Thomas Wynn and The Believers vient de dévoiler un nouveau single extrait de l’album « Wade Waist Deep » disponible depuis le 19 mai 2017.
Pour visionner le clip « Wade Waist Deep » , c’est ici:

Little Bob s’est livré sans concessions lors de cet entretien réalisé par Marie-France BOUCLY, à l’occasion de son concert à Cléon, « La Traverse », le 06 mai 2017.

Bonjour et merci de nous accorder cette interview pour Ride The Sky

– Quel regard portes tu sur ton parcours depuis tes débuts en 1963 avec ton premier groupe « The Apach’s ?

Je n’ai pas à me plaindre, car j’ai toujours fait ce que j’ai voulu et c’est rarissime. Après il y a des hauts et des bas. A certains moments tu gagnes de l’argent, et à d’autres, pas du tout ! J’étais encore amateur à l’époque des Apach’s, étant devenu pro beaucoup plus tard, à 30 ans. J’ai travaillé pendant 14 ans à l’usine, en tant qu’agent administratif aux Tréfileries du Havre. En fait je ne croyais pas en moi, étant un petit gros, myope et pas beau à regarder !

Les premières répétitions sous le nom Little Bob Story on eu lieu en1971. On a travaillé, et à partir de là, il faillait gagner sa vie ! Même si il y a eu des périodes plus difficiles que d’autres. Je m’en suis toujours sorti, soit en signant sur de gros labels comme RCA ou EMI, ou en étant indépendant sur les dernières parutions à partir de 2001 et la sortie de « Libero ». D’ailleurs cet album distribué par Dixie Frog, qui est un petit label, s’est retrouvé dans le film « Le Havre » avec Aki Kaurismäki. Et je suis toujours là aujourd’hui !
Nous allons signer prochainement chez un jeune label distribué par Warner, avec en prévision, la sortie d’un « Best Of » de Little Bob Story, live et studio, pour lesquels j’aurais sélectionné les titres. Il devrait être sur le marché en octobre 2017, et un nouvel album studio est en préparation qui devrait sortir 3 ou 4 mois après.

– Comment expliques tu que la popularité soit plus importante en Angleterre qu’en France ?

Cela n’a pas toujours été le cas ! Nous avons été « disque du mois » dans Best et Rock n Folk en 1977. C’est vrai que l’on faisait parler de nous en Angleterre, en étant « single of the week » dans le New Musical Express et le Melody Maker.

C’était différent, car on gagnait mieux notre vie en France qu’en Angleterre, ou il y a tellement de groupes avec une concurrence énorme. Mais nous étions acceptés comme un groupe anglais, et ça c’était grandiose ! Cela me faisait drôle d’être à Liverpool en 1978, et d’avoir à signer un article du New Musical Express nommé « This page smell of Gauloise » (cette page sent la Gauloise), avec le groupe Little Bob Story en photo. Toujours à Liverpool, dans la Beatles street, c’est étonnant de voir les momes te faire signer des pages d’hebdomadaires de Rock, mais en même temps, cela fait plaisir !

– Que représente pour toi la ville du Havre, et quel est le rapport entre cette atmosphère particulière et ta créativité ?

Je l’explique dans certaines de mes chansons comme « Sometimes I Feel » que l’on va jouer ce soir… J’avais 13 ans, c’était au mois de mars, en Italie j’avais le soleil.  Et là j’arrive, il y a du vent et de la pluie. Du coup j’étais triste, avec le cœur et les yeux qui pleuraient. Cela donnait l’image d’une ville dure, car à l’époque, voir les trains traverser les quartier ouvriers pour alimenter les usines en cuivre était spectaculaire. Cela m’a aidé pour écrire des morceaux comme « Light Of My Town » par exemple. Maintenant, la ville est plus joyeuse, mais il y a toujours les usines qui nous envoient un peu de pollution.
Le Havre exprime aussi l’envie de voyager, avec le port et la proximité de l’Angleterre. Nous n’avons pas hésité, dès que l’on a pu, à prendre le ferry pour aller jouer en Angleterre.
En général, tous les groupes du Havre comme City Kids, Bad Brains, Fixed Up sortis à cette époque étaient plutôt durs, punk ou Rock n’ Roll.
Le Havre nous a servi à avoir cette dureté dont nous avions besoin et à je suis toujours là plus de 40 ans après !
Mon père s’appelait Libero, c’est lui le « Libero » de la chanson dans laquelle je raconte sa vie.
A l’origine, c’était une famille de commerçants, qui a essayé de continuer suite au décès de mon grand père. Mais mon père n’avais pas le sens du commerce, préférant peindre, c’est son côté artiste, et jouer au football. Lui n’était pas libre, et comme je dis dans la chanson, « soit libre à ma place mon fils », et c’est ce que j’ai fait.
Pour revenir à cette ville, je voyais les ouvriers, comment c’était dur pour les gens.. C’était d’ailleurs la capitale communiste de l’Europe occidentale !

