamais pensé avoir du succès, et nous étions un peu comme ça aussi parce que nous n’avions jamais pensé que venant du Portugal nous pourrions faire des tournées et des albums. Malheureusement Peter n’est plus là, mais en un sens il sera toujours avec nous.

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Que pensez-vous du public français ? Quelle relation avez-vous avec vos fans français ?

Miguel : C’est super, nous sommes très similaires et jouer en France est un peu comme jouer chez nous mais en mieux parce que la France est un pays beaucoup plus grand avec de meilleurs concerts et festivals. Et nous l’avons vu grandir, nous avons commencé à jouer en France en 1995 et il n’y avait pas de gros festivals comme le Hellfest, et quand nous sommes allés au Hellfest nous étions impressionnés. Les gens vont beaucoup aux concerts, achètent les albums… Donc grand respect pour le public français.

Vous avez parlé du Hellfest, quels souvenirs avez-vous de vos participations aux années 2007, 2009 et 2013 ?

Ricardo : Le Hellfest est l’une des meilleures choses qui est arrivé à la France ! La première fois que nous y sommes allés je me souviens de la boue, un océan de boue ! Mais il y avait plein de mnde et le concert était super.

Miguel : La deuxième fois que nous y sommes allés était un très bon moment, et nous y sommes retournés une troisième fois alors nous avons vu l’évolution. C’est l’un des meilleurs festivals du monde parce que c’est différent d’un festival en Allemagne par exemple. En France il y a des choses uniques comme des gens qui boivent du vin, on ne voit pas ça très souvent.

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Vous avez joué dans de nombreux pays à travers le monde, y a t-il un endroit que vous préférez ?

Miguel : Mon endroit préféré, et je pense que pour Ricardo c’est le même, c’est au Mexique. Quand nous jouons là-bas je ne sais pas pourquoi c’est toujours très spécial. C’est spécial de jouer en France aussi, tout est spécial, mais comme c’est très loin nous n’avons pas l’occasion d’y aller souvent et le public est très accueillant. J’aime aussi beaucoup la culture, la nourriture… Si nous pouvions jouer là-bas toute les semaines ça ne serait pas un problème pour moi !

Ricardo : Il y a de bonnes choses partout, il y a en juste certaines que nous ressentons peut-être mieux. J’ai été très surpris il y a deux ans dans certaines villes en Russie. Nous avons fait douze concerts en Russie et nous étions quelque part au milieu de la Sibérie, nous nous demandions vraiment où nous allions, et puis nous avons trouvé une ville géniale, très cool, avec des gens supers, je me suis éclaté là-bas et pourtant nous étions en plein milieu de la Sibérie ! Ce qui est bien c’est que nous avons vu beaucoup d’endroits, c’est aussi ce qu’il y a de bien dans ce que nous faisons, même si ça casse tout d’être dans un avion tout le temps j’ai vu des choses que je n’aurai jamais pensé voir si j’étais resté chez moi et si j’avais eu un job normal.

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Pour terminer cette interview, avez-vous un message pour vos fans français ?

Ricardo : Merci pour le soutient, vous avez été géniaux, et on espère vous voir aux concerts !

Miguel : Nous adorons la France, nous avons des fans français géniaux et des amis qui viennent nous rendre visite au Portugal et qui nous apportent le meilleur fromage ou saucisson ! J’ai découvert plein de choses grâce à mes amis, ils rendent le moment spécial parce qu’ils apportent ces petites choses qui nous donnent envie de jouer encore plus et de rendre les gens heureux, et je pense qu’ils ressentent la même chose pour nous, un peu comme une famille, alors « Merci » !

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Si l’on suit l’actualité du punk rock et de la pop punk, on s’aperçoit que l’année 2016 s’avère être particulièrement intéressante : plusieurs grands groupes dont certains faisant leur retour mais aussi quelques groupes plus récents et prometteurs. Pour rappeler certaines sorties et tenter de guider votre curiosité vers d’autres groupes, voici mon Top 10 des attentes punk rock et pop punk de 2016… Une année qui s’avère décidément bien excitante.

10 Good Charlotte

Good Charlotte

Les gaillards de « Good Charlotte » ont annoncé leur retour sur scène et en studio avec la sortie de leur nouvelle chanson « Makeshist Love », un titre qui se rapproche de leurs débuts mais avec une légère touche d’électronique fruit de leurs expérimentations plus récentes. Un choix qui devrait plaire aux fans de la première heure mais aussi à ceux qui découvrent à peine ce groupe. Quoiqu’il en soit, ces derniers semblent plus motivés que jamais et laissent présager du bon pour la suite.

