back n black bethancourt 2016Cette nouvelle édition du Festival Plein’ Air de Bethancourt-en-Vaux se déroulera le samedi 27 août 2016 à partir de 18 heures. Avec 5 groupes au programme et une météo exceptionnelle, c’est un rendez-vous à ne pas manquer ! Avec au programme:

HeadSway: Ce sont 5 (ou 6) musiciens qui agitent la tête au fil des notes et vagabondent avec leurs instrus et leurs guirlandes partout où on les accueille avec le sourire. Un répertoire pop folk, avec quelques touches d’oldies pour faire bouger leur public, et de la bonne humeur : c’est la recette HeadSway pour passer un super moment ! »

Pleasure: Dans le style rock alternatif, Pleasure crée une odyssée musicale, voyageant depuis la sérénité des abysses jusqu’aux tumultes du cosmos, en passant par les vrombissements incessants qui rythment le monde. Sans détour, Pleasure vous transmet ses émotions, qu’elles soient planantes ou explosives.

Thorgen: Le groupe existe depuis 16 ans et se compose de Mélodie (chant/violon), Yves (chant/claviers), Cyre (guitare/chœurs), Marc (guitare/chœurs),  Oliv (basse), et de Nathanaël (batterie) qui est arrivé en 2015. Le heavy rock mélodique de Thorgen a tout de suite reçu un très bon accueil, grâce à sa musique énergique rehaussée par le violon et la voix féminine. Les musiciens de Thorgen attachent une grande importance aux textes de leurs morceaux,  ce qui les a conduit à écrire en Français. Un  album est en cours d’enregistrement, pour donner une suite aux 3 opus que sont « Hérétic », « Chemin Des Dames » et « Messager Du Mal », démontrant ainsi  toute la qualité et la diversité des compositions de Thorgen.  Ce dernier marque une évolution du groupe, en ce sens qu’une part plus importante est laissée aux claviers, au violon, et à la voix de Mélodie. Plusieurs clips, dont « Toi » et « Résurrection » ont été tournés par  Genica Prod.

Stratageme se reforme en 2011, sous l’impulsion de Gérard Mottee (basse) et l’arrivée d’Alex Puiseux (chant), de Philippe Kalfon (guitare) et d’Aurélien Ouzoulias ( drums ) …..
Après avoir rodé son nouveau répertoire sur scène, Stratageme nous offre enfin son album de 12 titres : « Highway », un album Hard Rock Melodique, très réussi grâce à un condensé de mélodies enlevées, d’un son puissant et des guitares tranchantes.
Philippe Kalfon, guitariste, qui se charge aussi de la production avec Vincent Termidor, livre une performance de haut niveau, tantôt proche d’Eddie Van Halen avec « I feel the heat » ou de Joe Satriani avec « Gimme, Gimme ». Le pêchu « Highway », l’influence de Journey dans « Believe », les Heavy « Never say goodbye », « Hard time » ou « Leave me » sont des bons exemples de l’excellente tenue, tant instrumentale que vocale.
C’est un Hard US de bonne facture emportant et énergique, dont le dynamisme des compositions offre de la fraîcheur à l’ensemble.
« Highway » est parfaitement exécuté et c’est la preuve d’un réel savoir-faire. Cet opus, offre à l’auditeur un pur plaisir auditif, ce qui nous fait dire que ce retour pourrait bien être un retour gagnant pour Stratageme. Le groupe enchaine les concerts avec notamment le festival de Montereau, et plus d’une centaine de dates en 5 ans, et propose aussi des covers de Van Halen, Joe Satriani, Gary Moore et autres Deep Purple.

“Nous sommes cinq filles qui aiment jouer du AC/DC plus que tout!                                                                      À travers Back:n:Black nous essayons tout simplement d’apporter notre propre amour pour la musique d’AC/DC.”                                                                                                                                                                    Fondé en Suisse et arrivées sur scène en 2010, ces jeunes musiciennes talentueuses ont conquis d’emblée les fans d’ AC/DC. En 2015, les filles ont joué en Allemagne, Angleterre, Ecosse, Italie, Liechtenstein, République tchèque et la Suisse. 2016 va ajouter la France, la Belgique, la Scandinavie, les Etats-Unis et plus à cette liste.                                                                                                                                                                 La réputation du groupe est fondée sur leur prestation scénique embrasée de passion, énergie, et connexion chaleureuse avec leur public.                                                                                                                   Leur conviction fervente de mélanger leur amour pour la musique d’ AC/DC avec de la compétence musicale inébranlable a même attiré l’attention des membres d’AC/DC.                                                                Le groupe reprend toute la carrière de AC/DC, avec des tubes comme « Rock or Bust », « Thunderstruck », « Hells Bells », et « Highway to Hell », mais aussi des joyaux moins connus, comme « Down Payment Blues » ou « Shake a Leg ».

ABYSSE « I Am The Wolf »

Publié : 16 août 2016 par DJ Neurotic dans News
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ABYSSE I Am The Wolf

ABYSSE
I Am The Wolf

Blue Wave Records / Season of Mist

Le quatuor instrumental nous revient avec un deuxième album toujours orienté Post-Hardcore, mais bien plus incisif et viscéral que son prédécesseur ! La force du combo Choletais se trouve dans sa simplicité d’exécution et la pureté des émotions mises en valeur (« Persuasion »), là où tant d’autres formations se perdent en technicité lourdingue. Lorgnant vers le Stoner dans son approche du son, mais aussi d’un Heavy Doom old school et énergique à la Entombed ou Cathedral (« I Will Rise »), les gars d’ABYSSE ne sont vraiment pas du genre à se morfondre dans une mélancolie mollassonne !
Après l’excellent En(d)grave sorti en 2012,  I Am The Wolf laisse moins de place au psychédélisme des 70’s (même si wawa et fuzz sont au programme), pour une production générale et généreuse, aussi limpide que puissante, offerte par David Potvin. Appuyé par un artwork du plus bel effet (Hades Design), le nouvel ABYSSE est juste incontournable !
Guillaume Cantaloup (DJ Neurotic)

Retour en images sur le superbe site de cette 11ème édition du Hellfest, et la chaude ambiance qui a régné durant ces 3 jours

Ben Barbaud, le boss du Hellfest devant les Mainstages

Ben Barbaud, le boss du Hellfest devant les Mainstages

guitare géante sur le rond point face à l'entrée du festival.

guitare géante sur le rond point face à l’entrée du festival.

Hommage à Lemmy avec cette statue de 15 mètres de haut !

Hommage à Lemmy avec cette statue de 15 mètres de haut !