Le Havre c’était ça, les usines, cette ambiance dure, un peu froide, le brouillard et le gras sur les pavés !

 

– Beaucoup de groupes anglais sont arrivés au Havre pour faire leur première scène française…

Nous avons contribué à les faire venir ! Nous étions en première partie de Dr. Feelgood lors de leur première date en France. On a continué avec eux pour la date de Paris au Bataclan, mais leur tout premier concert français restera celui de la salle Franklin du Havre. Les Ramones ont également joué là, tout comme Eddie And The Hot Rods. Il y a eu Tyla Gang aussi, cela n’arrêtait pas, soit à la salle des fêtes de Graville, ou à la salle François 1er !

– Toujours à propos de la ville océane, as tu des titres, anciens ou récents, qui décrivent l’ambiance unique de ce lieu ?

« Lights Of My Town » est le plus connus, mais j’arrive à parler de la ville sur chaque album. Il y a aussi « Living In The Dock Land » sur « The Gift » sorti en 2005. En plus je vis dans le quartier qui était celui des dockers auparavant, dans une petite maison ou on est très bien. Elle est située dans une impasse au bout du quai de Saône, près du dernier bar des dockers, « Le Marie-Louise » qui a fermé récemment.

Little Bob Story – Le Havre 27 juillet 1978

– Quel est l’endroit au Havre qui t’inspire le plus et pourquoi ?

J’adore faire le tour des quais, d’ou l’on peut voir l’entrée du port. Même si le port aujourd’hui est excentré avec « port 2000 » qui accueille les immenses porte conteneurs. J’aime bien me balader là ou il y a les anciens entrepôts, ce qui était déjà le cas à l’époque de la « story » car nous étions tous du Havre.

– Au cours de ta riche carrière, quelles sont les rencontres qui t’ont le plus marquées ?

Il y en a eu tellement ! Eric Burdon bien sur, lorsqu’il est passé à l’Olympia. Il y a également Southside Johnny et Willy DeVille qui étaient des chanteurs exceptionnels. J’ai beaucoup aimé Springsteen à ses débuts, Bervely Jo Scott qui chante très très bien. Maintenant, c’est dommage qu’elle participe à « The Voice » en Belgique. Elle gagne plein de pognon mais elle fait moins de disques et de tournées !

Ah, Motörhead également, dès que j’ai rencontré Lemmy, nous sommes tout de suite devenus potes ! Tyla aussi, c’est un mec bien Sean Tyla. Je l’ai fait venir au Havre avec Ducks Deluxe, son premier groupe dans le style pub rock. Nous avions d’ailleurs joué en première partie lors de ce concert que nous avions organisé à François 1er.

 

– La prestation de Little Bob qui restera gravée à jamais dans tes mémoires ?

Il y en a plusieurs ! Dès le départ, on avait fait la tournée « Rock d’ici » avec Ange et l’ensemble des groupes de chez « Crypto ». Et nous étions les seuls à jouer du Rock n’ Roll ! Les autres, comme Mona Lisa, Tangerine, Guidon Edmond et Clafoutis s’inspiraient de Ange en beaucoup moins bien. Tous ces groupes jouaient avant nous et les gens dormaient par terre… Et on arrive sur scène: « Levez-vous bande de batards, Rock n’ Roll Bordel… » Et finalement, environ la moitié du public s’est levé et a dansé. Forcément, le public de Ange ne nous aimait pas. Mais comme leur manager, Jean Claude Pognant, était également le patron de Crypto, il tenait à ce que nous soyons là. C’est cette tournée qui a permis de nous faire connaitre, car elle est passée partout en France.

