Rudy Lenners, l’ex batteur de Scorpions qui a officié au sein du groupe allemand entre 1974 et 1977, et enregistré les albums légendaires « In Trance » et « Virgin Killer », s’est confié longuement lors de cet entretien avec Alain Boucly. Découvrez toutes les facettes de ce cet artiste qui a contribué à l’essor du combo le plus venimeux de la planète, avec de nombreuses anecdotes et mots bien sentis dont il a le secret. Et cerise sur le gâteau, Rudy sera à la Biscuiterie de Château-Thierry (02) avec le tribute Scorpions Crazy World lors de la 11ème édition des Monsters Of Tribute Rock ! A ne manquer sous aucun prétexte !
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– Peut-on revenir sur tes débuts dans la musique ? Comment t’es venue l’idée de jouer de la batterie ?
Cela a démarré très tôt. Vers 5, 6 ans je chantais déjà les mélodies des groupes de l’époque et les voisins adoraient ma voix. Du côté de mes parents, ma mère était agréable, mais mon père ne voulait pas entendre parler de faire de la musique, surtout d’en faire son métier. Contrairement à ce l’on pourrait penser, je n’ai pas commencé par la batterie. C’est d’ailleurs l’instrument qui arrive en troisième position ! Au cours de l’adolescence, j’ai débuté par la guitare, puis la basse, identique à celle de Paul Mc Cartney, que j’ai toujours actuellement. La batterie est venue ensuite, vers 15, 16 ans et je suis allé plus loin en jouant en cachette, car il ne fallait pas que ça prenne trop d’ampleur !
– Pourquoi cet instrument en particulier ?
Étant gaucher, je n’ai pas trouvé à l’époque de guitare et basse spécifique. ça existait, mais c’était tellement cher ! De ce point de vue, c’était plus simple avec la batterie que je pouvais disposer comme je le souhaitais. C’est un ami bassiste qui m’a « poussé » à prendre la batterie lors de mon tout premier concert, puis j’ai continué à évoluer, à suivre mon petit bonhomme de chemin… J’ai commencé à faire du bal dans les années 60, mais ça m’énervait à la longue, car les morceaux étaient imposés. L’aspect créatif n’était pas là, mais c’est une bonne école. Les opportunités de rejoindre des groupes de composition de plus en plus importants sont arrivées début 70, toujours en Belgique.

– Racontes nous comment tu t’es retrouvé à faire partie de Scorpions en 1975 ?
En 74 ! J’ai commencé avec eux fin 74, 5 mois avant l’enregistrement d’« In Trance ». Avant ça, il faut dire que j’étais prêt, je ne me sentais plus bien à la maison. Il fallait que ça bouge et j’avais envie de faire de la musique mon métier, ce qui était à l’époque inenvisageable, surtout pour le paternel qui m’interdisait tout et ne m’autorisait rien ! Ma mère était plus conciliante, mais il fallait que je sorte du milieu familial. Je vais ensuite à Londres avec la voiture que je viens d’acheter, trouve un petit appartement, emmène la batterie et c’est parti pour l’aventure ! Évidemment, j’avais déjà vu Scorpions en concert plusieurs fois en Belgique. Deux mois avant mon départ définitif, j’apprend par leur manager européen, qui faisait également tourner mon groupe de Liège, que Scorpions cherchait un batteur. C’était l’occasion de tenter, on ne sait jamais. Je me rend donc à Lille faire un test, qui s’avère complètement négatif. Je n’était pas prêt, je n’avais pas la frappe… Très courtois, le groupe m’a gentiment remercié. J’ai vite compris que je n’étais pas prêt et que ça n’était pas pour moi ! Le manager confirme : « Tu vois, tu n’es pas assez pro, ça ne va pas… » Mais je vais insister car je ne lâche rien. Je savais que la tournée Belge se terminait 1 mois plus tard, avec une dernière date à Ligneuville, ce qui m’a permis de travailler pendant ce laps de temps. J’ai bossé dans une église désacralisée de la région que j’ai loué durant 4 semaines, installé ma batterie près de l’hôtel, une sono, et travaillé l’album « Fly To The Rainbow ». J’avais analysé que je n’étais