Mieux qu’un long discours, c’est avec ce florilège d’images que la beauté du site est la mieux valorisée. Les nouveaux aménagements ne passent pas inaperçus, avec en premier lieu, l’immanquable statue de 15 mètres de haut en hommage à Lemmy.

l'environnement de la Warzone

l’environnement de la Warzone

détail du mémorial dédié à Lemmy.

détail du mémorial dédié à Lemmy.

 

L’environnement sur plusieurs niveaux de nouvelle Warzone est également apprécié, tout comme la décoration très réussie, créant une atmosphère magique dès la nuit tombée.

Mais c’est surtout grâce au public que l’ambiance devient unique ! Les tenues des festivaliers rivalisent d’originalité, chacun se laissant aller à faire la fête dans un esprit remarquable de convivialité.

Le calme avant la tempête !

Le calme avant la tempête !

H comme....

H comme….

L'immanquable point de rendez vous de la Hell City Square.

L’immanquable point de rendez vous de la Hell City Square.

Joli relief de la structure au cœur du site.

Joli relief de la structure au cœur du site.

La soirée de samedi restera dans les mémoires avec le somptueux feu d’artifice dédié à Lemmy. Le ciel de Clisson, s’est embrasé au son de Motörhead, qui avait donné son dernier concert en France lors du Hellfest 2015. L’émotion était à son comble lorsque « RIP LEMMY » est apparu en lettres de feu, en clôture de ce remarquable hommage.

Cette édition a une fois de plus battu tous les records de fréquentation, tout en plaçant la barre encore plus haut au niveau de la programmation.

Rendez vous les 16, 17 et 18 juin 2017 pour un week end inoubliable avec de nouvelles surprises !

Alain BOUCLY

Les scènes "Temple" et "Valley" prêtes à envoyer du gros son !

Les scènes « Temple » et « Valley » prêtes à envoyer du gros son !

Les nouveaux aménagements aux abords de la Warzone

Les nouveaux aménagements aux abords de la Warzone

La beauté d'un site unique...

La beauté d’un site unique…

Tout est prêt pour l'accueil des festivaliers.

Tout est prêt pour l’accueil des festivaliers.

Nature et Metal font bon ménage !

Nature et Metal font bon ménage !

Nouveaux aménagements de la "Hell City Street.

Nouveaux aménagements de la « Hell City Street.

La "cathédrale" , passage obligé pour entrer dans l'enfer !

La « cathédrale » , passage obligé pour entrer dans l’enfer !

L'attente pour la billetterie 2017, sold out dès le jeudi soir.

L’attente pour la billetterie 2017, sold out dès le jeudi soir.

Somptueux décor aux détails particulièrement soignés.

Somptueux décor aux détails particulièrement soignés.

Début des hostilités le 17 juin à 10h30 avec Witches sous "l'Altar".

Début des hostilités le 17 juin à 10h30 avec Witches sous « l’Altar ».

Hell city Square

Hell city Square

 

 

 

 

 

 

Lemmy sur une façade de la Hell City Stret.

Lemmy sur une façade de la Hell City Stret.

Une sécurité tout sourire !

Une sécurité tout sourire !

Nicolas & Hervé, techniciens des mainstages

Nicolas & Hervé, techniciens des mainstages

Bienvenue à la grand messe du Metal !

Bienvenue à la grand messe du Metal !

La pose dès que l'objectif s'approche...

La pose dès que l’objectif s’approche…

un fan de Ghost proche de l'original !

un fan de Ghost proche de l’original !

Un des nombreux fans de TS !

Un des nombreux fans de TS

Chaude ambiance au camping

Chaude ambiance au camping

Couple de festivaliers en rouge et noir...

Couple de festivaliers en rouge et noir…

 

ça fait peur !

ça fait peur !

 

 

L'originalité des tenues na passe pas inaperçue...

L’originalité des tenues na passe pas inaperçue…

Le bonheur d'être devant les Mainstages

Le bonheur d’être devant les Mainstages

Girls, girls, girls...

Girls, girls, girls…

Sobriété et originalité pour ce couple sympa.

Sobriété et originalité pour ce couple sympa.

Maquillages sophistiqués pour les performeuses avant leurs shows...

Maquillages sophistiqués pour les performeuses avant leurs shows…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le troisième et dernier jour du festival de l’enfer voit un soleil radieux inonder le site, l’idéal pour profiter de cet environnement magique et alterner un programme riche en têtes d’affiches et la découvertes des valeurs montantes sur les scènes annexes.

Et pour vivre intensément cette journée, c’est tout naturellement qu’une petite mise en jambes vers la mainstage 2 s’impose, pour assister au premier concert dominical sur le coup de 10h30.

Venu d’Italie, Arthemis envoie un heavy metal basique, qui, même s’il ne détient pas la palme de l’originalité, fait passer un bon moment et c’est bien là l’essentiel.

Formé en 1999 par le guitariste Andy Martongelli, le quatuor ne ménage pas ses efforts pour balancer leurs compositions calibrées eighties, qui fait la part belle aux solos, joués avec une grande dextérité.

Voilà un hors d’œuvre idéal pour se mettre en forme, afin d’apprécier au mieux la richesse des réjouissances qui va suivre.

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Suite au départ de l’emblématique chanteur Jo Amore, Nightmare doit faire face à un nouveau challenge suite à l’intégration de Maggy Luyten, ex Virus IV, derrière le micro.

Si les doutes liés au changement de registre vocal étaient permis, ils ont tout de suite été dissipés. Maggy fait preuve d’une remarquable aisance et réussit à moduler sa voix en fonction des atmosphères, que ce soit sur les morceaux mélodiques, ou ceux plus heavy comme « Eternal Winter ».

La présentation de « Serpentine » fera son petit effet, car ce titre inédit sera sur le prochain enregistrement dont la sortie est prévue en novembre. Mieux, il va être chanté en duo avec Kelly Sundown, connu pour ses participations avec Darkology, Adagio ou encore Beyond Twilight. Ce grand moment, sonnera la fin d’un set convaincant, ou l’on retiendra l’adaptation réussie de Maggy Luyten, qui, à n’en pas douter, trouvera sa place au sein de Nightmare.

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Après Nightwish en 2015, c’est au tour de Tarja Turunen, son ancienne chanteuse, de se produire sur la même scène, quasiment un an après jour pour jour.

Passé la surprise de la veille lors de Whitin Tempation et son duo avec Sharon, Tarja débute le set avec « No Bitter End », une nouveauté extraite du prochain opus « The Shadow Self » disponible le 5 août . Cette excellente entrée en matière offre un gros son métal, avec une guitare à la limite de la saturation, mais qui laisse le côté symphonique s’exprimer avec le violoncelle de Max Lilja. (ex Apocalyptica)

La maitrise vocale de la finlandaise est remarquable, surtout lorsqu’elle module ses envolées lyriques qui accentuent le côté majestueux des compositions.

