The Buttshakers seront en en concert dimanche 13 décembre 2026 à Cléon (76) « La Traverse » (15h30). A cette occasion se déroulera le 24ème tremplin de « La Traverse ».
Rien de mieux pour célébrer la fin de cette année haute en couleurs musicales que The Buttshakers : une section cuivre de haute volée, une diva soul à la voix incomparable et une rythmique à vous faire bouger toutes les parties du corps.
Formé il y a plus d’une décennie, The Buttshakers s’est imposé sur la scène musicale européenne grâce à sa fusion unique de genres, riches en cuivres façon Stax, et rythmique impeccable. Depuis 10 ans, le groupe enflamme les scènes, déchaîne les foules et conquiert les cœurs ! L’âme du groupe, son moteur, c’est Ciara Thomson, dont la voix se fait tour à tour galvanisante ou déchirante dont la la performance scénique n’a rien à envier aux divas légendaires de la soul et du funk. Originaire de Saint Louis dans le Missouri, Ciara retrouve les sons de son enfance, entre blues et gospel pour le single « Back In America », extrait de l’album « Arcadia » (2021) qui examine l’Amérique d’aujourd’hui.
Un rythm n’blues avec une touche de garage, et une forte dose de sex-appeal font de leurs chansons des hits puissants, transformant leurs shows en furieux dancefloors. Autour de la chanteuse charismatique Ciara Thompson, The Buttshakers réunit tous les ingrédients funk, soul et blues pour un show d’une énergie exceptionnelle.
Bush célèbre le 15ème anniversaire de l’album « The Sea Of Memories », avec une nouvelle édition anniversaire à paraitre le 25 septembre 2026.
Quinze ans après sa sortie originale, l’album acclamé de Bush, « The Sea of Memories », revient dans sa version la plus complète à ce jour. À l’occasion du 15e anniversaire de l’album, cette édition définitive présente le disque avec un nouvel audio remasterisé en 2026, accompagné de neuf titres bonus, offrant aux fans un regard plus approfondi sur l’un des chapitres créatifs les plus importants de la carrière du groupe.
Sorti à l’origine en 2011, « The Sea of Memories » a confirmé la place de Bush parmi les formations les plus incontournables de la scène rock. Porté par les voix intenses et teintées de mélancolie de Gavin Rossdale, ainsi que par le mélange caractéristique de puissance, de mélodie et d’intensité du groupe, l’album mêle le son classique de Bush à une énergie créative renouvelée.
Cette édition anniversaire, qui comprend les singles à succès « The Sound Of Winter » et « Baby Come Home », est disponible dans deux formats physiques premium : un digipak 2CD Deluxe en édition limitée, accompagné d’un livret-poster exclusif, ainsi qu’une édition limitée 3LP Gatefold en vinyle Heavyweight 180 g, pensée aussi bien pour les collectionneurs que pour les passionnés de vinyle. Les deux éditions ont été soigneusement conçues pour célébrer l’héritage de l’album tout en offrant une expérience d’écoute définitive.
« The Sea of Memories » reste un chapitre majeur de l’histoire de Bush, une œuvre puissante qui témoigne de la résilience, du renouveau et d’un songwriting intemporel.
Cette édition anniversaire invite les fans de la première heure à redécouvrir l’album avec une nouvelle profondeur, tout en offrant aux nouveaux auditeurs la manière ultime de découvrir l’un des albums emblématiques du groupe.
FFF sera en en concert jeudi 26 novembre 2026 à Cléon (76) « La Traverse » (20h30). Laklé assurera la première partie.
La Billetterie est disponible ICI
Retour en FFForce d’un des meilleurs groupes live de l’hexagone
Porté par l’énergie brute de « I SCREAM » et « U SCREAM », le groupe emblématique du groove-rock français FFF a signé son retour en studio avec un album remarqué et remarquable. Il promet une transe collective entre funk incendiaire, riffs acérés et sueur partagée. Une machine scénique redoutable, prête à faire vibrer les corps et retourner la Traverse. Préparez-vous : FFF, c’est le groove à l’état pur, plus vivant que jamais !
