Quoi de mieux pour terminer la semaine qu’un concert de Shakra et Sideburn ? Voilà une affiche qu’il ne faut pas rater !

Les deux groupes suisses se sont retrouvés au Hipster Café à Rouen vendredi soir pour la première des trois dates prévues en France.

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C’est avec le Hard Rock de Sideburn que la soirée commence. En général, le premier groupe sur scène doit chauffer la salle, mais ce soir la température est montée très vite ! Les cinq musiciens ont la pêche et enchaînent les premiers morceaux « Knockin’ At The Wrong Door » et « Devil May Care ».

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Juste après, le groupe nous fait découvrir « Call A Doctor », qui doit paraître sur le prochain album. Ce ne sera d’ailleurs pas le seul inédit du concert : trois autres titres « Get Your Ride On », « Gimme A Sign » et « Mainline » se glissent entre les morceaux incontournables de la discographie, comme « Cherry Red » ou « Six Feet Under ».

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Bien que le line-up ait changé plusieurs fois depuis la création du groupe il y a plus de 20 ans, les musiciens sont en parfaite cohésion sur scène. Lionel à la batterie propulse l’ensemble, tandis que les deux guitaristes, Mike et Lawrence, se partagent les solos des différents morceaux. Le bassiste, Nick, se fait entendre sur les chœurs, en complément de la performance vocale de Roland, digne des plus fidèles représentant du rock australien.

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Malgré l’étroitesse de la scène, les cinq gaillards font preuve d’une énergie sans faille pendant toute la durée du show. Deux morceaux aux sonorités plus blues permettent aux musiciens de reprendre leur souffle, ce qui n’est pas le cas pour Roland qui démontre tout son talent à l’harmonica.  Pour terminer le set, Sideburn nous offre un hommage à Lemmy avec le puissant « No Class » de Motörhead.

La température n’a pas le temps de redescendre avant que Shakra monte sur scène. Le show débute avec « Hello », le premier titre du dernier album « High Noon » qui marque le retour de Mark Fox au chant. L’album entier est à l’honneur ce soir avec pas moins de 7 morceaux : « Around The World », « Eye To Eye », « High Noon », « Watch me Burn », « Wild And Hungry », et bien sûr « Raise Your Hands », très efficace en live. Et le public apprécie !

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Mark communique beaucoup avec les fans mais les autres membres du groupe ont plus de mal à bouger à cause de la taille restreinte de la scène. Le backdrop est même resté dans la remorque!

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Dominik Pfister à la basse est particulièrement discret, surtout au début du concert, en retrait par rapport au guitariste Thomas Muster qui est plus énergique. Derrière sa batterie, Roger Tanner arrive a lancer un clin d’œil ou un sourire aux fans juste devant la scène. Thom Blunier à la guitare nous prouve qu’il n’y a pas besoin de beaucoup bouger pour envoyer un son parfait lors d’intenses solos, remarquables de précision.

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Shakra a son propre style, c’est puissant, efficace, et ça plait ! L’ensemble de la discographie est bien représenté : des débuts avec « Nothing To Loose », extrait de l’album « Rising », à « Life Is Now », de l’avant dernier album « Powerplay », sans oublier les albums « Infected » ou « Everest » avec un titre comme « Ashes To Ashes » par exemple.

Le seul moment où les choses se calment un peu est lors «d’une chanson pour les amoureux» comme dit Mark avant de jouer « Love Will Find A Way ».

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La soirée se termine trop vite après un show magique de plus d’une heure et demi, on voit bien que Shakra s’est fait plaisir sur scène et que les fans en ont bien profité.

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Merci à l’association Rockamagus d’avoir organisé cette affiche de qualité, avec 2 groupes qui ont tout donné, devant une audience conquise qui s’est déplacée en nombre.

Sandrine CHATEL

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Lors de chaque édition du Hellfest, de nombreux bénévoles consacrent leur temps à accueillir et à orienter les personnes à mobilité réduite, ainsi que celles en situation de handicap.

Il m’a semblé intéressant de mettre en avant ces personnes qui œuvrent au quotidien pour le bien être des festivaliers, afin que ceux-ci puissent vivre à fond leur passion durant ces 3 jours de fête.

Ce focus sur un des à côtés du festival, permet de mieux connaitre le dispositif en place, avec  l’historique et l’évolution de celui-ci, lors d’un entretien exclusif avec Antoine Tilly, responsable de l’accueil et de l’accessibilité.

Merci à lui d’avoir pris le temps de partager son expérience et de livrer quelques anecdotes croustillantes !

Alain BOUCLY

Entretien avec Antoine Tilly

Responsable du dispositif accueil et accessibilité PMR-PSH

Antoine Tilly, responsable de l’équipe chargée d’accueillir le public PMR-PSH au Hellfest s’est confié sur les différents aspects liés à la mise en place de ce dispositif.

Bonjour Antoine! Je te remercie pour la disponibilité dont tu fais preuve afin de réaliser cet entretien, pour nous faire découvrir le domaine dans lequel tu t’investis depuis de nombreuses années.

– En premier lieu, quelle a été pour toi la source de motivation, l’élément déclencheur qui t’as donné l’envie de t’impliquer dans une structure dédiée aux personnes à Mobilité Réduite et à celles en Situation de handicap?

On me pose très souvent cette question d’ailleurs. En 2009 je suis runner d’ Heaven and Hell et lors de mes pauses je me rends compte que tout le monde peut monter sur la plateforme des Mainstages, festivaliers, presse, bénévoles et ce malgré la présence d’un vigile. J’en ai fais le test. Les PMR-PSH étaient du coup derrière tout ce petit monde donc ils ne voyaient pas grand-chose. En septembre suivant cela m’est apparu comme une évidence. J’ai donc contacté le Hellfest pour proposer mes services avec un « plan » complet d’accueil et d’accessibilité. Je t’avoue qu’au début j’ai débuté avec une page blanche.

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Jean Luc Genevrier – Photo © Yves Marie Tilly

– Depuis combien de temps es-tu en charge de ce dispositif, en tant que bénévole, puis dans l’organisation de ce secteur particulier ?

Depuis septembre 2009 pour une première mise en place lors de l’édition 2010.

– Peux-tu nous expliquer l’évolution matérielle et humaine de l’accueil PMR- PSH du Hellfest ?