pas dans le son du groupe, étant trop « léger », influencé par le Jazz Rock je j’écoutais à l’époque. J’ai donc rectifié mon jeu de batterie en conséquence, et après 1 mois de travail intense, j’étais prêt pour retenter. Le problème, c’est que rien n’était prévu ! Je les revois 4 jours avant la fin, ils me reconnaissent : « Comment tu vas ? » « Est-ce que… » « Non, non, on a pas le temps, on doit repartir… » Il n’y a aucune possibilité. Je me suis dit, il faut faire le forcing. Je sentais que c’était avec eux que je devais aller. Pourquoi, je n’en sais rien, mais il faillait forcer le destin, en avoir le cœur net, même si cela devait être une nouvelle fois négatif. Je me rend à Laigneuville, passe sur le côté de la salle et voit le roadie qui me reconnait. Je l’aborde et lui dit : « Je viens avec la batterie » Il répond : « C’est prévu ça ? » moi : « Oui, Oui bien sûr ! » Un ami m’aide à l’installer, le batteur surpris : « Ah bon, je ne savais pas. Ben écoute, mets la batterie devant » L’organisateur arrive : « Faut dégager, ça ne va pas, c’est pas possible ! » Je ne l’écoute pas et continue à monter ma batterie. Rudolph et Klaus étant à l’hôtel, 2 personnes étaient présentes, le regretté Francis Buchholz et Uli, qui me demandent ce que je fais… « Je fais vite un test ! » ils répondent : « Écoute, on va vite faire un Blues » J’étais déterminé… Rien d’étonnant à ce qu’Uli a propose « Red House » de Jimi Hendrix. Nous allions enchainer un second morceau lorsque Klaus et Rudolf arrivent. « Oui on a appris, qu’est-ce qui se passe ? » « Écoute… » Ils me coupent : « Est-ce que tu connais « This Is My Song »? » « Oui, je l’ai retravaillé » « Bon, très très vite… On fait ça et après il faut dégager ! » Nous avons joué ce titre, que j’ai interprété différemment par rapport à Lille. Ils se sont regardés sans rien dire, avec pour seul commentaire une fois terminé : « Super, maintenant il faut que tu quittes la salle ». S’en suit un méli mélo pas possible, je me dépêche, les gens rentrent. Après 1 heure d’allers-retours, je range la batterie dans la voiture avec un peu de casse, et on ne me laisse pas accéder à la salle, n’ayant pas de billet. J’attends la fin, retrouve les roadies… « Ecoute, ils t’ont cherché, on ne te vois pas… » Ils poursuivent : « Ils sont à l’hôtel, mais c’est trop tard, il est 1h du matin, il dorment. Et demain ils se lèvent tôt, car ils rentrent en Allemagne ». Ni une ni deux, avec mon ami, on laisse la voiture là, et à pied, à la lampe de poche, nous partons à la recherche de l’hôtel, situé à environ 1 km de la salle. Arrivés sur place, le réceptionniste ne veut pas les réveiller. Je lui répond : « Mais c’est prévu…. » Enfin bref… Finalement, je tombe sur Rudolf : « On te cherchait, pourquoi tu arrives si tard ? Je comprend que je n’étais pas dans leur timing. Je vois Klaus aussi : « On part demain. Nous voulons bien faire un essai avec toi. Si la tournée française prévue à la fin de l’année se passe bien, tu continueras avec nous, mais on part demain matin très tôt. » Je leur répond : « Voilà, je vous attend demain matin à 8h chez moi à Liège, petit détour avant de rentrer en Allemagne » Il est 3, 4 heures du matin, je ramène mon ami, prépare quand même une valise, prévient ma mère : « Ne le dis pas à ton père, c’est pas possible… » Ponctualité allemande, ils arrivent à 8 heures pile. Ma mère a quelques larmes en me disant au revoir et mon père s’en va. Je n’ai pas pu renter au domicile parental pendant 6 mois !

Et comment se passait le processus de composition ?
Je suis donc resté dans le groupe et avons commencé à composer. Les compositeurs étaient plutôt Rudolf et Klaus d’un côté, et Uli de l’autre, les deux influences majeures à l’époque. J’avais plutôt le rôle d’arrangeur, car ils étaient bien installés chacun dans leur statut, et je n’allais pas semer le trouble dans leur structure déjà bien rodée.
Et les concerts ?