Laklé a prêté sa voix au rap français, de la Sexion d’Assaut à Nuttea en passant par La Crim ou encore Tunisiano. Elle a ensuite chanté sur scène avec Shaka Ponk durant les 150 dates de la tournée d’adieu du groupe. Marquée par leur engagement, leurs combats et leur énergie créative délirante, elle entame sa métamorphose et transforme sa pop urbaine chantée en une révolte slamée sur une fusion Hip-Rock.
Accompagnée par certains membres des Shaka, elle prépare un EP authentique avec des chansons qui touchent, qui osent et qui dérangent.
Crossbone Skully entre ne force dans une nouvelle ère avec « Thunder Love » le 1er single extrait du futur album intitulé « Condemned to Rock n’ Roll »
Crossbone Skully embrase les cieux avec leur tout nouveau single « Thunder Love », en collaboration avec Phil Collen de Def Leppard.
Capturant la rencontre nocturne et fracassante entre deux pécheurs, ce morceau est une décharge de foudre et de désir pur. Il donne un premier avant-goût de leur deuxième album à venir, « Condemned to Rock n’ Roll », sous le label earMUSIC.
Mené par Tommy Henriksen (Alice Cooper, Hollywood Vampires), Crossbone Skully est un groupe de hard rock brut, composé notamment d’Anna « Blackthorn » Cara, guitariste d’Alice Cooper, et d’une formation tournante de Rock n’ Roll Misfits. En s’associant à Phil Collen et au légendaire producteur Mutt Lange, Henriksen a créé la tempête parfaite sur « Thunder Love ». Le morceau bénéficie également de la batterie puissante en studio de Glen Sobel (Alice Cooper, Hollywood Vampires), dont la prestation tonitruante contribue à l’énergie explosive de la chanson. Collen déclare :
« C’est génial de chanter à nouveau avec Mutt. C’est une alchimie vocale que nous partageons depuis de nombreuses années, et la voix de Tommy ajoute une nouvelle dimension au mélange. « Thunder Love » est du rock’n’roll pur et simple : des guitares bruyantes et tonitruantes, des sons de batterie imposants et des voix percutantes.
Tommy a une voix rock puissante, mais ce qui le distingue vraiment, c’est sa polyvalence. Il sait adapter sa voix aux besoins de chaque chanson, et c’est un don rare. Il insuffle une énergie incroyable à tout ce qu’il fait, ce qui rend la collaboration avec lui très facile. Lui et Mutt partagent la même philosophie : tout est une question d’ambiance. Quand on réussit à créer cette ambiance, tout le reste se met en place, et je pense que c’est en grande partie ce qui rend Crossbone Skully unique. »
La participation de Phil Collen à la guitare et au chant sur ce titre a été la cerise sur le gâteau pour Henriksen, qui a déclaré : « Phil est l’un de mes héros en tant que guitariste, chanteur et compositeur ; le fait de réunir à nouveau Phil et Mutt pour le titre « Thunder Love » a donc été un moment vraiment spécial pour moi. Leur générosité et leur influence ont permis de concrétiser ce rêve. Enregistrer avec Mutt Lange a été la plus grande leçon de ma vie – j’ai un respect et un amour infinis pour Mutt. Je ne le remercierai jamais assez pour sa confiance, sa générosité et son amitié. Je garderai cela en moi pour toujours. »
Collen s’est également retrouvée devant les caméras pour le tournage du dernier clip de Crossbone Skully. Aux côtés de Tommy et Anna sur le plateau se trouvaient la bassiste Jennie Vee (Courtney Love, Eagles of Death Metal) et le batteur Tuesdai, de retour au sein du groupe, formant ainsi une formation de choc qui a contribué à donner vie à la vision cinématographique du groupe. Revenant sur cette expérience, Phil a déclaré : « Crossbone Skully fait renaître le son et l’esprit du rock classique. On ne voit plus beaucoup de clips comme celui-ci de nos jours – c’est un art qui se perd, et participer à un projet qui rend hommage à cela a été un immense plaisir. »
Découvrez la vidéo de « Thunder Love Feat. Phil Collen » :
Benart Ensemble présente son nouvel album à paraître le 17 septembre 2026 (Benart records -Scene Libre – The pusher distrib/ Absilone )
Ils seront en concert le 12 novembre 2026 au « New morning » de Paris
Un collectif porté par Benoit Artuphel et Baptiste Herbin
La musique de ce collectif , octet jazz, porté par le bassiste et producteur Benoit Artuphel avec le saxophoniste Baptiste Herbin Music, puise dans un mélange singulier d’influences jazz et musiques du monde, voyageant des rives de la Méditerranée jusqu’à Chicago, en passant par l’Afrique sub-saharienne et la Caraïbe : une esthétique pleine de textures et de cultures, portée par des sonorités vintage. Ca groove méchamment.