Mais la partie la plus attendue va faire monter l’ambiance d’un cran, avec un medley de 4 titres, dont le choix est idéal pour replonger dans la période du groupe qui l’a fait connaitre..

L’enchainement de « Tutankhamen » , « Ever Dream », « The Riddler » et « Slaying the Dreamer » restera inoubliable, et démontre toute l’importance de Tarja dans la carrière de Nighwish entre 1996 et 2005.

C’est une prestation en tous points réussie qui a illuminé ce milieu d’après-midi, grâce au talent hors normes d’une artiste souriante qui a su conquérir un large public.

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C’est reparti pour un périple aventureux afin de rejoindre « La Valley », chose pas si simple qu’il n’y parait au vu de l’affluence qui sature l’environnement des scènes principales.

Il ne fallait pas rater la performance de Kadavar, qui confirme son énorme potentiel scénique dès l’entame de « Lord Of The Sky ». Pas moins de 5 titres de leur excellent dernier opus « Berlin » seront à l’honneur, joués avec une fougue communicative, comme en témoignent les réactions très chaudes du public.

Le trio allemand, toujours en mouvement, envoie du lourd, emmené par une rythmique plombée et un Tiger Bartelt intenable, qui martèle sa basse comme si sa vie en dépendait.

Lupus Lindemann arrache des solis de folie, et se lâche vocalement, avec une tonalité éraillée mais néanmoins puissante.

Kadavar démontre avec brio qu’il toutes les cartes en main pour faire parties des futurs grands dans les années à venir. L’énergie de ce doom / stoner influencé par les seventies mais résolument moderne, a véritablement conquis une « Valley » qui a réservé une longue ovation aux 3 musiciens qui ont tout donné pendant 50 minutes intenses.

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Le côté vintage revient en force, avec un nombre incalculable de groupes qui s’inspirent de cette vague en proposant un style dont les précurseurs se nomment Led Zeppelin ou encore Free !

Rivals Sons fait partie de cette mouvance, et là aussi nous avons affaire à un groupe qui possède tous les ingrédients pour devenir une nouvelle référence du hard rock bluesy.

Mise en valeur par un son irréprochable, la performance des californiens est remarquable, à commencer par le chant de Jay Buchanan qui ne faiblira pas durant l’heure de jeu. D’autant que les réponses complices de la foule accompagnent le frontman à chacune de ses sollicitations.

La guitare de Scott Holiday n’est pas en reste, grâce à un jeu diversifié, fait de riffs percutants alterné avec un feeling toujours maitrisé.

« Hollow Bones Pt.1 » sera le seul extrait de « Hollow Bones », leur dernier opus sorti il y a quelques semaines, mais c’est surtout le précédent, « Great Western Valkyrie », qui aura la faveur d’une set list bien équilibrée avec 4 compositions au groove très apprécié.

Rivals Sons confirme un niveau de performance élevé, ce qui prouve que là aussi nous avons affaire à un groupe capable d’atteindre les sommets.

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Un retour près de la grande scène principale s’impose pour assister à la troisième participation de Megadeth au hellfest.

Le décor est composé de cylindres d’acier répartis sur tout la largeur de la scène, dans lequel sont incrustés des écrans vidéo du plus bel effet.

Dave Mustaine fidèle à lui même, a du mal à esquisser la moindre expression, encore moins un sourire, mais va réussir à enflammer le parterre de Clisson en diffusant les hymnes Trash issus des standards du groupe.

Hormis les traditionnels titres liés à l’actualité de la nouvelle production, c’est bien du côté des années 90 que Megadeth lorgne pour satisfaire les nombreux fans présents.

Le second guitariste Kiko Loureiro est mieux qu’un faire valoir, car il possède un toucher d’une remarquable fluidité, et vient en parfait complément du jeu de Dave.

L’audience s’active sur « Symphony Of Destruction » avant un final éblouissant qui fait résonner « Peace Sells/Holy Wars » joué par une formation à la cohésion retrouvée malgré les (trop) nombreux changements de line up.

La leader Dave Mustaine a montré qu’il avait toujours la foi, se montrant irréprochable, tant sur le plan vocal que guitaristique.

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Place à l’impressionnant show théâtral de Ghost, dont la magie du décor est mise en valeur par des lights de toute beauté. Le cérémonial bien huilé de Papa Emeritus III et ses Ghouls masqués nous transportent dans un univers énigmatique, renforcé par la tombée de la nuit.

La taille de la scène permet de nombreux aménagements, qui s’ajoutent à ceux proposés lors de la tournée française « Black To The Future ». Les effets pyrotechnie sont de sortie, les nones ont été multipliées par 10 pour la distribution d’hosties sur « Boby And Blood », et la plateforme positionnée derrière la batterie, permet à Papa Emeritus de se déplacer sur plusieurs niveaux.

Musicalement, les Ghouls nous gratifient d’une osmose frisant la perfection tant le groupe est rodé par une setlist sans surprise. Entre l’entrée de scène au son de « Spirit » et la magie de « He Is » repris par un public aux anges, les suédois montent en puissance à chaque apparition et se positionne comme la relève en tête d’affiche à très court terme.

L’émotion est palpable sur « Monstrance Clock » lorsqu’une chorale d’enfants de Clisson, accompagné des nones, reprend ensemble « Come together, together as one » pendant plusieurs minutes. Ce final, ponctué par un feu d’artifice, sera le point d’orgue d’un concert abouti, aussi bien sur le plan visuel que musical.

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La légende Black Sabbath poursuit sa tournée d’adieu, en faisant une halte à Clisson devant une foule très dense, impatiente de voir une dernière fois les créateurs du heavy metal.

Un véritable écran géant disposé en fond de scène, permet de ne rien rater des riffs assassins de Tony Iommi, des rares mouvements d’Ozzy Osbourne.

Concernant ce dernier, il ne varie pas son jeu d’un millimètre, bien ancré au micro sur lequel il s’appuie, adoptant la même attitude que dans les années 80, immobile comme dans sa jeunesse !

Par contre, la voix unique et inimitable d’Ozzy est bien en place, démontrant un net regain de forme par rapport à 2014.

il a pu profiter d’un break d’une dizaine de minutes pendant lesquelles Tommy Clufetos a envoyé un solo de batterie pour le moins basique, mais servi par un excellent son, confirmé durant l’ensemble du concert.