En 2010 il n’y avait quasi rien, il a fallu tout prévoir. Fléchage, parking spécial, plateformes, accès sur les autres scènes, Pass spécifique, toilettes, douche, chemin en dur. L’accueil on le faisait à l’entrée du parking puis sur le trottoir. Maintenant nous avons un vrai pôle d’accueil. Il a fallu bien sûr, recruter des bénévoles. Tout naturellement j’ai fais appel à mes proches, la moitié de mon équipe est constituée de mes frères et d’amis. En 2013, ma compagne devient la responsable du poste accueil. En juin prochain mon fils sera présent avec nous. Une vraie Tilly family story, ce qui est notre force finalement.

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De gauche à droite: Bertrand Raphel, Patrice Tilly, Antoine Tilly, Laurent Lebrun et Yves Marie Tilly

– La plateforme principale est située face aux mainstages. Quel est le dispositif prévu pour les autres scènes?

Il y a une petite plateforme pour la Warzone, pour les autres scènes, pas de plateformes mais nos amis PMR-PSH peuvent voir leurs artistes préférés au plus près, c’est-à-dire sur un des côtés de chaque scène.

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– Combien êtes-vous dans l’équipe, et quel est le rôle de chacun?

En juin prochain, nous serons 16 soit 5 de plus qu’en 2015. Au poste Accueil PMR-PSH, mes 4 bénévoles filles, sont en charge du contrôle des cartes d’invalidité ou tous autres documents. Elles vérifient et scannent les billets, posent les bracelets et remettent le Pass PMR-PSH. Le reste de l’équipe est réparti sur les plateformes et devant les autres scènes pour contrôler, installer et fluidifier les accès.

– Quelles sont les qualités essentielles pour faire partie de cette équipe?

Sourire, convivialité mais aussi fermeté.

– As-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

En 2013 un espagnol en fauteuil s’est « offert » un slam géant devant les Mainstages, porté à bout de bras par les festivaliers valides. Il a été la star du festival et de la Presse le dimanche. Tout le monde venait le saluer sur la plateforme.

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© Benoit Guerin – Ouest France

– Quel est à ce jour ton meilleur souvenir, toutes éditions confondues?

Incontestablement, les remerciements de nos amis PMR-PSH lorsque le dernier concert est terminé et que tous repartent avec de la joie sur leur visage.

– Et le pire ? (si il y en a un)

Ceux qui ne nous remercient pas.

– Quel est ton état d’esprit à quelques semaines de l’ouverture du Festival?

Suis en place, quasi prêt. C’est énormément de préparation pour 4 jours qui passent en un clin d’œil.

– Je te laisse le mot de la fin:

C’est un vrai bonheur et une fierté de s’investir pour cette noble mission au Hellfest, de travailler avec des équipes compétentes, d’être écouté et être pris au sérieux. Je me souhaite encore de belles éditions.

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Un grand merci Antoine pour avoir répondu à ces questions et nous avoir fait découvrir cet univers où la solidarité et la convivialité sont essentielles.

Réalisation: Alain BOUCLY

Live Report: Retour sur le Hellfest 2015

Publié : 9 mai 2016 par Alain B. dans Live reports, Musique
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A la croisée des fans du 10ème anniversaire du Hellfest

L’ambiance du Hellfest : 3 jours de fête !

A quelques semaines de l’édition 2016, Ride The Sky se replonge sur celle de 2015 avec « best of » d’images rassemblées sur les 3 journées du festival.

C’est un plaisir de se replonger au cœur du Hellfest avec différentes vues du superbe site, sous les angles les plus variés, mais aussi l’espace V.I.P, les photos de nuit sans oublier les indispensables citernes de bière!

Mais le plus important c’est le public, son sourire dès qu’il voit l’objectif s’approcher ! L’impressionnante diversité et l’originalité des tenues est toujours un véritable spectacle.

Pour certaines d’entre elles, ce fut un véritable exploit de tenir les 3 jours ainsi vêtu, sous le soleil et la chaleur Clissonaise.

Le show est aussi dans la foule, et on ne s’en lasse pas, pour le plaisir des yeux !

Vivement le 17 juin pour retrouver cet esprit de fête et de convivialité voire de fraternité!

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La seule date française de la tournée Européenne de D-A-D fait une halte au sud de la capitale, à Savigny le Temple. Ne boudons pas notre plaisir de voir les danois visiter notre territoire, tant de groupes prenant un malin plaisir l’éviter!

Le public s’est déplacé en nombre pour honorer cette affiche 100% hard rock, d’autant que Thundermother, prévu en ouverture sera fidèle l’esprit de la soirée.

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Le groupe, composé de cinq suédoises, va envoyer un classic rock efficace et sans concessions. Bien emmené par la voix puissante de Clare Cunningham, Thundermother va délivrer un set à l’énergie sans faille, piochant dans les 2 albums sortis à ce jour, « Rock ‘N’ Roll Disaster » et « Road Fever ». Si les influences d’AC/DC sont indéniables sur le premier opus, notamment avec « Shoot To Kill » ou « Rock’n’Roll Disater », le combo originaire de Stocklom a su se démarqué de la légende australienne sur le second.

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L’excellent « It’s Just A Tease », balancé sur un tempo plus rapide, lorgne même vers Crucified Barbara, comme par hasard elles aussi venues de Suède !

La guitariste Filippa Nässil ira même jusqu’à descendre dans la fosse, histoire de faire monter l’ambiance d’un cran le temps d’un solo.

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L’essentiel est assuré avec ce show direct et sans fioritures, de quoi passer un bon moment en tapant du pied sans se poser de questions! Reste à renforcer la cohésion pour démontrer pleinement un potentiel certain. Rendez-vous est pris pour l’ouverture de l’Alcatraz Festival le 13 août 2016.

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D-A-D va nous proposer, pour son retour en France, après leur dernière apparition au RaismesFest 2014, un concert pour le moins original. Le concept de cette tournée se déroule en deux parties distinctes, avec l’intégralité de l’album « Riskin It All » interprété dans un premier temps, suivi par la totalité de « No Fuel Left For The Pilgrims »  après une petite pause.

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Le ton est donné dès l’entame de « Bad Craziness ». Le quatuor en très grande forme, enchaine les brûlots dévastateurs repris en chœur par un public de connaisseurs.

L’ambiance est brûlante, sous le charme d’un Jesper Binzer toujours très communicatif.