Baptiste Herbin : alto & soprano saxophones
Amina Mezaache : flute
Ben Artuphel : electric bass
Alexis Nercessian : Fender Rhodes & keyboards
Antoine Banville : drums
Laurent Avenard-Kohler : electric guitar
Nils Wekstein : percussions
Céline Bonacina : Baritone Saxophone on tracks 1 – 4 – 7 – 9 – 10 and 13
Après « The Way We Were Vol. 1 » paru l’an dernier; Francis Rossi sort le volume 2, composé de 17 maquettes inédites dévoilant l’idée originale à la genèse de chaque morceau. Intitulé « The Way We Were Vol. 2 », l’album sera disponible le 25 septembre 2026.
Le single « My Little Heartbreaker » est disponible dès aujourd’hui en streaming et en téléchargement.
Dans la lignée du succès critique et commercial de « The Way We Were Vol. 1 » et de l’album studio plébiscité « The Accidental », Francis Rossi replonge dans ses archives personnelles pour nous offrir « The Way We Were Vol. 2 ».
Disponible le 25 septembre 2026 aux formats CD, double vinyle et numérique, ce coffret rassemble 17 maquettes inédites. Le titre « My Little Heartbreaker » est disponible dès aujourd’hui en streaming et en téléchargement.
Paru l’an dernier, « The Way We Were Vol. 1 » avait reçu un accueil chaleureux de la critique comme des fans. Le magazine Classic Rock soulignait notamment que ces chansons « brossent le portrait d’un artisan dévoué à son art. Un ensemble impressionnant. Vivement le Vol. 2 ». Avec « The Way We Were Vol. 2 », le projecteur s’allume de nouveau sur le tandem d’auteurs-compositeurs formé par Francis Rossi et son complice de longue date, Bob Young.
Cinq des 17 enregistrements n’ont encore jamais été entendus hors du studio. D’autres allaient figurer ultérieurement sur les albums de Status Quo« Heavy Traffic » (2002), « The Party Ain’t Over Yet » (2005), « In Search Of The Fourth Chord » (2007) et « Quid Pro Quo » (2011), sur l’album solo de Francis Rossi « One Step At A Time » (2010), ainsi que sur le projet Rossi/Rickard « We Talk Too Much » (2019). Dévoilé aujourd’hui pour accompagner l’annonce de l’album, « My Little Heartbreaker » est la maquette originale de la chanson qui sera intégrée plus tard à « In Search Of The Fourth Chord ».
Saisis sur le vif au moment précis de leur création, ces enregistrements préservent les arrangements, paroles et mélodies d’origine tels imaginés par Rossi, avant qu’ils n’évoluent pour devenir les versions finales bien connues du public de Francis Rossi et de Status Quo.
Francis Rossi confie : « Certaines idées, ébauches ou maquettes ne survivent tout simplement pas assez longtemps pour devenir des morceaux aboutis — et les raisons ne sont pas toujours bonnes. Je pourrais écouter ces titres pendant des heures, et j’ai besoin de savoir si d’autres ressentent la même chose ; c’est pour cela que je sors cette série d’albums. C’est quelque chose que je répète à tous les musiciens avec qui je travaille, y compris à mes enfants lorsqu’ils enregistrent : une fois qu’on a écrit une chanson, elle existe et elle sera toujours là. »
Bien qu’il s’agisse de versions démo, ces morceaux ont été enregistrés avec un soin méticuleux et rigoureux : nous sommes bien au-delà de simples esquisses. « The Way We Were Vol. 2 » offre une nouvelle plongée fascinante au cœur du processus créatif de l’un des auteurs-compositeurs les plus emblématiques du rock britannique.