Sinon, le premier Olympia pour la sortie de « High Time », c’était quelque chose !
Le premier Marquee Club à Londres reste un grand souvenir. J’en était malade dans la journée, au point que je me suis retrouvé chez un médecin, à avoir une piqure pour me décontracter, prétextant que je n’avais plus de voix, alors que tout allait bien de ce côté là. Je n’en pouvais en sortant de scène, impossible de respirer ! C’était plein à craquer et il y avait 2 groupes anglais en première partie, The Count Bishops et The Rockets.

En 1978, nous avons fait le festival de Bilzen, situé près de la frontières Belge, Hollandaise et Allemande, avec un public qui venait de partout. On a remplacé Nazareth et il y avait 30 000 personnes à 5 heures de l’après midi ! Juste après nous, il y avait Blondie, et les Kinks en tête d’affiche !

Je me souviens quasiment de tous les concerts, les plus importants en tout cas !

– Est-ce pour toi un retour aux sources de t’exprimer dans un registre davantage orienté Blues avec Blues Bastards ?

Dès le premier album « High Time », sorti en 1976, il y avait « You’ll Be Mine », un morceau de Howlin’ Wolf. Ce Bluesman américain fait  partie de mes premiers achats de 33 tours ! D’ailleurs, les Stones, les Animals et tous ces groupes là s’inspirent beaucoup des bluesman tels que Muddy Waters, Robert Johnson… J’ai tout de suite aimé le Blues et la musique black. Le Rock n’ Roll que je préférais était celui de Little Richard d’abord, ensuite Chuck Berry et Buddy Guy. Même si j’aimais beaucoup Eddie Cochran, qui pour moi sonnait un peu comme un black.

Le Blues a toujours fait partie de ma vie, et là je trouvais que l’on tournait un peu en rond, avec l’envie de faire autre chose, même si il y a eu de superbes albums après la « Story », comme « Time To Blast » ou « The Gift » juste avant.

Et puis, j’avais envie de changer un peu, mais le Rock n’ Roll sera toujours là de toutes façons, tant que je pourrais ! Tu sais, je gagnerais mieux ma vie à me produire avec un pianiste et un contrebassiste, à chanter des ballades, un peu comme Tom Waits. Un groupe, c’est plus difficile à placer et plus cher à faire tourner. Mais c’est le pied, j’ai besoin de ça, d’être avec les potes, monter dans le camion et partir en tournée. Je suis heureux de vivre !

– Les compositions ont elles un fond autobiographique comme beaucoup de Bluesman ?

Oui forcément ! J’ai du mal à rester inerte face à tout ce qui se passe aujourd’hui, même si je n’ai pas envie de rappeler aux gens les mauvais moments de cette vie. Ils ont déjà la télé et les journaux pour se rendre compte du bordel qui existe ! Heureusement, quand on fait de la musique, on est un peu en dehors de tout ça. Et l’essentiel, lorsque le public vient nous voir, c’est qu’il reparte avec le sourire. Cela veut dire qu’il a été heureux pendant le temps du concert, qu’il a apprécié. C’est ça qui me rend heureux !

– Quelles sont tes écoutes favorites en ce moment ?

The Delta Saints sont très bons, avec un super chanteur. Il y a aussi les amis d’Imperial Crowns de Los Angeles, avec lesquels j’ai partagé la scène lors de leur passage récent à « La Traverse ». J’écoute toujours Tom Waits et son pote Chuck E. Weiss. Tu connais le morceau de Rickie Lee Jones « Chuck e’s in Love » ? C’est lui Chuck…

John Truddel, décédé il y a un an et demi, fait aussi partie de mes écoutes favorites. Je me demande si on ne vas pas reprendre un de ses titres sur le prochain album.
J’ai tellement écouté de musique américaine et anglaise… Les Pretenders sont une des meilleures formations anglaises et Chrissie Hynde fait swinguer sont groupe à l’américaine. Son origine doit y être pour quelque chose, puisqu’elle est née à Akron dans l’Ohio !

Et Dr. Feelgood ! Lee Brilleaux est né un 10 mai, comme moi. Eric Burdon est né le 11 mai, et je me sens très proche de ces gens là.

– Quel est ton avis sur le Blues en France, et quels artistes te font vibrer ?

Je suis difficile ! J’ai besoin qu’il y ai de la violence contenue, de la vraie vie. J’aime bien Benoit Blue Boy, en fait je les connais tous, ce sont des amis. Pour moi, le vrai blues en France c’est Jacques Brel. Il représente l’esprit du Blues.