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Mais c’est surtout le bassite Stig Pedersen qui fait le show. Les changements de tenues se succèdent (mais comment fait-il pour supporter cette matière en vinyle aussi longtemps), tout comme les permutations d’instrument. L’originalité de ses basses à 2 cordes est une marque de fabrique du groupe, comme quoi il n’est pas toujours utile d’avoir 4, 5 voire 6 cordes pour balancer un groove spectaculaire. Bien servi par un son d’une remarquable clarté,  le quatuor ne s’économise pas, à l’image de Stig  qui continue ses prouesses, en grimpant sur la batterie ou les amplis.

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La magnifique interprétation acoustique de « Laugh And A Half » sera accompagné par le chant d’une audience conquise, pour finir de la plus belle des manière la première moitié d’un superbe show.

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Le temps de changer le backdrop et c’est reparti ! La montée en puissance du set est indéniable, l’enchainement des titres oscillant entre le rock sur-vitaminé et la puissance d’un hard rock terriblement efficace. Le défilé de la collection de basses se poursuit, avec les formes les plus inouïes. Mais comment Stig parvient il à faire claquer les cordes de cet instrument au design d’une fusée ?

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Mais c’est bien le classique du groupe « Sleeping My Day Away » que tout le monde attend. Ce titre permet à la tête d’affiche de communier véritablement avec les 400 personnes présentes ce soir, chantant comme un seul homme, pour un final d’anthologie.

Le rappel « It’s After Dark » viendra clôturer une prestation maitrisée de bout en bout, mais aussi en distillant un feeling remarquable pour le plus grand plaisir d’un public conquis par une telle performance.

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Reportage & Photos: Marie-France & Alain BOUCLY

© 2016

Merci à Dominique BERARD & 106db pour les accréditations.

 

Newdrive

À tous les fans de punk rock des années 2000 comme moi qui ont grandi avec des groupes tel que The Offspring ou Sum 41… j’annonce la naissance d’un groupe qu’il vous faut absolument connaître : Newdrive originaire de Stockholm ayant débuté en 2006 est composé de Chris au chant et à la guitare, de Erik à la batterie et de Johannes à la basse et au chant. J’aime autant vous dire que leur premier album qui est sorti le 3 mai 2016 est une pure réussite.

« le punk rock est plus fort que jamais ! Et la pop punk aussi » c’est ce que je me suis dit après avoir écouter ce « Closed Doors And Broken Mirrors »… parce que tout y est. Les riffs qui tabassent (limite metal) mais qui sont variés et recherchés, les lignes de chant rapides et entraînantes me donnant envie de descendre en skate dans les rues, d’aller dans un fast food et de lancer une bataille de sauce. Les paroles racontant des histoires riches en émotion et vous invitant à aller de l’avant. Tout ce que j’aime dans le punk rock et la pop punk est là, et c’est quelque chose qui je pense, fait vraiment du bien au monde musical d’aujourd’hui. Parce que ce style ne se limite pas à « musique commerciale pour ados » et est plus riche et plus intéressant qu’on pourrait le croire. Pour exemple, Newdrive justement, ont leur propre identité. Cela passe d’abord par la voix du chanteur qui est unique (dans ce genre de bandes, ils ont toujours une voix unique et extraordinaire, celui-ci ne fait pas exception à la règle) puis par la structure de leurs chansons. En effet, les moments les plus marquants de cet album sont ceux où le refrain principal d’une chanson est répété mais avec une autre intensité ; un rythme plus lent mais plus puissant venant parfois après un passage calme. Le groupe gère donc parfaitement les contrastes entre « passages rapides » et « passages posés ». Enfin encore une fois, les riffs sont géniaux.

Si l’on veut chipoter, on peut peut être trouver un ou deux défaut (minime) à ce disque en tout point maîtrisé. Certains verront éventuellement un ensemble répétitif comme je le vois personnellement sur certains albums de groupes de pop punk contemporains. Mais sincèrement, c’est du pinaillage de moineau.

Car « Closed Doors And Broken Mirrors » malgré le sombre de sa pochette somptueuse, signe un avenir radieux pour le punk de demain… toujours sujet à des clichés aberrants mais en dépit de, intemporel.

Mon top 5 des chansons de l’album
01 Gone Forever
02 Nowhere To Run
03 One Last Time
04 Still Waiting
05 On My Own

La liste des pistes
01 Nowhere To Run
02 Escape From You
03 Disappointed
04 Gone Forever (feat Tony Lovato)
05 Better Without You
06 On My Own
07 Away From Home
08 One Last Time
09 Still Waiting
10 Througt These Walls
11 Runaway

Retour sur la performance de Scorpions lors du festival de Beauregard le 02 juillet 2015. Le groupe légendaire allemand poursuit le « 50th Anniversary World Tour » et sera présent lors du festival Retro C Trop le 25 juin 2016, au Château de Tilloloy (80). A l’affiche également de cette première journée: Hubert Félix Thiefaine, Ten Years After et Mike Sanchez. La date du 26 juin sera également exceptionnelle avec les texans de ZZ Top en tête d’affiche, mais aussi Jethro Tull, Steve’n’ Seagulls et Ben Miller Band.

La notoriété du festival de Beauregard qui a lieu chaque année à Hérouville Saint Clair, près de Caen augmente chaque année depuis 2009. Cet évènement typé « musiques actuelles » avec plusieurs têtes d’affiche grand public, se déroule sur 3 jours, auxquels se rajoute une quatrième date le jeudi. Celle-ci baptisée « The Day Before » offre une programmation plus orientée Hard Rock, plutôt en décalage avec le thème général de l’affiche.

Après avoir vu passer Iggy Pop, ZZ Top ou encore Motorhead les années précédentes, c’est au tour d’Headcharger, de Crucified Barbara et de Scorpions d’investir la grande scène érigée dans un superbe parc.

C’est aux Caennais d’Headcharger  que revient l’honneur d’ouvrir les hostilités, devant un public encore clairsemé.  Les régionaux de l’étape vont vite entrer dans le vif du sujet, envoyant du lourd dans un registre Stoner, Heavy Rock survolté.

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Loin de se laisser impressionner par un contexte aussi grandiose, les Normands ont assuré un show efficace, enchainant les titres du dernier album « Black Diamond Snake » sorti l’an dernier. L’énergie de Sébastien est communicative, tout en assurant un chant bien en place sur l’ensemble des 45 minutes de set. Les 2 guitares d’Antony et David ne sont pas en reste, incisives à souhait, servies par un son à la fois clair et puissant. On se prend même au jeu lorsque la rythmique plombée aux accents de Black Sabbath a achevé les fans présents aux premiers rangs.