Tracklisting:
1. My Little Heartbreaker 2. I Cried* 3. I Ain’t Ready 4. Never Say Never 5. The Winner 6. I’m Watching Over You 7. Walk In The Sun* 8. Crazy For You 9. Heavy Traffic 10. Diggin’ Burt Bacharach 11. You Let Me Down 12. If You Believe (alternate demo) 13. Sinking In Blue 14. Syncopated (Instrumental)* 15. Little By Little* 16. Tallulah’s Waiting (alternate demo) 17. Everybody Wants To Get High (Instrumental)*
Chanteur, guitariste et showman exceptionnel, Manu Lanvin est aujourd’hui une figure incontournable du blues-rock français.
Avec sept albums à son actif, dont quatre avec son power trio Devil Blues, Manu a enchaîné depuis 2012 plus de 600 concerts en Europe comme aux États-Unis.
Acclamé par un public de plus en plus nombreux lors des concerts du « Diable » et salué par ses pairs, comme Johnny Hallyday, dont il a assuré de nombreuses premières parties, Manu Lanvin incarne sans conteste le renouveau du genre et a su perfectionner au fil des années un blues-rock explosif à découvrir absolument sur scène.
Fondé en 2020, Little Odetta est un « ouragan rock » (dixit Rock & Folk). Que ce soit dans un Zénith ou dans un club bondé, les cinq membres du groupe injectent de la soul, du blues, du groove et des sonorités modernes dans leur rock joué avec passion et brio afin d’obtenir le remède universel contre la morosité !
Encensée par la critique, la musique explosive de Little Odetta va retourner La Traverse pour un final magistral aux côtés de Manu Lanvin.
C’est déjà la 5ème édition du « Hard Rock au Musée », événement qui est désormais bien ancré dans le paysage des concerts proposés par Underground Investigation à Fismes. C’est dans ce contexte pour le moins original d’un musée dédié aux deux grandes guerres mondiales, que toute la structure scénique va être installée, avec le plateau, la sono et les lights. Cette logistique conséquente sera parfaitement adaptée pour accueillir l’affiche de la soirée, qui, comme les années précédentes, met en avant ce qu’il se fait de mieux en matière de tribute Band. Ce millésime 2025 ne déroge pas à la règle, avec une programmation 100% US, composée du répertoire de Guns N’ Roses interprété par Guns For Illusion, et 5150 qui passe en revue l’immense carrière de Van Halen.
Ce sont d’ailleurs ces derniers qui vont envoyer les premiers accords d’« Unchained » devant un public qui a une nouvelle fois répondu présent. Le groove est tout de suite bien présent lors de cet extrait de « Fair Warning », le 4ème album de Van Halen sorti en 1981 et vendu à plus de 2 millions d’exemplaires aux États Unis, tout comme la puissance du riff, véritable marque de fabrique de ce single. Naturellement, le chant est essentiel dans la renommée du combo américain, et le frontman s’en sort remarquablement, démontrant un registre bien en phase avec l’esprit des morceaux. Bien sur, il faut mettre de côté les intonations et le timbre unique de David Lee Roth qu’il est difficile d’appréhender, mais la justesse vocale est bien présente, et c’est bien l’essentiel. Comme il se doit, le premier opus sera mis à l’honneur grâce à la multitude de hits qu’il contient, comme les incontournables « Running With The Devil », « Jamie’s Crying », « Atomic Punk », et l’enchainement « Eruption » / « Ain’t Talkin’ ‘Bout Love ». L’alternance de titres plus confidentiels démontre la richesse du répertoire de Van Halen, jusqu’à l’explosion fédérée par « Jump », le classique tant attendu ! Musicalement 5150 assure une bonne maitrise technique individuelle au service du collectif, pour rendre hommage de la plus belle des manières à la légende américaine. Il reste à apporter davantage de densité et de puissance rythmique pour se confondre à l’original !