Je ne me souviens pas d’un seul échec dans les concerts de Scorpions à l’époque, avec moi du moins. Honnêtement, c’était à chaque fois de bons à très bons concerts. Je me souviens d’un concert en France début 75, où l’organisateur s’était complètement fourvoyé, il n’y avait que 10 personnes dans la salle. L’organisateur nous dit: « Écoutez, je vais vous payer le cachet, et arrêtez, ne le faites pas ». Le groupe a décidé, et j’étais heureux de cela, car complètement d’accord, « On va le faire, on va faire ce concert ! » J’ai remarqué à cette occasion à quel point Scorpions était incroyable, car comme si il y avait 100 000 personnes, ça a déclenché un truc de fou, alors qu’il n’y avait que 10 personnes. Je ne sais pas si tu imagines Scorpions jouer devant 10 personnes ! J’ai énormément apprécié leur état d’esprit.

– Après avoir enregistré les albums « In Trance » et « Virgin Killer », et participé à la notoriété grandissante du groupe jusqu’en 1977, comment expliques-tu que l’aventure se soit arrêtée ? Est-ce toi qui a pris la décision ?
Oui, bien sûr.
La maison de disques RCA, ne supportait pas qu’il y ait trop de changements dans le groupe. Elle a donc décidé de communiquer sur le fait que j’étais malade, et qu’il fallait que je quitte le groupe. Ce qui est complètement faux et archi faux ! Quand j’ai vu ça, je me suis dit « Mais ils sont fous ? » Mais ils ont été obligés de mentir pour qu’il n’y ait pas trop d’allers et venues. Ça a été vraiment très dur pour moi de lire cela ! Évidemment, je voulais faire de la musique à plein temps. C’était bien, mais c’était trop. Nous n’avions pas le temps de se retrouver, tellement c’était non stop. Les seuls moments où je pouvais souffler, c’était lorsque nous étions à Cologne, à 1h15 de mon domicile. Et là je pouvais rentrer en Belgique, retrouver ma copine, voir les amis pendant 2 ou 3 jours avant de retourner à Cologne et repartir sur Hanovre situé à 300 kilomètres au nord. Après, il y a des petites choses, et ça ils le savent, l’humour allemand est inexistant. D’ailleurs j’en parle dans mon livre d’une manière humoristique, c’est dans les gênes. Alors que j’ai toujours aimé bien bosser, mais aussi de temps en temps, pouvoir rire, faire une blague, mission impossible. J’avais tout essayé ! La preuve, il y a quelques années, j’ai été invité par Uli à jouer au japon. Rudolf était là, invité lui aussi. Et il me dit : « Ah c’est dommage, on a pas suivi, tu faisais des blagues, on est con, on était trop sérieux ! ». Je réplique : « Ben non, c’est dans vos gênes, ils sont comme ça » Il y avait un peu le fait qu’ils étaient trop rigides pour moi, par rapport à mon côté latin. Et il y a aussi l’importance de la vie de famille. C’est très difficile d’avoir des enfants, ou alors tu ne les voit pas. Le mieux, c’est de rester célibataire ! Tout ça m’a fait hésiter. Cela m’a pris 6 mois d’intense réflexion et puis le moment est venu et voilà. Ma décision n’a pas été admise. Je me souviens, on revenait de Suisse après avoir joué à Basel, et là quand je l’ai annoncé gentiment dans la voiture, personne n’entendait, ils ne voulaient rien savoir. J’ai laissé couler et me suis endormi. Nous en avons parlé le lendemain, mais il leur a fallu du temps pour l’admettre. Ils ont essayé de me convaincre de rester. Je les ai rassuré en leur disant : « Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisserai pas tomber ». Par contre, après ma décision, il s’est passé plus de 4 mois avant qu’Herman (Rarebell ndr) ne soit installé. Une fois rentré en Belgique, il m’ont rappelé pour un concert, car Herman n’étais pas encore au point. Je me rappelle bien de cette décision et surtout du discours de Rudolf : « Je comprend et crois que tu as bien réfléchi, j’espère que tu ne commets pas une erreur ». Et j’ai répondu : »Non, je n’ai jamais pris mes décisions au pied levé ». Il ajoute : »Tu vas voir, que nous, on va continuer ». Je poursuis : « Je le sais, et loin, très loin ! ». Je n’ai jamais eu aucun problème avec ça, et le fait qu’ils aient eu un énorme succès et cartonné mondialement me rend heureux. Il y a quand même eu un choc quand je suis rentré, car je passais d’une vie musicale très très intense à quasiment plus rien. J’ai ressenti un grand vide, que j’ai compensé en reprenant mon ancien métier d’instituteur. Puis je suis revenu à la musique, mais à un niveau inférieur, pour me permettre de concilier le côté familial et le côté musical.