Mais je ne vais pas rouler ma caisse bordel ! Je viens du rock et j’ai besoin qu’il y ait du « jus ».

Je sais qu’il y a plein de bon groupes en France, comme Mountain Men, Jesus Volt aussi, qui jouent cette musique là comme je l’entend.

– Paul Personne ?

Paul Personne est un ami, mais je ne vais pas dire que je vibre quand je l’écoute ! Il joue très bien, tout en préférant la période ou il chantait en anglais. Maintenant il a plus de succès en chantant en français ! On a tourné de nombreuses fois ensemble avec son groupe Bracos Band. Ils étaient dans le sud ouest, et s’appelaient La Folle Entreprise à leurs débuts ! C’est un mec bien Paulo !

– Pus généralement, Quel est ton point de vue sur l’industrie du disque actuelle et tes relations (si tu en as) avec elle ?

Le truc, c’est que l’on a permis le chargement gratuit des disques, ou pour presque rien ! Je suis fan du disque, avec une préférence pour le vinyle par rapport au CD. J’aime bien les pochettes, lire tout ce qu’il y a dessus, savoir qui joue sur tel ou tel morceau… Les gens écoutent un titre et ne connaissent pas le reste, alors qu’un artiste s’exprime sur la totalité d’un disque et pas juste un morceau. Après, je ne vais pas refaire le monde !

Je suis heureux sur la route comme chez moi. Mais quand je pense à ce qui se passe dans la musique, je ne peux pas être heureux !

– Revenons à Blues Bastards, quels sont les projets ?

Pour l’instant il y a le projet de sortir un « Best Of » de Little Bob Story, Blues Bastards n’étant pas la priorité. Il retracera la période située entre 1976 et 1988, de « High Time » à « Ringolevio ». Il y aura le DVD « Rockin’ Class Hero », plus un album live et un autre studio et j’espère qu’il y aura 2 vinyles, tout dépend de la maison de disques. Un nouvel enregistrement avec les Blues Bastards sortira quelques mois plus tard. Le « Best Of » est prévu pour octobre 2017 et le nouvel album aux alentours de février 2018.

 

– Je te laisse le mot de la fin…

On ne m’a jamais demandé de sortir un album pour gagner de l’argent ensuite ! J’espérais en gagner un peu pour m’en sortir, et déjà rembourser tout ce que j’ai payé pour faire le disque, mais je n’ai jamais écrit une chanson pour gagner de l’argent, sinon je le saurais ! Je suis presque un peu confiné dans ce monde du Rock n’ Roll un peu à part, et j’ai réussi l’exploit d’être toujours là aujourd’hui. C’est presque un exploit, sans jamais avoir fait aucune concession ! J’ai toujours fait ce que j’ai voulu !

– Ce sera le mot de la fin !

J’ai de la chance, car il n’y a pas beaucoup de personnes qui font ce qu’elles veulent !

Nous tenons à remercier Kriss de Muzivox et Paul Moulènes ainsi que toute l’équipe de « La Traverse » pour nous avoir permis de réaliser ce reportage dans d’excellentes conditions.

Réalisation: Marie-France BOUCLY
Photos © 2017 Alain BOUCLY
Prong annonce la sortie de son nouvel album « Zero Days » , disponible le 28 juillet 2017 via Steamhammer/SPV dans les formats suivants: CD digipak, 2 LP gatefold, download et Stream.

Tracklisting Digi (Cover with Logo on the side)
01. However It May End 3:36
02. Zero Days 3:35
03. Off the Grid 3:18
04. Divide and Conquer 3:16
05. Forced Into Tolerance 3:16
06. Interbeing 3:50
07. Blood Out of Stone 4:12
08. Operation of the Moral Law 3:30
09. The Whispers 3:19
10. Self Righteous Indignation 4:13
11. Rulers of the Collective 3:01
12. Compulsive Future Projection 3:10
13. Wasting of the Dawn 4:39
14. Reasons to Be Fearful 3:31 (bonus track)

Tracklisting 2LP (Cover with logo on top)
Side 1
01. However It May End 3:36
02. Zero Days 3:35
03. Off the Grid 3:18
Side 2
01. Divide and Conquer 3:16
02. Forced Into Tolerance 3:16
03. Interbeing 3:50
Side 3
01. Blood Out of Stone 4:12
02. Operation of the Moral Law 3:30
03. The Whispers 3:19
Side 4
01. Self Righteous Indignation 4:13
02. Rulers of the Collective 3:01
03. Compulsive Future Projection 3:10
04. Wasting of the Dawn 4:39

La tournée Européenne  » Zero Days »– été 2017 passera par la France avec une date unique au Hellfest le 18 juin 2017, ou Prong jouera sur la MainStage 2.