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Headcharger a tout donné, prouvant ainsi les capacités de ce groupe à maitriser les scènes surdimensionnées, y compris en dehors de nos frontières.

La foule est plus nombreuse pour accueillir Crucified Barbara, de retour d’une tournée Américaine de 17 dates en compagnie de Girlschool.

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Les quatre suédoises vont envoyer 5 morceaux extraits d’ » In The Red », avec « Shadows », « To Kill A Man », « Lunatic #1 »,  » I Sell My Kids For Rock’n’roll » et un  » Electric Sky » de folie, soit près de la moitié de la setlist.

Le groupe a atteint une maturité incroyable en live, depuis maintenant 10 ans qu’elles écument les scènes Françaises avec plus de 100 concerts à leur actif sur notre territoire. Comme elles le disent si bien: « La France est notre deuxième maison » !

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Mia Coldheart confirme ses progrès au chant, avec une agressivité renforcée dans son timbre de voix, tout en modulant sur les tonalités extrêmes, de la plus aigue à la plus grave.

La complicité avec Klara Force est de mise, les 2 souriantes guitaristes se retrouvant souvent côte à côte, alternant les solos et riffs tranchants.

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La performance de Nicki Wicked derrière ses fûts est toujours remarquable, la force et la précision de sa frappe impressionne toujours ! Elle est également à l’aise sur les chœurs qui donnent cette touche mélodique du plus bel effet aux compositions de Crucified Barbara. Bien aidée par la basse d’Ida Evileye, tous les ingrédients sont réunis pour convaincre la majorité d’un public qui découvrait les 4 demoiselles.

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L’accueil qui leur a été réservé a été à la hauteur de leur prestation en tous points remarquable, en témoignent les applaudissements nourris lors du salut final, toujours avec le sourire!

Deux semaines après un show mémorable sur la MainStage du Hellfest, Scorpions vient présenter « Return to Forever », leur dernier opus en date, au public Normand. Si la sortie de cet album fut surprenante après avoir effectué une tournée d’adieu pendant 4 ans, il paraissait peu probable de revoir les légendaires Allemands sur une scène.

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Qu’ont-ils encore à prouver après 50 ans de carrière?

Un magnifique rideau orné du visuel de la pochette de l’album cache l’ensemble de la scène, pendant que les 8000 personnes se rapprochent, impatientes de vivre ce moment tant attendu.

La toile se décroche, laissant apparaitre la sobriété de l’espace scénique, simplement équipé d’écrans sur toute la largeur, mais également en hauteur surplombé par le kit de batterie de James Kottack.

L’entame est naturellement extraite de « Return to Forever » avec « Going Out With A Bang » qui passe bien le cap du live.

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S’en suivent la triplette imparable « Make It Real », « The Zoo » et l’instrumental « Coast To Coast » toujours captivant avec le final à 3 guitares. Rudoplh est en grande forme, sautillant, bondissant, effectuant les aller retours sur l’extension de la scène. Matthias très à l’aise et souriant, nous a gratifié de solos de haute volée, alliant feeling et précision.

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Le medley composé des titres issus de la période Uli Jon Roth a pu déconcerter la majeure partie d’un public familial, mais ravi les fans de la première heure. Quel plaisir de vibrer au son de « Top Of The Bill », « Steamrock Fever », « Speedy’s Coming » ou encore « Catch Your Train » ! L’âme de Scorpions se situe véritablement dans ces titres qui ont lancé leur carrière.

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Le show est à la hauteur des attentes, les magnifiques décors vidéos qu’ils soient fixes ou en mouvement, changent à chaque titre, donnant une dynamique à cet ensemble bien rodé.

les éclairages se sont mis au diapason, avec pas moins d’une poursuite sur chaque musicien, plus la variation des nombreux faisceaux colorés.

La réaction de la foule ne se fait pas attendre lorsque Klaus, Rudolph, Matthias, Pavel et James prennent place au bord de l’avancée de scène pour la séquence acoustique. Les titres tant attendus sont repris en chœur, à chaque fois que Klaus tend son micro vers une audience aux anges. Se succèdent ainsi « Always Somewhere« ,  » Eye Of the Storm », « Send Me An Angel » et « Wind Of Change », ces morceaux étant ancrés à vie dans leur répertoire.

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« Big City Nights »  et « Dynamite » continuent de prouver que Scorpions est avant tout un groupe de Hard Rock, avant d’enchainer sur le numéro de James Kottack , intitulé « Kottack Attack ». C’est maintenant un rituel de voir le batteur faire son show, en totale osmose avec le public. C’est sous une ovation méritée que se termine le solo, avec la totalité des pochettes d’albums qui apparaissent, et James qui exhibe ses tatouages grimpé sur ses futs.

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« Blackout » verra Rudolph utiliser une guitare équipée d’un pot d’échappement, d’ou sortira une épaisse fumée pendant toute la durée du morceau.

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C’est déjà l’heure des rappels avec l’inévitable « Still Loving You », suivi par l’énergique « Rock You Like A Hurricane » qui mettra fin à 1h45 d’un concert frisant la perfection, avec un son excellent de bout en bout.

La setlist renouvelée est parfaitement équilibrée, interprétée par un groupe en pleine possession de ses moyens, y compris la voix de Klaus Meine qui n’a pas faibli un seul instant.

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Photos © Alain BOUCLY

Reportage: Alain & Marie-France BOUCLY

 

 

Interview Pat O’May

Publié : 29 avril 2016 par Alain B. dans Interviews, Musique
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Entretion avec Pat O’May réalisé par Marie-France BOUCLY lors du Raismesfest 2015

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– Nous nous sommes rencontrés en avril 2014 à Callac lors d’un concert ou tu étais à l’affiche avec Pat McManus. Quelle a été ton actualité depuis plus d’un an?

Il y a eu beaucoup de choses ! J’ai sorti un nouvel album en décembre 2014. Juste après le concert avec Pat McManus, je suis allé m’isoler dans un gîte pendant un mois et demi pour écrire cet album qui s’appelle « Behind The Pics ».  L’enregistrement s’est déroulé de juillet à septembre, avant d’aller à Londres pour le masteriser, aux studios « Abbey Road ». J’ai eu envie de faire quelque chose de différent sur cet album, avec l’idée de changer de line up. Christophe Rossini est le nouveau batteur.