– Ton meilleur souvenir durant ces 3 années passées avec Scorpions ?
Déjà, le fait de pouvoir vivre de ma musique intensément, même parfois trop intensément pendant ces 3 années fabuleuses restera un truc de fou. Mais Il y en a tellement ! Quelque part, ce qui me plait est d’être resté depuis tout ce temps en très bons termes avec eux.
– Justement, tu anticipes sur la question suivante : As-tu toujours des contacts avec les membres actuels ?
Nous vivons au sud de Perpignan, et Scorpions a joué dans un gros festival au Barcarès (Festival les Déferlantes (66) 6 juillet 2023 ndr), et on s’est revu avec un très grand plaisir. Klaus avait même la larme à l’œil. Il était avec son épouse, que nous connaissons depuis longtemps, ayant même été conviés à leur mariage, et on a ressenti chez lui une grande émotion lorsqu’il m’a vu. C’est la preuve que l’on a passé des bons moments ensemble, sans anicroches, qui me font apprécier encore davantage ces instants. C’est pour ça quand tu me parles d’un souvenir monstrueux, peut-être le plus gros en 1977, devant 110 000 personnes, lors d’un festival à Aschaffenburg en Allemagne. C’est la première fois que je jouais devant autant de monde, et J’avais l’impression que ma batterie ne sonnait pas ! Et je vois Klaus qui s’en va dans le public en prenant des risques, passe au dessus les barrières, rejoint la table de mixage et revient. Toute l’équipe avait peur ! Le groupe a pris des risques incroyables durant toutes ces années, avec toujours beaucoup de respect pour le public. L’autre souvenir, comme je te disais tout à l’heure, ce sont les 10 personnes ! C’est le plus fort que j’ai eu, début 75, lors d’un concert de fou d’une heure et demi devant 10 personnes !! Et là, je me suis dit, je suis avec des Pros avec un « P » majuscule !
– Peux-tu faire un petit historique de ton parcours musical depuis cette période jusqu’à ce jour ?
J’ai recommencé à jouer progressivement avec des projets très différents. Et puis, grâce à Dieter Dierks, le producteur de Scorpions, je me suis lancé dans la production, les arrangements, car j’ai beaucoup appris avec lui. Je reproduisais aussi ce que j’ai vu pendant Scorpions, ce qui m’a permis de m’occuper de jeunes groupes moins expérimentés. J’ai également ouvert une école de musique, donné des cours de batterie, joué avec Steelover, Such A Noise… C’est toujours très éclectique, ne souhaitant pas forcément me focaliser uniquement sur le Hard Rock. J’aurais pu rejoindre des groupes avec des cuivres, car j’ai beaucoup aimé les années James Brown, pas le personnage, mais le style musical. Cela m’a permis d’explorer d’autres univers musicaux. tout cela m’a fait exister après Scorpions. Je me suis donc occupé différemment pour pouvoir être avec mon épouse, mes 3 enfants et vivre. Et j’ai pu transmettre l’expérience acquise avec mes collègues venimeux !

– Tu viens de sortir un livre intitulé « Schnell ! l’antidote… » Pourquoi ce titre, et peux-tu nous en dire un peu plus sur son contenu, les thèmes abordés…
C’est mon troisième livre ! Je reviens au tout premier, « Achtung ! Ca va piquer ! » ça va permette de comprendre pourquoi « Schnell ! l’antidote… ». D’ailleurs Xavier Lelièvre, (directeur de la Biscuiterie, également auteur de l’ouvrage « Anatomie venimeuse d’un culte – 50 ans de l’album In Trance » ndr) l’a bien compris et va ressortir les 2 en même temps. Dans « Achtung ! Ca va piquer ! », je décris par le biais de la musique, mes impressions sur le monde, bonnes et moins bonnes. Je parle aussi des problèmes et dénonce les soucis de la société, en ne visant personne, et propose des alternatives. ça n’est pas une autobiographie, mais un ouvrage sans compromis. Le second, véritable autobiographie, s’intitule « Piqûres de rappel » pour la version française et « Sting Loving You » pour la version anglaise, est sorti aux éditions Camion Blanc. Le 3ème et dernier, c’est la suite de « Achtung… » qui se nomme « Schnell ! l’antidote… ». Achtung en allemand veut dire attention, et Schnell veut dire vite, mais d’une manière un peu sévère. Et là je propose des pistes pour trouver les antidotes sur la société, la musique, sur plein de points, à la recherche de l’antidote. C’est rédigé sur un ton humoristique, car j’ai toujours aimé jouer sur les mots. Ce livre sortira officiellement le 25 avril 2026, à Château-Thierry, à l’occasion de la soirée Monsters Of Tribute Rock.