09 Bad Religion

Bad Religion

Depuis leur album « the Empire Strikes First », les bons vieux punk rockeurs de chez « Bad Religion » nous livrent un disque tous les 3 ans et toujours de qualité. J’en espère donc autant pour cette année même si peu d’informations ont filtré à ce sujet.

08 Snow White’s Poison Bite

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« Snow White’s Poison Bite » est un groupe d’horror punk formé en 2007 et qui se détachent de ces autres groupes de Punk Rock et de Pop Punk récents grâce au style dans lequel ils exercent (qui se fait rare de nos jours), la manière efficace dont ils l’exploitent et la qualité de leur production. Ils ont posté il y a peu, plusieurs photos de sessions d’enregistrements sur leur page Facebook et qui explicitent clairement l’arrivée d’un nouvel album.

07 Tonight Alive

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« Tonight Alive » est un groupe de pop punk formé en 2008 et qui ont un style faisant penser à des groupes tels que « Paramore » par exemple. Jusque là, je n’étais pas particulièrement fan de ce groupe peut être parce que je n’apprécie justement pas tellement ce style « Paramore » et ce genre de mélodies… Mais avec le premier single « Human Interaction » de leur prochain album « Limitless » qui sortira le 4 mars 2016, le groupe semble s’essayer à de nouvelles choses se rapprochant assez fortement de sonorités électroniques qui donnent lieu à un mélange et à une ambiance unique. « Limitless » sera sans doute (en tout cas je l’espère) un album particulièrement intéressant qui promet déjà de l’efficacité et s’avère plutôt excitant.

06 Simple Plan

Simple Plan

« Simple Plan » sortira son cinquième album studio « Taking One For The Team » le 19 Février prochain, un aperçu de ce dernier est disponible avec le single « Boom! » qui est un bon compromis pour les fans des débuts et les fans plus jeunes. En effet, ce titre allie l’énergie et l’ambiance des deux premiers albums avec l’efficacité et l’aspect plus pop des deux dernières productions. Si les autres compositions sont du même cru, « Taking One For The Team » pourrait bien être un excellent album !.

05 Blink-182

Blink-182

Quelques temps après le départ de Tom Delonge en 2015, le batteur Travis Barker a annoncé sur son compte Twitter que le groupe était en train d’enregistrer un nouvel album en studio et que le chanteur Matt Skiba de « Alkaline Trio » remplacerait Tom Delonge au chant et à la guitare. Ce remplacement bien que délicat pour beaucoup de fans qui préféreraient voir jouer l’équipe d’origine (en toute logique), pourrait apporter un mélange de voix intéressant et plusieurs chansons avec une nouvelle dimension.

04 The Offspring

The Offspring

En 2015, les joyeux lurons de chez « The Offspring » ont révélé leur nouvelle chanson « Coming For You » qui est encore une fois, un bon compromis pour les fans mais aussi une excellente chanson pour faire découvrir aux initiés l’univers de ce groupe légendaire. Un rythme entraînant qui n’est pas sans rappeler celui de « Stuff Is Messed Up » des paroles délirantes avec un « Donkey Kong » bien placé et bien sûr, un riff de punk rock survitaminé qui vous fera secouer la tête comme un marteau de guerre. J’ignore encore si ce morceau est un single annonçant l’arrivée d’un éventuel futur album mais en tout cas, il pourrait indiquer de l’état d’esprit des musiciens ainsi que de la direction de leur future production ; et si l’on en croît les photos que les membres ont récemment posté sur leur compte Twitter, il se pourrait bien que « The Offspring » soient en train d’enregistrer en studio. Wait And See…

03 Billy Talent

Billy Talent

« Billy Talent » est selon moi, l’un des meilleurs groupe de punk rock de ces dernières années voir de tous les temps… Ayant inventé un style qui leur est propre et qui ne ressemble à aucun autre. Peu d’informations ont filtré en ce qui concerne un possible nouvel album, mais un modérateur du site de fans ainsi que plusieurs magazines ont parlé de l’activité du groupe qui seraient actuellement en train d’enregistrer le prédécesseur de l’excellent « Dead Silence ». Des propos tout à fait plausibles puisque le groupe a prouvé qu’il était inspiré ces derniers temps avec la sortie de leur compilation « Hits » qui proposait deux titres inédits de grande qualité. Je crois donc en l’arrivée d’un nouveau trésor pour cette année 2016 quatre ans après leur dernier.