Après j’ai demandé à mon pote Jonathan Noyce, ex bassiste de Gary Moore et Jethro Tull, que j’ai rencontré grâce à Martin Barre. Je souhaitais vraiment avoir le son de Jonathan, avec lequel j’avais déjà collaboré dans le groupe de Martin Barre. Cela m’a donné l’envie de poursuivre le travail ensemble, facilité par le fait d’avoir beaucoup de choses en commun, un peu comme 2 frères !

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– Avec le recul, comment l’album « Behind The Pics » a-t’il été accueilli et comment le situerais-tu par rapport aux précédents ? Es-ce que les retours ont été conformes à tes attentes?

Honnêtement, je n’ai pas d’attentes particulières. Un album, c’est juste proposer une musique. Bien sur, avec le temps, j’ai essayé de créer un univers. Mais je ne veux pas m’enfermer à l’intérieur de celui-ci, ça peut énormément bouger!

Entre « Celtic Wings » et « Behind The Pics », même si il y a des ponts, il y a aussi des choses complètement différentes. « Behind The Pics » a des atmosphères Rock Prog que n’avait pas du tout son prédécesseur, ni les autres albums. L’idée, c’est d’évoluer en explorant des thèmes différents, tout en essayant de garder une trame. A chaque fois que je sors un album, c’est simplement une proposition. Au moment ou je le fais, je me dis que je vais rencontrer un nouveau public, mais que je vais perdre une partie de celui qui a aimé l’album précédent.

Bien sûr il y a des groupes qui font tout le temps un peu le même album, cela n’est pas un problème et je trouve ça très bien. Mais cela n’est pas mon propos. Je préfère essayer de bouger, de me pousser au cul, de sortir de la routine.

Mais ça n’est pas du tout une critique par rapport à ceux qui restent dans un style.

Si ils ont trouvé leur voie et qu’ils se sentent à l’aise là dedans, c’est super !

Je suis une « éponge » ! J’écoute des trucs qui m’influencent et me donnent envie d’aller vers ce que je ne connais pas.

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– Comment as-tu procédé pour l’enregistrement, et d’une manière générale, ou trouves-tu les sources d’inspiration?

Je trouve surtout mes sources d’inspiration lors des rencontres avec les gens, des voyages, des lectures… Mais certainement pas uniquement dans la guitare. Pour moi les influences sont des outils et rien d’autre. Après, on a la chance d’avoir des outils très bien faits, qui permettent de nous exprimer de mieux en mieux et de répondre à nos attentes.

J’ai de temps en temps l’occasion d’animer des masterclass, et la première chose que je fais, c’est de poser la guitare sur une table ou sur un tabouret, et de la regarder pendant une ou deux minutes. ça ne raconte rien ce « machin », cela n’a rien à dire ! Quand on prend l’instrument et que l’on commence à jouer, ça n’est pas l’instrument qui raconte quelque chose, c’est toi. Donc la guitare est juste une interface qui te permet de communiquer, c’est le pinceau du peintre.

– Si tu devais définir ta musique en 3 mots quels seraient ils?

Elle est indéfinissable ! (rires)

Par exemple chez les disquaires, ou le peu qu’il en reste malheureusement, ils ont du mal pour savoir dans quel bac mettre l’album, car c’est un mélange de plein de choses et ils sont bien embêtés…

Je vais prendre par exemple le monde du métal, comme une famille. Je ne fais pas de métal, par contre, j’utilise les codes du métal, principalement dans le son. C’est la même chose avec la musique celtique. Je ne fais pas de musique celtique, mais j’en utilise les codes en les mélangeant avec ceux du métal. Et je vais chercher les codes du Rock Prog pour les mélanger avec tout ça. C’est là tout le sens du travail réalisé autour de ça, avec la projection de la vision que j’ai du monde. Nous sommes tous différents et pour cela que ça va finir par marcher. Cela va être long, compliqué, mais la seule issue, c’est d’aller vers l’autre, aller vers ce que l’on ne connait pas, se bousculer, se mélanger…

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– Quel album conseillerais-tu pour découvrir l’univers de Pat O’May et pourquoi?

Le dernier ! Tu sais, en musique, les mélomanes, fans ou autres personnes qui écoutent, ont souvent le syndrome du « premier album c’est le meilleur » ! Et c’est faux… Le premier album, c’est juste un premier album et le deuxième album juste un deuxième album et le troisième…. A chaque fois tu essaies de progresser, aussi, comment peux-tu dire que le premier album, qui est loin d’être abouti, est le meilleur ? En même temps, je comprend très bien les gens qui tiennent ce discours là. Parce que cela correspond à une découverte, à un moment de leur vie, de nostalgie et c’est bien car il n’y a aucune règle. Je peux concevoir le disque exceptionnel d’un groupe, très inspiré qui va marquer sa carrière, mais chaque groupe qui sort un album essaie de faire mieux qu’avant, donc le meilleur c’est toujours le dernier !

– Peux-tu nous présenter le line up actuel, avec un petit historique de chaque musicien?

Deux musiciens ont été remplacés ce soir, car l’annonce du Raismesfest a été faite trop tardivement pour qu’ils puissent se libérer, étant engagés dans leurs groupes respectifs. Donc le line up officiel, c’est Christophe Babin à la basse que j’ai rencontré il y a plus de 20 ans  et a fait partie du groupe sur la tournée de l’album « Kids & The War ». J’avais besoin d’un nouveau bassiste pour la tournée, Jonathan Noyce qui joue sur l’album n’étant pas toujours disponible, occupé par ses projets et son groupe « Archive ». Je voulais vraiment que Christophe revienne et il a eu la gentillesse d’accepter.  A la batterie c’est Christophe Rossini, que j’ai rencontré sur différentes scènes ou lors de festivals, notamment lorsqu’il jouait avec Merzhin. Nous avons bien accroché humainement et musicalement, d’autant que sur l’album,  je souhaitais avoir un batteur avec un jeu plus actuel.

Le quatrième larron est James Wood que j’ai rencontré sur les Opéras Rock « Excalibur » et « Anne de Bretagne ».

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– Quels sont les guitaristes qui t’ont le plus marqué et pour quelles raisons?

La liste est très longue ! Le premier qui me vient à l’esprit, c’est Richie Blackmore, avec Deep Purple et encore plus avec Rainbow. C’est en écoutant Deep Purple et « Machine Head » que je me suis dit: ‘c’est ça que j’ai envie de faire!’ Depuis j’essaie !