Les monuments gravés dans l’histoire du métal se succèdent, avec les incontournables « War Pigs », « Childen Of The Damned », « N.I.B. », « Iron Man » ou « Paranoid » qui viendra conclure une prestation qui restera dans les mémoires d’une audience comblée.

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Ce 11ème Hellfest a été une nouvelle fois à la hauteur des attentes, grâce aux nouveaux aménagements de la Warzone, aux décorations originales qui donnent au site cette atmosphère unique de jour comme de nuit.

La variété de la programmation a permis à chacun d’y trouver son compte, quelque soient les styles et la notoriété des groupes, tout en laissant la place à de belles découvertes.

Le son a été au top durant les 3 jours, que ce soit sur les mainstages ou les scènes annexes, l’idéal pour apprécier les artistes dans de bonnes conditions.

Un nouveau record d’affluence sera enregistré lors de cette édition 2016, avec 60 000 personnes par jour, preuve du rayonnement de cet évènement en France comme à l’international.

Merci à Ben Barbaud, l’organisation, les responsables presse et tous les bénévoles pour nous permettre vivre ces moments magiques dans une ambiance conviviale et à l’année prochaine !

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Report & photos © 2016 Alain BOUCLY

Wacken, une programmation dense pour le 27e anniversaire

Publié : 25 juillet 2016 par Abderrahim B. dans Musique, News
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Fidèle à lui même, le rendez-vous Rock/Hard Rock Wacken est l’un des plus grands festivals au monde à ne pas manquer. Pour l’édition cette été,  la liste des groupes à ne pas rater dépasse les doigts des deux mains, Testament, Iron Maiden, Arch Enemy ou encore Foreigner se partageront la scène du Wacken Festival dont voici la liste complète :

1349, 9mm, Alcest, Arch Enemy, asrock, Aura Noir, Auðn, Axel Rudi Pell, Barb Wire Dolls, Bembers, Beyond The Black, Blaas of Glory, Blechblosn,Bliksem, Blind Guardian, Blue Öyster Cult, Bodhaktan, Bon Scott, Borknagar, Budderside, Buffalo Summer, Bullet for My Valentine, Bury Tomorrow,Caliban, Callejon, Calm Hatchery, Clutch, Carrion, Cripper, Crows Crown, Dagoba, Deez Nuts, Der Weg einer Freiheit, DevilDriver, Die Krupps, Dio Disciples, Dragonforce, Dritte Wahl, Drone, Dystopia, Eat the Turnbuckle, Einherjer, Ektomorf, Elemental, Eluveitie, Elvenking, Entombed A.D.,Equilibrium, Eric Fish & Friends, Eskimo Callboy, Fateful Finality, Feuerschwanz, Foreigner, Forgotten North, Freiwächter, Girlschool, Gloryhammer,Hämatom, Hansen & Friends, Henry Rollins, Honky, Horror Dance Squad, Hteththemeth, Ihsahn, Immolation, Insidious Disease, Iron Maiden, Jesus Chrüsler Supercar, John Coffey, Kampfar, King Dude, Knasterbart, Krayenzeit, Legacy of Brutality, Legion of the Damned, Lepergod, Lieveil, Loudness, Lynchpin, Mambo Kurt, Marduk, Metal Church, Michael Monroe, Miles To Perdition, Mindtaker, Ministry, Monstagon, Monuments, Mr. Hurley und die Pulveraffen, Myrkur, Nasty, Negative Approach, Orden Ogan, Orphaned Land, Overthrust, Pain is, Pampatut, Panzerballett, Parkway Drive, Phil Campbell’s All Starr Band, Preternatural, Profaner, Pyogenesis, Pyraweed, Red Fang, Red Hot Chili Pipers, Reliquiae, Ritual Day, Saxon, Sebastien, Sector, Serious Black, Serum 114, Sinphobia, Skyline, Snowy Shaw, Steel Panther, Steak Number Eight, Sub Dub Micromachine, Sunless Dawn, Svartmalm, Symphony X, Syndemic, Tarja, Testament, The Black Dahlia Murder, The Dead Daisies, The Goddman Gallows, The Haunted, The O’Reillys and the Paddyhats, The Other, The Raven Age, The Vintage Caravan, Therapy?, Therion, Tidal Dreams, Torfrock, Triptykon, Tsjuder, Tulkas, tuXedoo, Twisted Sister, Unisonic, Vader, Versengold, Victims of Madness, Vimoksha, Vogelfrey, W:O:A Firefighters, , Watch Out Stampede, While She Sleeps, Whitesnake, Wirrwahr, Year of the Goat, Zhora, Zombies ate my Girlfriend

Riche de son expérience de 26 ans,  le festival n’a cessé d’attirer et de surprendre les amateurs de Metal. Six scènes, il permet d’avoir une programmation dense de quoi satisfaire tous les goûts. Kann nicht warten.

Dix ans ! C’est long. Il aura fallu attendre dix ans pour que les Dieux du métal progressif nous livrent le successeur de « Darkness in a Different Light ». C’est déjà un événement en soi pour les fans. Des mélodies et des refrains qui restent dans la tête. Des chansons complètement taillées pour la scène. La rencontre inattendue avec le leader vocaliste Ray Alder annonçant la sortie officielle du nouvel opus « Theories of Flight » et son souhait de venir jouer au Maroc.

 

Ray Alder, le vocaliste des pionniers de Metal Prog et Abderrahim Bourkia Rock the Brave World

 

Comment ça se fait que t’es là au Hellfest ?

Ma femme vient au Hellfest chaque année et m’a proposée de l’accompagner cette année. Et voilà. C’est mon premier festival ici. Tu sais que j’habite aux Etats-Unis et à Madrid?

 

Oui, je le sais très bien. 

Et il y a beaucoup de festival là-bas. On part par exemple à New York pour jouer et pas pour être en mode festivalier. Et cette fois c’est un moment spécial pour moi, je suis là, j’assiste à des concerts et je passe de bons moments en mode festivalier. C’est trop cool (rires).

Comment t’as trouvé l’ambiance ici ?

C’est trop bien d’être là au Hellfest. Et j’aime beaucoup de groupes qui sont là.

Comme qui ?

Ce soir, je vais voir des musiciens que j’aime et que je respecte : Slayer en particulier, il y a Ghost et d’autres biens sûrs. C’est les noms qui me sont venus à l’esprit.

Il y a Black Sabbath ce soir, tu vas les voir ?

Oui, bien évidement, je ne vais pas les rater, surtout que je ne les ai jamais vu avec Ozzy. Je les ai vu une seule fois mais pas avec leur chanteur emblématique.

Parle-moi un peu de Fates Warining, il parait que les autres membres sont venus en Europe pour une tournée spéciale avec Jon Arch l’ancien frontman ?