“Zero Days – European Tour 2017”

16.06.B-Dessel – Graspop Metal Meeting
18.06.F-Clisson – Hellfest
13.07.D-Hamburg – Hafenklang
14.07.D-Münster – Sputnikhalle
15.07.NL-Eindhoven – Dynamo Metal Fest
18.07.GB-Glasgow – Audio
19.07.GB-Belfast – Voodoo
20.07.IE-Dublin – Voodoo Lounge
21.07.GB-Manchester – Rebellion
22.07.GB-London – Underworld
26.07.D-Munich – Free&Easy Festival
27.07.D-Stuttgart – Keller Klub
28.07.D-Weinheim – Cafe Central
29.07.D-Essen – Nord Open Air
30.07.D-Siegen – Vortex
02.08.D-Potsdam – Waschhaus
03.08.PL-Kostrzyn – Woodstock Open Air
04.08.D-Wacken – Wacken Open Air
05.08.D-Veltheim – Festival Kult
06.08.D-Cologne – Rheinriot
09.08.D-Regensburg – Eventhall Airport
10.08.A-Graz – Explosiv
11.08.A-Vienna – Viper Room
12.08.CZ-Josefov – Brutal Assault Festival
25.08.D-Sulingen – ReLoad Festival
Présente:
Punish Yourself + Guest le vendredi 08 décembre 2017 à La Maroquinerie (19H30).

Après un White Sun/Black Noise Tour surprise, tout en noir et blanc, puis une pause le temps de quelques projets parallèles (dont une énorme tournée du Bal Des Enragés pour Klodia et vx), les furieux de Punish Yourself sont de retour, en couleur, avec tout leur attirail de peintures fluo, de lights post-apocalyptiques et d’ultra-violence cyberpunk.

De retour, mais dans une nouvelle incarnation : leur nouvel album «Spin The Pig», enregistré en trio après le départ de la guitariste Miss Z, est un hommage brutal aux racines hardcore-indus du groupe, probablement le plus violent de leur discographie pourtant déjà intense.

Machines martelées à toutes vitesse, guitares hurlante, voix distordues, l’ambiance n’est plus au dancefloor mais au champ de bataille. Avec un nouveau batteur (et le passage de Xav à la guitare, après presque vingt ans derrière les fûts), la meute revient plus remontée que jamais pour un Pig Data Tour qui devrait vous laisser en ruines…

La Billetterie est disponible ICI

Interview de Mante réalisée à Chauny « Le Forum » le 1er avril 2017 lors du Rock’N Festival
Entretien avec Isïa, Arthur et Matthieu effectué par Marie-France BOUCLY

Bonjour et merci d’accorder cet entretien pour Ride The Sky.

– Peux-tu résumer l’histoire de Mante, nous raconter la naissance du groupe, et comment vous vous êtes rencontrés tous les 3 ?

Nous sommes rencontrés il y a plusieurs années alors que nous étions chacun dans des formations différentes. Le fait d’avoir participé à des concerts en commun a facilité les choses, et nous nous sommes revus avec l’idée qu’il pouvait se passer quelque chose de vraiment bien. C’est comme ça que Mante est arrivé petit à petit.

Il y a eu beaucoup d’échanges au départ, notamment par mail. Nous nous échangions des sons, et en même temps chacun découvrait l’univers de l’autre jusqu’à la naissance du projet.

 

– Comment définirais-tu l’univers de Mante ?

C’est orienté Pop, Rock Electro en français, très inspiré par Gainsbourg et Bashung. Il en ressort un côté rock vintage seventies, mélangé à de la pop électro moderne.

– Quelles sont les raisons qui t’ont conduit à aborder ce genre musical ? Influences, envie de créer une ambiance décalée…

Pour ma part, c’est l’envie de mettre des textes en français, sur une musique assez moderne, ce que l’on a pas l’habitude d’entendre. Je trouve que l’on a plus l’habitude d’entendre la langue française associée à de la variété ou de la chanson plus traditionnelle, toutes ces choses déjà entendues. Mais le Mélange avec du Rock électronique ne se fait pas beaucoup !