C’est vraiment le guitariste qui m’a fait mettre le pied à l’étrier, même si je ne l’ai jamais rencontré. Après, il y a des gens comme Jeff Beck et Steve Vai qui sont incontournables, représentants la synthèse parfaite entre la technique et l’émotion.

Il y a aussi David Howell Evans dit « The Edge » de U2, qui m’a influencé. Sans être un technicien, ce mec est aussi important et a amené autant de choses qu’Eddie Van Halen par exemple, mais sur d’autres sujets. David Gilmour et Al Di Meola ont aussi été très importants pour moi, mais la liste est tellement longue !

– Ce sont les mêmes qui t’ont influencés?

Bien sur, ils font partie de mes influences !

– Tu as partagé la scène avec Pat McManus plusieurs fois au cours de ces 2 dernières années. Comment cela s’est il passé et quel souvenir en gardes-tu?

Déjà on a un point commun, car il est né en Irlande et j’ai des racines irlandaises. C’est un type adorable qui a un talent de fou. C’est juste quelqu’un de bien ! je connaissait son travail et nous nous sommes rencontrés lors d’une tournée avec Uli Jon Roth. Pat est à l’affût de tout ce qui touche à la guitare et il savait également ce que je faisait. C’est une personne très ouverte, à l’écoute de ce qui se passe dans le milieu musical, sur la guitare, la musique irlandaise. Nous avons donc fait une première date ensemble à Callac (Côtes d’Armor), puis monté une tournée. C’est sur que l’on va forcément remettre le couvert ! Au delà de l’amitié qui nous lie, nos sensibilités musicales sont très proches. Nous passons des moments extraordinaires ensemble, avec ses musiciens qui sont des types super, sans oublier Sallie qui est géniale. Ce sont juste des personnes formidables!

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– Quels sont tes projets d’enregistrement et scéniques ?

Nous sommes entrain de programmer une tournée pour le printemps, et je suis également sur un projet de musique de film qui va m’occuper plusieurs mois. La maison de disque « Keltia Musique », pour laquelle je travaille, m’a commandé des arrangements pour des musiques celtiques avec un orchestre symphonique, que l’on va tourner à Sofia, comme le dernier album. Il y a toujours les compositions pour Thalassa, plus des documentaires fictions à réaliser.

– Penses-tu à nouveau participer à des opéras rock comme « Excalibur » ou « Anne de Bretagne », et comment as-tu vécu ces expériences ?

Pourquoi pas, si on me le propose !

Nous avons aussi des projets en tête avec Martin Barre dans les années à venir. Je suis vraiment prêt à toutes les expériences, j’adore ça ! Si je pense que je peux apporter quelque chose, je dis « oui » facilement.

C’est juste d’essayer d’être à sa place, et essayer dans la mesure du possible, de ne pas commettre d’impair. Il faut qu’il y ait de la profondeur d’âme !

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– Tu es originaire de Rouen, et lors de tes débuts tu as intégré Marienthal , groupe de hard rock devenu mythique pour les connaisseurs. As-tu déjà  pensé à une reformation, ne serais-ce que pour un concert unique?

Nous sommes entrain d’en parler, car il y a plusieurs maisons de disques qui nous proposent de rééditer l’album. Suite à cela, il faudra faire un concert, et il ne pourra avoir lieu qu’à Rouen et pas ailleurs, juste pour passer du bon temps et remercier les fans qui nous ont supporté quand on a commencé. Mais c’est aussi grâce à eux que l’on a eu l’opportunité de faire ce métier là et l’envie de continuer au delà de Marienthal.

– Es-ce que tu vis de ta musique ?

Honnêtement, j’ai la chance d’en vivre depuis plus de 25 ans !

– Tu as joué avec Martin Barre, l’ancien guitariste de Jethro Tull. Que penses-tu de ce guitariste et as-tu une message à lui transmettre, car nous allons le voir dans 5 semaines à Leffrinckoucke.

Oui, j’ai vu ça ! Déjà, tu lui fait un immense bisou de ma part !

Nous nous téléphonons régulièrement !

Nous avons travaillé ensemble pendant 3 ans, lors de 3 tournées européennes dans son groupe. C’était génial, car j’avais l’impression que c’était masterclass tous les jours. Martin avait cette phrase qu’il disait souvent en interview à propos de nous 2: « On a plein de choses en commun et on a plein de choses qui ne sont pas en commun, qui sont très bien pour les choses que l’on a en commun ! » (rires). Et c’est tellement vrai !

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– Question classique: Quel est à ce jour le plus grand moment de ta carrière ?

C’est une question difficile, il y en a tellement ! J’ai des grand souvenirs avec « Excalibur » en Allemagne, sur scène avec Martin, et notamment d’un morceau ou il n’y avait pas de solo à jouer, juste de la rythmique. Nous piaffons comme des gamins juste pour faire un accord « cling », et à ce moment là, notre son était juste hallucinant, comme poussé au cul par un ampli… Comme si on décollait de 2 mètres, et c’était juste 1 accord ! (rires!).

– Pour finir, as tu un message pour le public Français et à tes fans ?

Continuez le plus longtemps possible à découvrir des musiques pas forcément faciles à écouter, qui sont en dehors des modes. Quand on regarde bien, tous les groupes qui ont fait des carrières de malades, ceux que l’on adore étaient hors normes. Ce sont eux qui sont restés. Ceux qui durent ont une vraie personnalité, ont cherché à innover, se posent des questions et travaillent dans ce sens là. La liste est longue avec Peter Gabriel, Jeff Beck, Steve Vai, Rammstein, U2… Personne ne faisait ça à l’époque. Le groupe Islandais qui a joué ce soir était fantastique, ça m’a carrément bluffé ! (ndr: The Vintage Caravan)

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Merci à Roger Wessier et à l’organisation du Raismesfest pour avoir rendu cette interview possible.

                                                           Entretien & Réalisation: Marie-France BOUCLY

                                                           Photos: © 2015 Alain BOUCLY

L’Assosino Family a annoncé qu’une quatrième édition du Fest Hom Fred aura lieu le samedi 15 octobre 2016 à Roye (Somme, Picardie, Hauts de France, France) !

Cette nouvelle édition se fera sur une seule journée comme l’année dernière mais avec une partie gratuite comme la première année.