02 Direct Hit !

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Si « Billy Talent » est l’un des meilleurs groupes de punk rock des années 2000, alors « Direct Hit ! » est selon moi le plus prometteur de ces cinq dernières années notamment suite à la découverte de leur album « Brainless God » sorti en 2013 ; proposant des rythmes rapides et pêchus dignes du punk des années 70, qui s’équilibrent parfaitement avec des refrains de Pop Punk accrocheurs. Leur musique se démarque de celles de bandes de pop punk moderne tel que « Neck Deep » ou « State Champs » en terme d’ambiance, de compositions et d’alchimie instrumentale. C’est donc avec joie que j’ai découvert il y a quelques jours, un Teaser annonçant leur prochain album pour 2016 ; un teaser qui en dévoile peu mais du peu qu’il dévoile, on peut en ressortir l’aura d’un « Brainless God ». J’espère donc en savoir plus très bientôt… Quoiqu’il en soit, cet album sera l’une de mes plus grosses attentes de 2016 !.

01 Sum 41

Sum 41

Ces dernières années ont été difficiles pour le groupe « Sum 41 » avec le départ de leur batteur « Steve Jocz » et les graves problèmes de santé du chanteur « Deryck Whibley » qui a fait la terrible expérience des dégâts que peut provoquer l’alcool. Mais depuis que ce dernier a retrouvé la santé (et qu’elle forme ! On peut s’en rendre compte lors des concerts) le groupe semble ressusciter notamment grâce au retour du guitariste « Dave Baksh » qui avait quitté la formation en 2006 pour s’essayer à d’autres choses, et à l’arrivée du batteur « Frank Zummo ». Aujourd’hui, le groupe annonce plusieurs tournées et confirme un nouvel album pour 2016, ce dernier étant disponible en précommande sur « Pledge Music » avec plusieurs exclusivités que je vous laisserai découvrir par vous-même… (Si ce n’est déjà fait). Le chanteur « Deryck Whibley » a d’ailleurs déclaré récemment dans une interview que l’album était presque fini et a mis en ligne plusieurs Teasers qui provoquent déjà une excitation folle. Aussi, voici quatre (très) bonnes raisons d’acheter le prochain album de « Sum 41 » :

01. Le retour de Dave et ce que peut apporter le nouveau batteur :

Le départ de Dave en 2006 avait naturellement provoqué une terrible déception… Aujourd’hui, son retour fait chaud au cœur d’autant plus que son talent et son expérience apporteront sans doute beaucoup au prochain album et complétera un trio de guitare avec Deryck et « Tom Thacker »… Trois guitaristes uniques qui augurent des compositions explosives !. Aussi, l’arrivée de « Frank Zummo » qui aura la lourde tâche de remplacer l’incroyable « Steve Jocz » pourrait apporter une nouvelle dimension à la musique de « Sum 41 ».

02. L’expérience de Deryck :

Fort heureusement, Deryck est actuellement en bonne santé ; il a déclaré à plusieurs reprises avoir puisé son inspiration dans ce qu’il a vécu, et pourrait apporter des sujets extrêmement intéressants aux futurs morceaux.

03. Les Teasers qui annoncent du bon ! : Les deux extraits postés par Deryck pourtant courts
annoncent un album aussi efficace, riche et travaillé que le précédent ; avec comme un mélange de l’énergie rythmique de « Does This Look Infected » et de l’intensité dramatique de « Screaming Bloody Murder ». Peut être auront-nous prochainement droit à un single ?

04. Sum 41, un groupe important : « Sum 41 » est un groupe de punk rock qui puise son inspiration dans le metal, la pop et bien d’autres genres et qui a toujours eu le bon goût de tenter d’évoluer, d’essayer de nouvelles choses ou de changer de ton à chaque album… Ce n’est pas seulement un groupe qui a marqué toute une génération, c’est avant tout un groupe culte et intemporel au même titre que « Blink-182 » ou « The Offspring » qui offre de son âme à la musique et qui continue d’inspirer les futures générations tout comme les anciennes grâce à la passion qu’ils peuvent transmettre. J’attends donc chacun de leurs albums comme le messie, et celui-là n’échappe pas à la règle.

Et vous ? quel est l’album que vous attendez le plus ?