Au niveau des influences il y a beaucoup de choses, comme je te disais tout à l’heure par rapport à notre univers musical, mais aussi tout ce qui est Rock électronique.

C’est vrai que dans le groupe, nous nous sommes bien trouvés au niveau des influences. Isïa est très barrée Bashung, Gainsbourg, avec tous ces genres de sons. Mathieu est davantage Rock n’ Roll et moi un peu plus électronique. Du coup, c’est le mélange de cet ensemble diversifié qui donne Mante, tout simplement.

– Parlons un peu des compositions. comment s’effectue la répartition entre vous pour les textes et la musique ?

Je coécrit les paroles avec Jean Fauque, qui a travaillé avec d’Alain Bashung. La base harmonique est faite juste après l’écriture des textes, ensuite les arrangements se font tous ensemble. Nous fonctionnons de cette façon pour la majorité des morceaux, mais ça peut partir également d’un bœuf. On se retrouve lors d’une répétition par exemple, et il va en sortir une base instrumentale sur laquelle viendront se greffer les textes. Mais c’est quand même plus rare. Les séances d’écriture avec Jean sont le point de départ, et la musique vient se greffer dessus.

 

– De quoi t’inspires-tu pour écrire ?

Nous sommes partis sur l’idée d’un concept album, que l’on a d’ailleurs développé lors du concert de ce soir.

Je suis un peu obsédée par Melody Nelson de Gainsbourg. J’ai donc proposé à Jean Fauque de faire un album concept qui retracerait une partie de la vie d’une jeune fille de 20 ans qui part à New York. Et j’ai l’idée de poursuivre dans ce sens là et de, pourquoi pas, faire une trilogie.

– Il ressort de vos prestations live un côté théâtral. Il y t’il une signification particulière à ce visuel contrasté, à la fois sombre et sensuel ?

Tant mieux ! J’aimerais que se le soit encore plus et que ce côté là se trouve renforcé au fil du temps.

Concernant les tenues, nous avons fouiné dans des fripes pour trouver celles des garçons. Ma robe quant à elle a été faite il y a 2 semaines par une créatrice qui a été élève de Loulou de La Falaise et Yves Saint Laurent.

 

– Le style de ta robe me fait un peu penser aux créations de Courrèges dans les années 60 / 70 !

Au niveau de la coupe ?

– Peut-être pas au niveau des épaules, mais la coupe et le fait qu’elle soit blanche correspond complètement à ce style.

Je suis très branché mode ! L’idée des épaules par exemple est venue d’un manteau Pierre Cardin trouvé dans une fripe. Il avait des épaules comme ça, un peu Star Trek, et du coup j’ai tout de suite pensé à la robe ! C’est une belle collaboration avec une fille très douée qui s’appelle Poly Tuy. Je pense que je vais poursuivre dans cette voie, en développant mes tenues. Car après avoir cherché dans différentes boutiques, je ne trouve rien de théâtral ni de scénique dans la mode prêt à porter.

– Comment se fait-il que vous n’êtes plus maquillés ?

C’est une exception pour ce soir, car nous sommes arrivés tout juste pour la balance. Et on nous a prévenu seulement 5 minutes avant de monter sur scène, ce qui ne laissait plus assez de temps pour se maquiller.

– Ou en est le projet d’album, est ce que vous pouvez en dire un petit peu plus ? 

Nous en sommes à 9 morceaux écrits et composés. Nous allons décider avec Jean Fauque si on laisse une ouverture à la fin de l’album pour une suite éventuelle. Actuellement, le démarchage est en cours pour le faire produire.

 

– Quelles ont les prochaines échéances pour Mante ?

Nous avons un concert prochainement avec Rover, ensuite il y a une sorte de Show case prévu à Paris. Cela fait suite à l’évènement des rencontres d’Astaffort en septembre dernier, ou j’ai été lauréate avec 4 autres camarades, et qui donne l’opportunité de participer à une sorte de concours. Un tremplin nommé « Le Pic d’Or » est prévu le mois suivant à Tarbes, avec 21 finalistes.

– On te laisse le mot de la fin pour les lecteurs de Ride The Sky.