Les groupes annoncés sont :
Tess : Metal/Punk (Metz)
Eighters : Hardcore (Saint-Étienne)
Pegasus : Metalcore (Arras)
Misery : Modern Metal (Lille)
Shaps : Rock/HipHop (Argenteuil)
The Sideline Haters – TSH : Modern Death Metal (Compiègne)
Existance : Heavy Metal 80’s (France)
Winfield : Dirty Rock’n’Roll (Caen)
AqME : Metal Alternatif (Paris)

L’ordre de passage n’est pas encore connu.

10 euros sur place / 7 euros en prévente
L’ouverture des portes est à 15h30 (Entrée gratuite jusqu’à 18h30)
Restauration sur place
Salle : Espace Guy Maréchal
80700 Roye

Note : L’article sera mis à jour régulièrement.

Pour plus d’informations :

Rencontre avec Blackrain à « l’Arcade », Notre-Dame de Gravenchon – novembre 2015 

Réalisation: Marie-France BOUCLY

Photos: © Alain BOUCLY

Merci à Swan, Mat, Max et Franck d’avoir participé à cette interview réalisée pour Ride The Sky.

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– Pouvez vous présenter votre nouvel album ?

Il se nomme « Released » et a été enregistré il y a quasiment un an à Los Angeles, mais également à Paris. Nous avons travaillé une nouvelle fois avec Jack Douglas (Alice Cooper, Aerosmith, Cheap trick…) qui avait déjà produit l’album précédent.

– Quelles sont les évolutions par rapport au précédent album « It’s Begins » ?

Ce ne sont pas les mêmes chansons ! (rires)

Il y a toujours une évolution naturelle entre chaque album, sans que ce soit forcément calculé. Mais cela reste dans la veine hard rock, inspirée des années 80.

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– Avez-vous déjà eu l’occasion de jouer les nouveaux morceaux en live ?

Pour le moment, nous jouons juste le single « Back In Town » qui vient de sortir, accompagné par la réalisation d’une vidéo. C’est donc le seul morceau que l’on joue en live et ça marche bien pour le moment, le public étant très réceptif.

– Comment définirais-tu la musique de Blackrain ?

C’est du rock façon Blackrain !

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– Avec le recul, comment juges-tu l’expérience M6 ?

C’était une très bonne expérience qui nous a apporté beaucoup. Je pense que c’est arrivé juste au bon moment car nous avions besoin de promotion lors de la sortie de l’album. Il y avait beaucoup d’appréhension de notre part, mais finalement, tout s’est très bien déroulé et on en garde un excellent souvenir. Tout le monde a été positif et cela nous a vraiment aidé.

– Qu’écoutez-vous en ce moment ?

Je n’écoute pas tellement de musique, mis à part nos dernières réalisations avec Blackrain. J’apprécie le dernier album de Ghost « Meliora » que j’écoute de temps en temps.

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– Blackrain est un groupe qui ne laisse pas indifférent. Comment expliquez-vous ces sentiments souvent exagérés du public qui peut autant vous détester que vous adorer ?

C’est comme le roquefort, il y en a qui adorent et d’autres qui détestent ! (rires!)

– De là à vous comparer à un fromage…

Je compare avec ce qui est bon, nous sommes fans de fromage…

– Pourtant vous n’êtes pas normands !

Nous sommes savoyards !

– Quel est votre ressenti suite aux évènements dramatiques du 13 novembre 2015 à Paris?

Forcément, nous sommes très touchés. Heureusement, les amis qui étaient sur place ont réussi à s’en sortir. Malheureusement, cela n’a pas été le cas pour tout le monde, et à partir du moment ou cela s’est passé pendant un concert de rock, on se sent évidemment très proche de ça. On ressens beaucoup de tristesse et de colère aussi et tout en étant totalement impuissant face à ce type d’évènement.

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– Pour finir, avez vous un message pour les lecteurs de Ride The Sky?

De nombreux concerts vont être programmés à l’occasion de la sortie de l’album « Released », n’hésitez pas à venir nous voir sur une des dates de notre prochaine tournée. Ce sera un plaisir de vous rencontrer à cette occasion.

Interview Gotthard

Publié : 18 avril 2016 par Alain B. dans Interviews, Musique
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Réalisation et traduction : Sandrine CHATEL

Photos : © Alain BOUCLY

Cet entretien a été effectué pour Ride The Sky avec Leo Leoni, guitariste de Gotthard, lors du Raismes-Fest 2015.

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– L’an dernier vous avez sorti votre 11e album studio. Où trouvez-vous l’inspiration pour composer de nouvelles chansons à chaque fois différentes ?

Dans la vie de tous les jours, tout simplement. Chaque jour donne de l’inspiration pour faire quelque chose, il se passe quelque chose tous les jours, on le remarque et on met tout ça ensemble. Parfois on a de bonnes idées et parfois de moins bonnes, parfois on a de bonnes expériences et parfois de mauvaises et tout ça nous mène à l’inspiration. C’est plus ou moins ce qui se passe.

– Sur scène, allez vous jouer de plus en plus de morceaux des albums « Firebirth » et « Bang ! », enregistrés avec Nic, ou allez vous continuer à jouer de nombreux anciens titres ?

C’est une sorte de mélange de choses. Beaucoup de fans veulent écouter des choses de ce temps là et bien sûr il y aura des morceaux de « Firebirth » et « Bang ! » alors on fait un mélange tout simplement !

Nous sommes là depuis 25 ans alors les gens veulent écouter des morceaux classiques que nous avons fait dans le passé et ils veulent aussi entendre les nouveaux morceaux donc c’est un bon compromis. On doit toujours trouver des compromis. En ce moment nous faisons la tournée et les festivals avec « Bang ! ». Alors il y a des morceaux de cet album, et comme je l’ai dit, des classiques.

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– Et comment choisissez vous les morceaux de la setlist ? Pourquoi jouer un morceau et pas un autre ?

Certains sont plus classiques que d’autres. Je pense que les gens veulent entendre des morceaux comme  »Mountain Mama », des morceaux comme  »Hush », des morceaux du passé comme  »Anytime Anywhere », mais aussi avec les nouveaux morceaux. C’est plus ou moins ce que nous avons fait pendant la tournée et c’est comme ça que nous choisissons.

– Sur l’album Bang !, le morceau  »I Won’t Look Down » ressemble un peu à  »Kashmir » de Led Zeppelin. Qu’en penses-tu ?