Ah oui, « Keep it true » tournée. Il y avait des dates américaines mais une seule date européenne.

Est-ce que tu peux me parler de tes projets ?

Nous avons un album qui sortira le premier juillet intitulé « Theories of Flight » c’est pour cela que je profite de mes vacances là (rires) avec mon amour…ma femme qui est juste à côté, là (en la désignant).

Ray Alder : «Theories of Flight est dans les bacs»

 

Ah! enchanté Madame, je suis un fan (rires). Tu peux te joindre à nous. Je ne m’attendais pas à rencontrer Monsieur ici, merci!

« Oui, beaucoup de gens me l’ont dit ». Et Ray qui reprend : – être dans un festival sans être payé…ah comment ça ? (rires) et ma femme m’a dit « non, tu viens ça sera super bien ». Et voilà on est là.

Dis moi, est ce que t’as déjà été en Afrique ?

Non, jamais mais j’aimerai bien y aller un jour. Tu sais il y a des millions d’endroits dans ce monde où je rêve d’aller et de jouer. Et quand penses-tu ? (en s’adressant à sa femme), t’aimerais bien aller en Afrique ?

Moi j’aimerai bien vous ramener au Maroc un jour!

Ah ça serait trop bien (rires)

Nous avons des festivals au Maroc.

Ah bon, vous avez des festivals Rock au Maroc ? Oh c’est étonnant non ?

Oui, oui, nous avons des scènes de différents types de musique et il y a bien sûr du Rock entre autres. L’un des premiers groupe de Metal qui est venu c’était Kreator en 2005 dans le cadre du « Boulevard des jeunes musiciens » et puis d’autres l’ont suivi, je cite Moonspell, Paradise Lost, Sepultura, Dark Tranquility…parmi d’autres. Et ça encore, c’est que pour le festival de ma ville : Casablanca.

Oui, oui on connait Casablanca, c’est une très grande ville n’est-ce pas ?

Oui, c’est une grande ville, la capitale économique et Rabat, la capitale administrative, a son propre festival avec un budget conséquent. On a pu y voir Deep Purple, Lenny Kravitz, Lionel Richy, Elton John, Sting, BB King, Santana, Scorpions, Evanescence et d’autres musiciens grand public.

Ah c’est trop bien tout ça. Et combien de personne assistent aux concerts ?

Quand tu joues à Casablanca, par exemple, au « Boulevard des jeunes musiciens », tu peux être sûr qu’il y plus de 30.000 de qui te regardent.

C’est étonnant. Tu sais quand t’es un artiste, jouer devant des milliers de personnes est toujours une motivation. Je serai enchanté de venir jouer au Maroc un jour!Abderrahim Bourkia -Rock the Brave World-

Ray Alder

 

 

 

 

 

 

 

Après une courte mais réparatrice nuit, la seconde journée commence très fort avec Hangman’s Chair sous la Valley. Et il n’y a rien de mieux que le rock stoner efficace du combo français pour se mettre en forme afin de suivre le programme de la Mainstage 1 essentiellement consacrée au « Classic rock » des 80’s.

La simplicité est de mise, mais cela n’empêche pas Hangman’s Chair de tout donner lors d’un set très énergique, devant un public conséquent à une heure aussi matinale.

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30 ans après leur dernier concert en ouverture de Saxon au Zénith de Paris, Loudness effectue son retour en France de la plus belle des manière sur la grande scène du Hellfest.

Bien servis par un excellent son, les japonais vont enchainer les classiques tels que « Crazy Nights », « Heavy Chains » ou encore « In The Mirror » avec beaucoup de conviction. Akita Tasahaki multiplie les poses de guitar hero, tout en déployant une maitrise technique remarquée sur  » S.D.I « . La voix de Mihori Niihara, colle bien avec le style, même si elle manque parfois de puissance. Au final, le retour attendu de Loudness est réussi, en espérant que l’on attendra pas aussi longtemps pour les applaudir dans une salle plus intimiste.

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Après la venue de Deep Purple à Clisson en 2014, c’est au tour du bassiste de la période Mark III et Mark IV de régaler le Hellfest avec les titres incontournables de cette époque. Glenn Hugues commence fort et démontre ses capacités vocales hors du commun sur « Stormbringer ». On mettra de côté « Muscle and Blood » enregistré avec Pat Thrall, qui passe totalement inaperçu, pour reconnaitre « Mistreated » dès les premiers accords. La voix de Glenn Hugues prend alors toute sa dimension, atteignant une amplitude déconcertante dans les notes les plus aigues, qu’il est capable de faire durer sans forcer.

Le nouveau guitariste Søren Andersen, remplaçant Doug Aldrich parti rejoindre The Dead Daisies, fait le boulot grâce à son jeu sobre mais rempli de feeling.

C’est un « Burn » tonitruant qui viendra clôturer 40 minutes d’un set passé beaucoup trop vite. Le public n’a pas manqué de reprendre en coeur le « Buuuuuuurn » du refrain, pour un final digne de la performance d’ensemble du trio, largement ovationné.

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Le projet de Nikki Sixx en marge de Motley Crue se produit pour la première fois en France à Clisson, et c’est une foule maintenant bien compacte qui a pris place devant la scène principale.

Autant le dire tout de suite, le dynamisme dont fait preuve le combo de Los Angeles se fait remarquer par une présence scénique de tous les instants.

James Michael, impérial derrière le micro, possède un timbre bien calibré hard rock et d’une justesse jamais prise en défaut. Il ne tient pas en place, comme ses compères DJ Ashab et Nikki Sixx qui font le show, multipliant les poses tout en occupant toute la largeur de la scène.

La moitié de la set list mettra le dernier album « Prayers for the damned vol1 » à l’honneur, avec « Rise », « When We Were Gods », « Everything Went to Hell » et le très mélodique « Prayers for the Damned ».

C’est une sacrée dose de hard US envoyée sans concessions à une audience qui répond présent en se faisant entendre sur « Life Is Beautiful ».

Sixx: A.M. a toutes les cartes en mains pour faire oublier Motley Crue, grâce à un chanteur et des musiciens de très haut niveau lors de cette prestation convaincante.

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Les temps changent, car il était inconcevable il y a encore quelques années de voir Foreigner à l’affiche du Festival de l’Enfer ! Ce dinosaure du hard FM US fête ses 40 ans de carrière en lançant la machine à tubes. Le fait d’avoir vendu plus de 80 millions d’albums à travers le monde n’est pas un hasard, et nous allons avoir droit à un véritable best of avec l’énergique « Double Vision » en début de set.