La soirée placée sous le signe du Hard Rock US va prendre une autre tournure dès l’arrivée de Guns For Illusion, qui se démarque visuellement par leurs looks vestimentaires, identiques en touts points à ceux Guns N’ Roses. L’effet est saisissant avec la tenue portée par Guiz, dont le kilt, le maillot de soccer et le bandeau dans les cheveux, l’identifie instantanément à Axl. Mais là ou c’est bluffant, c’est que la texture vocale se confond parfaitement à celle du frontman originaire de l’Indiana. La présence scénique de Guiz est également travaillée, dans ses déplacements incessants et les duos qu’il forme avec les guitaristes. Le souci du détail ira même jusqu’à habiller le micro d’une bonnette rouge ! Quand à la set-list, c’est une véritable tuerie ! Les quatre titres en entame de set sont imparables avec l’enchainement « It’s So Easy », « Mr Brownstone », « Live and Let Die » et « Welcome To The Jungle ». Le public se prend en pleine face une interprétation efficace, emmenée par Pascal, dont le chapeau et la crinière brune ne laisse aucun doute sur la personnalité du guitariste, véritable sosie de Slash. Il est clair que le visuel travaillé fait son petit effet, mais l’essentiel reste l’interprétation, et de ce point de vue, le précision du toucher et le jeu incisif de notre guitar héro du jour est plus que convaincant. C’est d’autant plus marquant, que le son est à la hauteur grâce à une puissance restituée à un bon niveau, tout en gardant le relief nécessaire pour booster le tandem basse / batterie de manière équilibrée. C’est au tour de Guiz de faire sensation, lorsqu’il s’installe au piano pour démontrer sa dextérité à jouer les notes de « November Rain », heureux de partager ce grand moment avec une audience bien fournie. La fin du show est toute aussi relevée avec « Knockin’ On Heaven’s Door », « You Could Be Mine », « Sweet Child O’ Mine » et l’énergie d’un « Paradise City » en conclusion d’un set rondement mené. Guns For Illusion a clairement franchi un cap au cours de ces dernières années, afin de livrer une prestation aboutie à tous points de vue, grâce au talent, mais aussi à la cohésion du groupe et une indéniable maitrise musicale, prouvant ainsi qu’il faudra désormais compter avec ce tribute pour tenir le haut de l’affiche.
Kadavar, le plus grand ambassadeur allemand du rock vintage sur la scène internationale, donnera un concert exceptionnel au « 106 » de Rouen » vendredi 4 décembre 2026 annonce quatre autres concerts en France en novembre et décembre ! Ils présenteront sur scène, entre autres, les morceaux de « K.A.D.A.V.A.R. », album référence paru en fin d’année dernière, qui marie l’obsession des riffs de leurs débuts à la créativité de leur nouvelle formation à quatre. La première partie des concerts sera assurée par Scott Hepple & The Sun Band !
Qu’est-ce qui manque encore, au fond, avant l’Apocalypse ? Du feu tombant du ciel ? Des sauterelles ? Des océans de sang ? Sinon, tout est déjà là. Évidemment, pas depuis hier : dès 2017, Kadavar traversait déjà son propre scénario de fin du monde avec « Rough Times ». Huit ans plus tard, le constat est sans appel : tout est devenu bien, bien pire. Une fois encore, la royauté berlinoise du rock répond à cette réalité par la musique, avec un son nettement plus brut, plus massif, plus compact et plus sombre que sur ses dernières productions : « K.A.D.A.V.A.R. » est comme un deuxième premier album, une nouvelle œuvre de référence qui marie l’obsession des riffs de leurs débuts à la créativité cosmique de leur nouvelle formation à quatre.
Il y a seulement quelques mois, Kadavar signait un remarquable nouveau départ avec le spectaculaire voyage space rock « I Just Want To Be A Sound ». Ce renouveau était nécessaire : Lupus Lindemann, Tiger Bartelt, Jascha Kreft et Simon Bouteloup étaient arrivés au bout du souffle. Fatigués des tournées aux quatre coins du monde. Peut-être même fatigués d’eux-mêmes. Mais que faire de tout ce qu’on a construit ? Comment poursuivre une carrière qui a fait de Kadavar le plus grand ambassadeur allemand du rock vintage à l’international, alors qu’elle est soudain devenue pesante ? Tout arrêter ? Continuer comme avant ? Non. Tout démolir.