– Tu seras présent avec le tribute Scorpions Crazy World aux Monsters Of Tribute Rock à Château-Thierry le 25 avril 2026. Quel est ton état d’esprit à l’idée de rejouer du Scorpions, et peux-tu nous révéler une exclusivité sur le contenu de la set list ?
Je connais très bien les musiciens de Crazy World, et ça le fait vraiment bien ! J’ai préparé un medley des années 70, mais je laisse la surprise des titres !
Quand je rejoue du Scorpions, c’est le passé qui revient, que je ne renies pas. Je n’ai jamais regretté toutes les choses que j’ai accomplies. Je ne suis pas quelqu’un qui regrette. Tout de que j’ai fait a été réfléchi, pesé. Alors quand je joue Scorpions, bien sur que c’est avec un énorme plaisir ! Même si c’est interprété différemment. Je sais qu’avec Crazy World, ce sera un peu différent. Vous verrez le chanteur, avec qui j’ai joué dans Steellover, groupe dans lequel il était également guitariste, il a le timbre de voix de Klaus à l’époque où je suis rentré. Donc quand je joue avec Crazy World, j’ai l’impression d’avoir Klaus à côté de moi dans les années 70 ! C’est vraiment quelque chose de très spécial. A Château-Thierry, je sais que les morceaux seront joués dans l’esprit Scorpions et surtout, vous allez vous en rendre compte, le timbre de voix du chanteur est absolument hallucinant ! C’est pour cette raison que je suis content que ce soit eux. Le batteur de Deep Purple (Ian Paice ndr) doit avoir ce même sentiment avec Purpendicular. Il y a d’autres choses en préparation pour cette date, mais rien de confirmé pour l’instant !
– Qu’écoutes-tu en ce moment ?
Ou là là ! Je réécoute des choses des années 60, car j’ai toujours aimé les mélodies, quelque soit le style musical, et je trouve qu’il y en a de moins en moins. Par exemple, Tommy James and the Shondells fait partie de ces groupes qui ont sorti plusieurs tubes à l’époque, dont le titre « Crimson & Clover ». Quand je réécoute ça, j’en ai des frissons ! Avec Scorpions, ils sentaient bien que j’étais un mélodiste lorsqu’ils composaient. C’est ce sens de la mélodie qui a aussi fait leur force.
– Les 3 albums que tu emmènerait sur une ile déserte ?
« Sgt Pepper’s » des Beatles, le premier album de Van Halen et le premier Montrose sorti en 1973. J’ai d’ailleurs participé à un G3 avec Ronnie Montrose et le guitariste de Saga (Ian Crichton ndr)

– Un dernier mot pour Ride The Sky ?
Que vous fassiez de la musique ou non, quelque soit votre but dans la vie, allez jusqu’au bout, ne lâchez rien ! Si vous êtes prêts à le faire, vous y arriverez quoiqu’il arrive, mais ne lâchez rien ! J’adore cette image, tant qu’on ne vous ferme pas la porte à double tour, il faut toquer jusqu’au moment où on vous ouvre ! Si on ne vous ouvre pas, ou que la porte se referme, alors allez voir une autre porte. Et si ça ne marche pas, il faut revenir en arrière, trouver un second choix et retoquer aux portes !
Je te remercie beaucoup pour cet échange, toutes ces anecdotes et le temps passé à évoquer ta riche carrière artistique. A très bientôt, le 25 avril à Château-Thierry !
Entretien téléphonique le 25 février 2026
Par Alain Boucly











