Le chant de Kelly Hansen bonifie chaque morceau, leur apportant beaucoup de relief grâce à une amplitude vocale sans faille. Il ne tient pas en place, au point d’aller à la rencontre des premiers rangs, ou quand il s’amuse à multiplier les acrobaties. Mick Jones, seul rescapé de la formation d’origine, reste statique, parfois en retrait comme ses partenaires, mis à part l’ex bassiste de Dokken, Jeff Pilson qui se donne à fond.

L’ambiance retombe pendant la ballade « I Want to Know What Love Is », pas forcément appropriée au contexte, surtout qu’elle vient juste après le tube planétaire « Juke Box Hero » Mais c’est pour mieux repartir avec « Hot Blooded » en conclusion d’un concert maitrisé de bout en bout mais un peu trop prévisible;

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Le virtuose de la six cordes Joe Satriani va fédérer une foule nombreuse et bien compacte lors d’une démonstration 100% instrumentale. Le son, une fois de plus idéal, a permis d’apprécier ce toucher de guitare unique, alliée à une technique époustouflante. Hormis « Shockwave Supernova » et « Cataclysmic » extraits de l’album sorti en 2015, se sont surtout les classiques « Flying in a Blue Dream », « Satch Boogie » et « Surfing With The Alien » qui recueilleront tous les suffrages.

Bien épaulé par la guitare de Mike Keneally, Marco Minnemann derrière ses futs et la basse de Bryan Beller, Joe Satriani a prouvé qu’il avait sa place dans un environnement loin de lui être favorable. Joe est un virtuose, mais la froideur de l’interprétation comme le manque de communication peut être un frein pour apprécier ces compositions à leur juste valeur, et acquérir de nouveaux adeptes.

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Présents pour la seconde fois sur les terres de Loire Atlantique, Within Tempation va offrir superbe show à tous les niveaux. Avec le magnifique backdrop sur le thème du nouvel album « Hydra », Les hollandais nous gratifient d’un décor sur plusieurs niveaux, passerelles et écrans qui vont agrémenter le visuel de ce concert.

A coup sur Within Temptation obtient l’oscar de la plus belle scène de ce festival !

Sharon Den Adel focalise l’attention par sa gestuelle, mais c’est surtout sa voix qui impressionne. Aussi à l’aise sur les anciens titres comme « Our Solemn Hour » et « Faster », que sur le nouveau « And We Run », extrait de l’album « Hydra », ou le côté lyrique prend toute sa dimension.

Mais la surprise sera de taille lorsque Tarja viendra chanter en duo avec Sharon sur « Paradise (What About Us?) » pour une première en live, lors d’un moment rempli d’émotion.

Le groupe, bien en place, assure vraiment, avec un Robert Westerholt incisif à la 6 cordes, une rythmique carrée et un clavier omniprésent.

Voilà un concert qui a tenu toutes ses promesses, pendant lequel le groupe à tout mis en œuvre pour donner du plaisir à un public enthousiaste. Ne les ratez pas lors de leur passage au festival d’Alcatraz le 13 août 2016 !

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La troisième participation de Twisted Sister au Hellfest est annoncée comme étant la dernière, la tête d’affiche du jour ayant décidé de mettre un terme à sa carrière après 30 années d’existence.

Après la diffusion sur les écrans des faits marquants du groupe en guise d’introduction, Dee Snider et ses sbires entament le set avec le percutant « What You Don’t Know » (Sure Can Hurt You) suivi de « The Kids Are Back ».

Voilà la définition d’un vrai frontman dans toute sa splendeur, car Dee ne ménage pas ses efforts, multipliant les courses, rampant, s’activant avec son pied de micro rose du plus bel effet.

La performance est de taille, surtout quand Dee emmène avec lui l’ensemble de l’assistance pour hurler « We’re Not Gonna Take It » ou « I Wanna Rock » pour une communion totale.

La seconde surprise de la soirée sera l’arrivée de Phil Campbell, guitariste de Motörhead, pour interpréter « Shoot ‘Em Down » et « Born to Raise Hell » en souvenir de Lemmy.

Toute la fougue de Twisted Sister sera déployée sur « S.M.F. », l’ultime morceau sur lequel le logo TS va s’enflammer, ultime révérence d’un groupe qui aura mis la barre très haut en restant au top de la performance pendant toutes ces années.

Leurs adieux se poursuivent avec la venue au festival d’Alcatraz le 14 août 2016.

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L’hommage à Lemmy a illuminé le ciel de Clisson avec un somptueux feu d’artifice, précédé d’un film retraçant la carrière du légendaire chanteur / bassiste de Motörhead. L’émotion est au rendez-vous, avec le témoignage de Phil Campbell suivi par la diffusion sur les écrans géants, de 20 minutes du concert donné au Hellfest l’an dernier. La voix écorchée de Lemmy a ainsi pu résonner une dernière fois dans une ambiance à la fois prenante et magique.

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Ainsi se termine cette seconde journée, qui a prouvé que le Hard Rock dit « classique » a encore de beaux jours devant lui, au vu des parterres une nouvelle fois noirs de monde devant les mainstages.

C’est en plein cœur des vignes du Muscadet que se déroule le pèlerinage annuel devenu incontournable en France comme en Europe. Cette 11ème édition du Hellfest, qui s’annonce comme un des évènements majeurs pour tout fan de Hard Rock et de Métal a une nouvelle fois battu tous les records. Sold-out depuis de nombreux mois, ce sont 160 000 festivaliers qui ont foulé les terres clisonnaises sur l’ensemble des 3 jours, du jamais vu!

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Dès l’entrée sur le site, la découverte des nouveaux aménagements en met plein la vue. A commencer par un des points noirs de l’an dernier, avec la Warzone qui est totalement métamorphosée. Le décor sur plusieurs niveaux est de toute beauté, avec au milieu l’immense statue en hommage à Lemmy qui domine le site. Celle-ci à d’ailleurs été inaugurée par le guitariste de Motörhead, Phil Campbell, lors d’un moment rempli d’émotion.

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Une importance a également été donné aux détails, comme les nouveaux stands de nourriture, toujours de qualité, ou le décor retravaillé autour de l’Extrem Market.

Mais il est temps de laisser la musique s’exprimer, avec un programme aussi chargé que diversifié pour cette première journée.

Direction l’Altar pour prendre sa première dose de décibels avec les français de Witches, emmenés par Sybille au chant et à la guitare.

Le quatuor officie dans un registre death metal qui va rapidement réveiller le public déjà présent à une heure aussi matinale.

Les titres s’enchainent sans temps mort lors de ce show mené tambour battant.