Aux côtés du producteur Max Rieger (Die Nerven), Kadavar part à la recherche de sa propre identité. Avec « I Just Want To Be A Sound », le groupe compose un album qui devient le nouveau socle de son univers sonore. Une base sur laquelle tout peut être reconstruit. Et qui fait enfin voler en éclats les derniers blocages : quelques mois seulement après cette remise à zéro, Kadavar revient à la source de sa puissance fuzz originelle. Et le groupe sonne plus libre, plus déchaîné qu’il ne l’avait été depuis des années.
« K.A.D.A.V.A.R. » est un album comme autrefois. Mais vu à travers le prisme du précédent. « En réalité, cet album était déjà en germe dans le précédent », explique Tiger Bartelt. « C’en est comme le négatif. » Là où le disque précédent explorait davantage les méandres, celui-ci retrouve le groove. Là où dominaient les atmosphères aériennes, le riff reprend le pouvoir. « Nous revenons volontairement à nos fondamentaux », ajoute Lupus Lindemann. « Nous voulions retrouver de gros riffs, nous avions envie de refaire un hard rock lourd et massif. »
Cela passe naturellement aussi par le son. Comme presque tous les albums précédents, « K.A.D.A.V.A.R. » a de nouveau été produit par Tiger Bartelt. « Nous avons enregistré directement sur bande, et j’ai aussi ressorti mon ancienne batterie en acrylique pour le studio », raconte-t-il. Cela a provoqué quelque chose chez Kadavar. « Toutes les incertitudes, tous les doutes se sont envolés. Et que dire ? Ce son analogique nous correspond parfaitement. Au fil des années, nous avons compris qu’il ne s’agissait pas toujours de sonner différemment, mais de prendre du plaisir. Cette fois, nous l’avons retrouvé avec quelque chose de familier. Faire cet album nous a procuré une sensation incroyable. Comme un retour à la maison. »
Mais un retour après un voyage déterminant : sans « I Just Want To Be A Sound », sans l’expérimental « Isolation Tapes » enregistré pendant le Covid, sans l’album collaboratif avec les dieux du psych doom Elder, sans la nouvelle configuration en quatuor avec Jascha Kreft, et même sans les travaux d’écriture pour Die Fantastischen Vier, rien de tout cela ne se serait produit. « Nos projets de cette période ne pouvaient vraiment pas être plus éloignés les uns des autres », s’amuse Lupus. « Mais ils étaient indispensables, parce qu’ils nous ont montré tout ce que Kadavar pouvait être. Tout ce que le groupe avait le droit d’être. C’est pourquoi « K.A.D.A.V.A.R. » est tout le contraire d’un retour en arrière. C’est un immense pas en avant, nourri par les racines les plus brutes de ce groupe. » « La boucle est bouclée », acquiesce Tiger. « Depuis notre premier album, nous n’avons cessé d’élargir notre définition du rock. Avec toute cette expérience, avec toutes ces nouvelles couleurs sonores, nous avons simplement réalisé un nouvel album de rock comme autrefois. » Sans le parcours de ces dernières années, tous en sont convaincus, ce groupe n’existerait plus aujourd’hui.