Je pense que la progression des refrains est complètement opposée, donc je ne pense pas que ce soit pareil mais c’est un bon compliment.  »Kashmir » est un très bon morceau et a pu être une inspiration mais l’atmosphère et l’énergie sont différentes.  »I Won’t Look Down » dégage beaucoup d’énergie.

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– Quels sont tes deux morceaux préférés sur l’album « Bang ! » ?

Il y a de super morceaux sur cet album.  »Spread Your Wings » est un très bon morceau. L’une des raisons est que c’est une histoire très personnelle que j’ai écrite. Ma mère vivait ses derniers jours et la meilleur chose que nous pouvions faire était de la laisser partir.

Je pense que ce morceau donne beaucoup d’énergie surtout aux personnes qui sont ou seront dans la même situation. On espère que non mais ça arrive parfois et j’espère que ça va leur donner de la force pour trouver la paix dans leur cœur et leur esprit, pour penser que c’est la meilleure chose a faire dans ces tristes moments.

C’est bien sûr un de mes morceaux préférés de l’album.

 »Feel What I Feel » est un morceau super,  »I Won’t Look Down » aussi,  »Thank You » est aussi un morceau que j’ai dédié à ma mère et à toutes les mères du monde. Je pense qu’il y a beaucoup de super morceaux sur l’album « Bang ! » alors c’est très dur pour moi d’en choisir deux.

– Après « Firebirth », certaines personnes ont pensé que la musique de Gotthard changeait pour atteindre un public plus large. En aviez-vous conscience au moment de composer les morceaux de « Bang ! » ?

Pas vraiment parce que quand nous écrivons des morceaux et que nous travaillons sur un nouvel album nous ne pensons pas à l’impact qu’il aura sur le public. Nous écrivons les morceaux, nous faisons ce que nous pensons être bien au moment où nous le faisons et nous travaillons dessus. Si on a de la chance on atteindra plus de monde, si on ne l’a pas non ! C’est comme ça et ça ne nous inquiète pas. Nous essayons d’avoir le meilleur résultat possible à chaque fois, à chaque morceau. On gagne et on perd toujours des fans. Certaines personnes aiment ce que nous faisons maintenant, d’autres préfèrent la période avec Steve Lee, d’autres aiment l’approche de Nic Maeder. Certaines personnes aiment les ballades et d’autres préfèrent les autres morceaux alors nous faisons ce que nous pensons être bien et l’album se finit comme ça.

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– Comment se passe la création des morceaux ? Qui compose la musique, écrit les paroles ?

C’est un travail en cours dans lequel tout le monde est impliqué d’une certaine manière, surtout ceux qui écrivent les morceaux : Nic, Freddy et moi. Nous travaillons ensemble et nous trouvons des idées pour la musique, les mélodies et les paroles. Je crois que pour les paroles c’est surtout Nic parce qu’il doit chanter alors il doit être à l’aise avec les paroles. Mais tout le monde peut apporter des idées, que ce sois sur la musique, les paroles ou les thèmes dont nous allons parler.

– Avez-vous commencé à écrire le prochain album ?

C’est une bonne question. Nous avons réunis quelques idées à droite à gauche mais nous n’avons pas été plus loin pour l’instant, donc je crois que la semaine prochaine nous allons décider ce que nous allons faire pour la suite.

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– Vous avez joué au Hellfest en 2012. Quels sont tes souvenirs de ce festival ?

Ce dont je me souviens de ce festival c’est ces mecs qui jetaient du sang partout et les gens qui en avaient partout. Je ne peux pas prendre ça sérieusement. Mais c’est un bon festival.

En fait, parfois le style de musique métal ou rock – ou peu importe comment on l’appelle – qui est sur scène de nos jours dans certains festivals, je ne peux pas le prendre sérieusement, honnêtement. Ou alors je vais dire que ce n’est pas mon truc. Il y a peut-être des gens qui aiment et ça ne me gène pas mais c’est difficile pour moi de comprendre ce genre de choses.

Je pense que si ces groupes font un spectacle comme ça, ils doivent peut-être se demander si leur musique est assez bien. Parce que parfois je pense que maintenant, surtout quand je vois des shows, le spectacle est peut-être plus important que la musique.

Nous sommes un groupe de Rock’n’Roll et nous avons des racines différentes, nous n’allons pas avoir du sang sur scène ! Nous c’est plus la musique et l’énergie, je ne comprends juste pas cet autre genre de musique, c’est tout !

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– Vous avez joué dans de nombreux pays à travers le monde, y en a-t-il un où vous n’êtes pas allés et où vous aimeriez beaucoup jouer ?

Il y a beaucoup de pays où nous n’avons pas joué. J’ai d’ailleurs eu une proposition pour aller jouer en Inde l’année prochaine mais parfois on doit décider si ça vaut le coup d’y aller ou pas, si on n’a pas d’autres projets ailleurs… En Chine c’est intéressant par exemple, et tous ces pays où on peut jouer devant des gens qui aiment notre musique, c’est toujours bien d’y aller mais encore une fois on ne peut être partout. On doit se concentrer sur ce qu’on fait et utiliser le temps que l’on a comme il faut.

– Y a-t-il un endroit où tu aimes particulièrement jouer ?

Il y a beaucoup d’endroits que j’aime, surtout quand la salle se concert est pleine bien sûr ! Mais c’est dur de dire quel est le meilleur endroit. Je pense que c’est bien quand on a son public mais que c’est aussi bien quand on ne l’a pas et que l’on doit donner le meilleur de soi-même pour conquérir la salle. C’est toujours un défi et ça sera toujours un défi et parfois c’est ce que j’aime, d’y aller et de me demander  »est ce que je vais y arriver, ou pas ? ». Et ça arrive partout dans le monde, pas seulement dans un pays ou un autre, et c’est pour ça que j’aime jouer partout.

– Que pensez-vous du public français ?

Je pense que c’est un bon public, nous avons beaucoup joué en France. Nous avons joué avec Deep Purple, nous avons fait beaucoup de grands concerts, des festivals mais aussi des petites salles et je trouve ça super.

Le public est intéressant et est très orienté vers un style de musique que je trouve cool.

– As-tu un message pour vos fans, en français peut-être ?

« Alors merci pour le support que vous nous avez donné dans les derniers 25 ans, nous on est encore là, on vous attend n’importe où en France et n’importe où dans le monde, merci ! »

Merci à Roger Wessier et à l’organisation du Raismesfest pour avoir rendu cette interview possible.

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