Sybille communique aisément, remerciant les fans de leur présence avant de poursuivre avec l’efficace « No Matter if the Wind », tiré du dernier ep « The Hunt ».

Les applaudissements nourris lors du final, sont la preuve que Witches s’est donné à fond pendant 30 minutes très intenses, et resteront à coup sur gravées dans leur mémoire.

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Delain aura l’honneur et le privilège d’inaugurer la Mainstage 1, avec son metal symphonique flamboyant. L’immense backdrop occupe toute la largeur de la scène, auquel s’ajoute 2 panneaux affichant le nom du groupe, disposés de chaque côté.

Le parterre est encore clairsemé, car une foule de plus en plus importante se retrouve bloquée lors du filtrage à l’entrée de la cathédrale. Mais cela n’empêche pas Charlotte Wessels de démontrer ses capacités vocales, tout en arborant un sourire communicatif avec les membres du combo hollandais.

La nouvelle guitariste Merel Bechtold fait étalage d’une belle maitrise technique sur sa 7 cordes, et démontre qu’elle est maintenant parfaitement intégrée. Sa présence a d’ailleurs été remarquée lorsqu’elle a foulé les planches du PPM Fest en 2014 avec le groupe Mayan.

Même si quelques soucis de micro ont perturbé le début du set, Delain a délivré prestation nettement plus aboutie qu’en 2010, qui s’est clôturée par le classique « Pristine » extrait de l’album « Lucidity » sorti il y a déjà 10 ans.

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Audrey Horne est désormais habitué aux Mainstages, car le groupe Norvégien s’y produit pour la 3ème fois ! Mais au grand désarroi du chanteur Toschie, quand il déclare:  » plus nous jouons ici et plus nous sommes placés de bonne heure sur l’affiche » !

Il n’en reste pas moins que c’est un réel bonheur de voir l’énergie déployée dans l’interprétation de « Pretty Little Sunshine » ou lors d’« Out Of The City » marqué par l’influence indéniable  de Thin Lizzy.

les 2 guitaristes IceDale et Thomas Tofthagen multiplient les poses de guitar heroes tout droit sorties des années 80, complètement en phase avec leur musique et les riffs assassins qui sortent de leurs Gibson.

L’énergie est de mise, tout comme la participation d’un public qui répond présent aux sollicitations du frontman lors du refrain de « Waiting for THe Night », en conclusion d’un bon moment de Hard n’ Roll.

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C’est sur cette même scène que Nashville Pussy va envoyer les titres les plus percutants de son répertoire. Un seul mot d’ordre pour le groupe mixte américain, ne pas faire dans la dentelle et se donner à 100% à chaque seconde !

Et c’est réussi ! Blaine, Ruyter, Bonnie et Rob vont balancer à la face du public, le best of de leurs 5 albums avec les tueries que sont « I’m So High » ou encore « Go To Hell » pour finir par « Heart Attack » pendant lequel Blaine rempliera son chapeau de bière avant de se désaltérer. Ruyter, fidèle à ses habitudes, arrachera les cordes de sa « SG », sous les ovations d’une audience qui a surpris par son calme olympien devant une telle débauche d’énergie.

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Voilà une formation qui sort des sentiers battus avec pas moins de 18 artistes, venus de tous les horizons de la planète métal française. On y retrouve les membres de Lofofora, Tagada Jones, Parabellum, Punish Yourself, Black Bomb A et Aqme, rassemblés au sein du Bal des Enragés pour nous régaler avec les hymnes rock et métal sans se prendre au sérieux ! Entre un « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana et un « Ace Of Spaces » de Motörhead, les gaillards ont mis le feu dans la fosse devenue très compacte. C’est de la folie sur scène comme dans la foule, ou les slams se succèdent au rythme des reprises imparables. La débouche d’énergie sera toujours aussi intense quelque soit la formation présente, afin de partager avec succès une bonne humeur communicative.

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Pour sa première apparition au Hellfest, Halestorm a rassemblé la grande foule devant la Mainstage 1. Emmenés par Lzzy Hale au chant et à la guitare, le groupe américain jouit d’une belle notoriété suite à de nombreuses tournées européennes. la frontwoman centralise l’attention, grâce à son timbre de voix bien en place, même si par elle donne l’impression de forcer pour gagner en puissance, notamment sur « Love Bites » en début de set.

Le titre ciblé hard rock « I Miss The Mistery » aura le don de faire réagir le public lors du refrain, comme pendant le final succédant à un solo de guitare bien senti.

Mais pourquoi inclure un solo de batterie dans une prestation aussi courte? Inévitablement, l’ambiance va retomber, et malgré les efforts de Lzzy pour communiquer, le show aura du mal à décoller.

Malgré des compositions réellement abouties et travaillées, Halestorm a peiné pour convaincre un public plus large, même si les fans ont répondu présents.

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L’audace est de mise sous la Valley avec les sud coréens de Jambinai. Composé d’un mix d’instruments traditionnels avec le triptyque guitare, basse, batterie, les fluctuations harmoniques oscillent entre le calme et la violence d’un déluge expérimental.

Le groupe asiatique va enchanter un audience très réceptive aux mélanges de rythmiques métal, avec les sons du piri et les cordes cristallines du kayageum.

Les atmosphères ainsi crées sont envoutantes, et prennent une dimension surréaliste dans la sphère progressive lors de la clôture du set avec le superbe « Connection ».

C’est aussi la force du Hellfest, de proposer un groupe fascinant, en décalage par rapport aux « standards » du métal, qui donne l’occasion de faire une bien belle découverte !

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Il est temps de revenir sur scène principale 2 pour se prendre une bonne dose de hard punk rock n’ roll avec Turbonegro. D’entrée de jeu, c’est le hit « The Age Of Pamparius » qui donne le ton, pour une succession de titres à l’efficacité maximale en live. Le morceau d’ouverture a d’ailleurs été joué à nombreuses reprises par Nashville Pussy, présents sur le côté de la scène pour ne pas rater une miette  du spectacle proposé par les norvégiens.

Les tenues les plus délirantes des musiciens sont de sortie, car il faut oser porter le short en jeans, les grandes chaussettes de Tony Sylvester et les bretelles rouges vif du guitariste, sans oublier le maquillage outrancier qui accentue la folie visuelle.

Le look est aussi à la fête dans le public, avec les Turbojugend, membres du fan club et reconnaissables avec leurs uniformes de matelots.

Les musiciens ne tiennent pas en place, envoyant les brûlots tels que « Get It On » ou encore « I Got Erection » à la face d’un public complice de toutes les excentricités de Tony, lors d’un final mémorable.