Le nouveau venu Jascha Kreft (Odd Couple) joue désormais lui aussi un rôle essentiel dans le son de Kadavar. Sans lui, cette musique serait aujourd’hui tout autre. La fin du power trio classique a contraint Kadavar à repenser radicalement sa musique. Et à partir vers de nouveaux horizons. « Pendant des années, nous étions une machine parfaitement huilée », explique Lindemann. « Un riff, un rythme, une ligne de chant par-dessus, et c’était terminé », résume le chanteur, volontairement de façon un peu caricaturale, pour décrire leur ancien mode de fonctionnement. « Avec Jascha, nous avons enfin eu accès à toutes les possibilités dont nous rêvions depuis toujours. Mais il nous a d’abord fallu apprendre à les utiliser. » Jascha y a largement contribué, jeu de mots assumé. « Les gars m’ont accueilli à bras ouverts et m’ont immédiatement encouragé à participer à l’écriture des morceaux », se souvient-il. « C’est quelque chose que j’ai rarement connu dans mes autres groupes. Malgré tout, Lupus et Tiger possèdent une dynamique qui a fait la grandeur de Kadavar. Et il n’y a évidemment aucune raison d’y toucher. »
La profondeur des thèmes abordés est également une nouveauté dans l’univers de Kadavar. Là où « I Just Want To Be A Sound » explorait les conflits intérieurs, « K.A.D.A.V.A.R. » tourne délibérément son regard vers l’extérieur. C’est un véritable album de fin du monde. Plus désabusé, plus rageur, plus dur. Plus mordant. Une mise à plat de tout ce qui ne tourne pas rond dans le monde. Autrement dit, presque tout. « C’est pour cela que ces albums sont liés sur le plan thématique », explique Lupus. « Il y aura ensuite un troisième disque, qui représentera le printemps, la renaissance. Mais avant d’en arriver là, nous devons d’abord traverser la destruction. »
Et de destruction, il sera bien question : la grosse caisse martiale qui ouvre « Lies », suivie de ce riff massif et bourdonnant, évoque un instant « Iron Man » avant de déboucher sur un groove irrésistible qui montre immédiatement que le groupe n’a rien perdu de son savoir-faire. Bien au contraire : lorsque le refrain s’envole vers des sommets, on mesure toute l’odyssée traversée par les Berlinois ces dernières années. Ils sont partis à la recherche d’eux-mêmes, affrontant les égarements, les détours, les profondeurs et les tourbillons.
Les neuf nouveaux morceaux le prouvent : au bout du chemin, tous ces efforts en valaient la peine. L’éventail va du slacker rock insolent de « Stick It » au colosse grondant de « K.A.D.A.V.A.R. », jusqu’à la véritable déflagration thrash metal (!) de « Total Annihilation ». Kadavar n’a probablement jamais sonné à la fois aussi varié et aussi fidèle à son essence. Mais c’est ce qui arrive lorsque chaque membre du groupe contribue à égalité aux chansons et aux idées. « K.A.D.A.V.A.R. » est à la fois familier et nouveau, rend hommage au passé sans jamais s’y enfermer. Et surtout, c’est un album débordant d’énergie et de plaisir de jouer. « Nous voulions retrouver la légèreté que nous avions il y a quinze ans », souligne Lindemann. « Nous ne retrouverons évidemment jamais la naïveté de nos deux premiers albums, mais nous pouvons au moins nous en rapprocher. C’est comme notre premier disque, sauf que cette fois, nous sommes un quatuor. » Fougueux, monumental, condensé. Kadavar est redevenu le groupe d’autrefois. Tout en étant entièrement nouveau. Bienvenue à la maison.
Le groupe américain Meatbodies sera sera en concert au « Fury Defendu » de Rouen (76) samedi 25 juillet 2026. Les vénézuéliens de Zeta assureront l’ouverture de la soirée.
En 2017, Chad Ubovich, leader de Meatbodies, traverse une période de remise en question après des années de tournées intenses. Entre excès, tensions en studio, pandémie et graves problèmes de santé, la création de « Flora Ocean Tiger Bloom » devient un parcours chaotique étalé sur cinq ans. Finalement achevé en 2024, l’album s’impose comme le disque le plus ambitieux et personnel du groupe. Mélangeant garage psychédélique, rock alternatif, shoegaze et influences punk, il explore des thèmes de perte, de renaissance et de reconstruction, tout en conservant l’énergie brute caractéristique de Meatbodies.
Zeta est un groupe de post-rock originaire du Venezuela qui conçoit sa musique comme une expérience multidisciplinaire et un espace de connexion et de guérison. Leur son mêle percussions polyrhythmiques inspirées des rythmes afro-caribéens, énergie punk et atmosphères héritées du psychédélisme des années 70 et du post-rock. Fondé en 2003 à Lechería, sur la côte caribéenne du Venezuela, le groupe est aujourd’hui basé en Floride du Sud. Il est composé des fondateurs Juan Chi et Dani Debuto, accompagnés de Chino Sandoval à la batterie et d’Antonio Pereira à la basse.
Infos pratiques :
Ouverture des portes à 19h
Restauration sur place
Fury Défendu – 2 quai Pierre Corneille, Rouen
Accès arrêt République
Parking de la cathédrale à deux pas du Fury Déf’ à 2€ de 19h à 3h