La nuit nous sommes mythiques ! (rires) Je crois que c’est le mot de la fin.

Réalisation: Marie-France BOUCLY
Photos © 2017 Alain BOUCLY

Le fléau du marché noir s’abat une nouvelle fois sur les réseaux, et  un petit quota de pass 3 jours sera débloqué pour lutter contre ce trafic ! Comme l’année dernière, l’organisation espère que cette démarche permettra de couper l’herbe immédiatement sous les pieds des revendeurs abusifs et de stopper cette mauvaise inflation.

Espérons également que cela permettra à certains d’entre vous d’obtenir in extremis un billet pour Hellfest ! N’oubliez pas que subsistent régulièrement quelques pass sur la plateforme sécurisée de Zepass. Restez toujours prudents et vigilants face aux revendeurs indépendants, ne divulguez jamais votre code barre de billetterie sur la toile jusqu’à la pose de votre bracelet !

Pour bien vous préparer, la billetterie éphémère sera ouverte vendredi 26 à 11H00 sur Digitick.

Billeterie ICI

Rendez-vous à Clisson, rendez-vous en ENFER les 16, 17 et 18 juin !

   
Présentent:

Après 4 ans d’attente, le nouvel album studio de Jonny Lang sortira le 25 août 2017.

Ecoutez « Let It Move » ICI

Téléchargez la chanson gratuitement ICI

Tournée française en novembre 2017:
07 novembre – Cléon / La Traverse
09 novembre – Marseille / Espace Julien
10 novembre – Six-Fours-les-Plages / Espace Malraux
11 novembre – Paris / La Cigale
    
Présentent:
« Lay It On Down », le nouvel album studio de Kenny Wayne Shepherd sortira le 21 juillet 2017.
Regardez le clip de « Baby Got Gone » ICI

Regardez le trailer de l’album « Lay It On Down » ICI

Kenny Wayne Shepherd sera concert le samedi 22 juillet 2017 dans le cadre du festival Guitare en Scène à Saint-Julien-en-Genevois

www.kennywayneshepherd.net

Underground Investigation organise, pour la seconde année consécutive, un évènement dédié aux légendes du Hard Rock. Car après Blaze Bayley (ex chanteur d’Iron Maiden, faut-il le rappeler) l’an dernier, c’est au tour du guitariste légendaire de Scorpions Uli Jon Roth, de se produire à Fismes pour cette seconde édition du Hard Rock Legend.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public a répondu présent au delà de toutes les attentes, puisque la belle salle de « La Spirale » affiche sold-out !

C’est devant un parterre déjà bien garni que les 5 lascars de Gang vont prendre possession de la scène. Le combo fismois va une nouvelle fois régaler un public d’habitués, mais aussi convaincre les nouveaux venus. Il faut dire que les brûlots que sont « Another Tomorrow » ou « All The Found Around » ont de quoi impressionner, tant par la qualité de ces compositions mais aussi par cette science à délivrer un heavy metal sans concessions.

La performance vocale de Bill est à signaler, le frontman étant à peine remis d’une angine et je dois avouer avoir été particulièrement bluffé par sa prestation !

Mais Gang c’est aussi une vraie cohésion, renforcée par les nombreuses dates à l’étranger, mais également une joie de jouer communicative. Jouer sérieusement sans se prendre au sérieux, telle pourrait être leur devise !

L’ovation méritée, offerte par une salle désormais pleine à craquer, viendra clôturer un set de 30 minutes qui seront passées beaucoup trop vite.

Cette soirée sera également l’occasion de découvrir Angelo Perlepes’ Mystery un groupe venu de Grèce, qui officie dans un Hard Rock inspiré des groupes anglais des 80’s. Les influences de la New Wave Of British Heavy Metal sont bien présentes, et il n’y a rien d’étonnant quand on sait que la création du combo remonte à plus de 30 ans !

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, la renommée d’Angelo Perlepes’ Mystery est restée pour le moins confidentielle, et pourtant le talent est présent à tous les niveaux.

Dimitris Sirgiannis assure les parties vocales sans faiblir, grâce à timbre à la fois puissant et efficace. La palme de meilleur jeu de scène est décernée, sans contestation aucune, au bassiste Tasos Vrettakis. Toujours en mouvement, Tasos multiplie les poses et joue avec sa longue chevelure, ce qui ne l’empêche pas de faire sonner sa 4 cordes de la manière la plus énergique qui soit.

Mais tous les regards vont se tourner vers ce guitariste hors pair qu’est Angelo Perlepes. Faisant preuve d’une sacrée maitrise, Angelo va démontrer la finesse de son toucher et un feeling incroyable. L’audience monte en température, dans tous les sens du terme, et même si Les Grecs ne vont pas décrocher la palme de l’originalité, c’est un excellent moment que nous aurons passé en leur compagnie.

Place au maitre, que dis-je, à ce prodige de la guitare qu’est Uli Jon Roth. L’âme de Scorpions est présente devant plus de 400 personnes pour un concert qui restera gravé dans les mémoires. Pour les puristes, le groupe allemand s’est vite démarqué grâce à la voix unique de Klaus Meine, et le son de guitare « Hendrixien » d’Uli.

Il suffit de réécouter « Tokyo Tapes » afin de se rappeler toute l’importance de son jeu de guitare, qui a le don de sublimer les compositions qui n’ont pas pris une ride. Uli quittera Scorpions après la tournée de 1978 et marquera la fin d’une époque, mais rien n’est perdu puisque le show de ce soir dénommé « Tokyo Tapes Revisited Tour » permettra de revivre ces grand moments.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que tous les classiques de la bestiole venimeuse ont été à l’honneur ! Quel régal de voir Uli Jon Roth interpréter « Picture Life », « We’ll Burn The Sky », « Dark Lady » ou encore « In Trance » ! Un tel enchainement de classiques donne des frissons comme seuls les musiciens de grande classe peuvent en procurer…

Le groupe qui l’accompagne assure l’essentiel, notamment avec un chant bien en place et d’une justesse déconcertante. Evitons les comparaisons et profitons de ces échanges à 3 guitares qui donnent une dynamique et une couleur toute particulière à ces titres liés au Hard Rock pour l’éternité.

« All Along The Watchtower » sera un autre grand moment, car cet hommage à Jimi Hendrix chanté par Uli va faire vibrer la foule qui enchaine les ovations entre chaque titre.

Uli Jon Roth est unique dans son jeu, capable de se transcender lors de solos déconcertants mais toujours remarquablement dosés pour transcender les titres.

Bien servis par un son et des lights remarquables, les 3 groupes ont pu s’exprimer à 100% dans des conditions optimales. Merci à la direction et au staff de « La Spirale » pour la qualité de son accueil et de sa structure.

Le public ne s’y est pas trompé, car il s’est déplacé en nombre de toutes les régions de France, et même de l’étranger pour participer à la fête et contribuer à ce succès amplement mérité.

Bravo et merci à Sylvain et l’équipe d’Underground Investigation pour avoir mis sur pied une telle soirée, avec un artiste légendaire, également heureux d’être là, pour le plus grand plaisir de tous.

Une telle réussite en appelle d’autres, donc ne manquez pas le rendez vous du Hard Rock Legend #3 en 2018 !

Report & Photos: Alain BOUCLY

Veryshow présente:
de retour à Paris pour une date unique à l’Olympia le 13 octobre !

Groupe de Rock Alternatif californien formé en 1993 sous les influences de Limp Bizkit et Linkin ParkPapa Roach partage sa musique entre Hip Hop et Metal.

Leur second album « Infest » rencontre immédiatement un franc succès en 2000 avec plus de 3 millions d’exemplaires vendus, contribuant à hisser le groupe dans le top 5 des ventes de l’année. Le groupe est alors propulsé sur les devants de la scène Néo-Metal et en profite pour tourner aux côtés de superstars tels qu’Eminem, E-40, Xzibit puis Slipknot, Skindred, Seether ou encore Nickelback, jusqu’à devenir une référence de la scène Metal américaine. 

Papa Roach signe son grand retour cette année avec la sortie de « Crooked Teeth », leur neuvième album studio prévu pour le 19 mai. Très attendu par les fans, celui-ci a la particularité d’avoir été financé de manière participative sur Internet en offrant de surprenantes contreparties aux contributeurs, telles qu’un concert acoustique privé ou la vente de leur studio d’enregistrement.

Ce nouvel album promet comme à son habitude un cocktail détonnant de Rap, Hard Rock et Metal, qui prendra tout son sens lors d’une date unique à l’Olympia qui s’annonce survoltée !