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Volbeat monte en puissance au fil des années, car il possède tous les ingrédients pour rassembler un public très large autour de son metal rock de très haut niveau. Les danois sont en grande forme, pour envoyer d’entrée de jeu « The Devil’s Bleeding », extrait du nouvel album. La bande à Michael Poulsen fait preuve d’assurance, pour aligner sans répit les titres tels que « Goodbye Forever » et le sur-vitaminé « Seal The Deal » qui prend toute sa dimension en live.

Servis par un énorme son, excellent de bout en bout, Volbeat fait mieux que confirmer qu’il a tout d’un futur grand groupe , s’il ne l’est pas déjà.

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Magma au Hellfest, il fallait oser ! Le pari est dores et déjà gagné au vu de l’affluence venue remplir la Valley pour accueillir ce groupe de légende, davantage reconnu à l’international qu’en France.

Christian Vander batteur et fondateur du projet Magma en 1969, est également le créateur du langage kobaien, mis en valeur par le talent vocal d’Hervé Haknin. Les magnifiques chœurs de Stella Vander et Isabelle Feuillebois renforcent les mélodies envoutantes, servies par un son parfait.

Mais le maitre de cérémonie est bien Christian Vander, littéralement en transe derrière ses fûts, qui coordonne l’ensemble avec maestria. Sa frappe est puissante, d’une précision remarquable, tout comme son exceptionnel jeu de cymbale.

L’œuvre « Mëkanïk Dëstruktïw Kömmandöh » en version accélérée est proposée pour terminer un set aussi intense qu’abouti, à l’ambiance musicale unique. La longue et émouvante ovation des 8000 personnes présentes prouve que le pari est gagné !

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10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, 0 !!!! Les gerbes de feu qui accompagnent l’arrivée de Rammstein donnent le ton d’un show annoncé comme ce qu’il se fait de mieux actuellement dans la sphère métal.

Le site est littéralement saturé, impossible de circuler pendant la prestation de la tête d’affiche qui a rassemblé un public record lors de cette première journée.

Effectivement, les allemands ont sorti la grosse artillerie, que ce soit au niveau des lights comme de la pyrotechnie, régalant la foule par un visuel millimétré.

La rigueur est également de mise côté musique, à condition d’apprécier la froideur des compositions, qui est distillée quasi mécaniquement. Difficile de ressentir dans ces conditions la moindre émotion, d’autant que le vocaliste Till Lindenmann est avare de communication. L’impression industrielle prend le dessus, la caisse claire à consonance métallique n’y est pas étrangère !

Mais l’essentiel reste la satisfaction d’une audience conquise par une prestation tellement attendue à Clisson, qui se termine par les ailes d’un ange de métal en feu Till s’est tout de même laché avant de partir : « Merci Hellfest, vous étiez incroyable! »

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Ce premier jour a tenu toutes ses promesses, avec de nombreuses découvertes et des groupes au top de leur forme. Même si le soleil a joué à cache cache avec les averses, la beauté du site et l’ambiance exceptionnelle qui y règne donne envie de remettre ça demain !

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Pour cette première édition, l’organisation du festival « Retro C Trop » a placé la barre très haut !

Outre la programmation de groupes légendaires comme Ten Years After, ZZ Top, Jethro Tull ou encore Scorpions, le thème l’évènement est résolument vintage.

Le magnifique site du château de Tilloloy sera le théâtre de nombreux stands, marchés ainsi qu’une remarquable exposition de véhicules anciens qui ne passera pas inaperçue

Les moments forts n’ont pas manqué durant ces 2 journées, où plus de 10 000 personnes ont pu apprécier les 8 groupes à l’affiche, dans une ambiance conviviale et passionnée.

Bravo aux organisateurs pour avoir mis sur pied un tel évènement et nous vous donnons rendez-vous en 2017 pour la seconde édition !

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Report & photos © 2016 Alain BOUCLY

 

Contrairement à la veille, cette seconde journée débute sous le soleil, qui illuminera toute l’après midi le magnifique parc du château de Tilloloy.

Le programme des réjouissances se compose de 4 groupes, dont Ben Miller Band qui aura l’honneur d’ouvrir les hostilités.

Tout droit venu du Missouri, nos lascars vont faire preuve d’originalité à tous les niveaux, que ce soit dans les compositions, ou les instruments sortant des entiers battus.

Le look n’est pas en reste, avec Scott Leeper tout droit sorti d’une ferme pour claquer l’unique corde d’une basse improbable, et l’homme au chapeau rouge, Bob Lewis qui gratouille une tôle ondulée ressemblant à un radiateur trouvé dans une casse automobile.

L’esprit roots est bien présent, tout en enchainant les titres mélangeant les accents bluesy aux sonorités country.

Cette entrée en matière réussie a chaleureusement été ovationnée par un public déjà présent en nombre.

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La suite va en surprendre plus d’un ! La palme des reprises les plus improbables revient à Steve’N’Seagulls, qui se démarque des autres groupes de covers par des morceaux aux arrangements très éloignés des originaux.

La version acoustique de « Paradise City » de Guns N’ Roses surprend au premier abord, mais on se prend vite au jeu lorsque le Banjo enchaine sur « The Trooper » d’Iron Maiden ! Les Finlandais ne se prennent pas au sérieux, transmettant leur bonne humeur à une audience très réceptive.

Le répertoire oscille entre « Seek And Destroy » de Metallica et un « Thunderstruck » d’AC/DC sous des airs d’accordéon !

Il n’y a rien de mieux qu’un « Born To be Wild » de Steppenwolf,  pour clôturer un set placé sous le signe de la fête, partagée avec un public qui a repris en chœur tous les refrains.

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L’orientation vintage du festival prend toute sa signification lors de l’arrive de Jethro Tull. Cette légende du rock progressif britannique va démontrer qu’il faut toujours compter avec ses compositions élaborées, aux atmosphères oscillant entre le folk et les prémices du hard rock. Les riffs bien tranchants de Florian Opahle en témoignent, le guitariste ayant remplacé efficacement Martin Barre, présent depuis les débuts.

Le talentueux Ian Anderson personnifie à lui seul ce groupe mythique, avec sa voix unique. Mais c’est surtout lors de ses interventions à la flute que la magie opère. Les titres prennent une autre dimension grâce au son unique diffusé par l’instrument. Le frontman montre toute sa souplesse, la jambe levée tout en jouant, ou gesticulant pour accompagner les solos de son jeune guitariste.

Le titre tant attendu va venir en fin de set, avec une version rallongée de « Locomotive Breath ». Ce classique indémodable de Jethro Tull va être balancé avec une belle énergie, preuve que le concert est resté sur un rythme élevé sur l’ensemble d’un set bien équilibré.

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La foule est bien compacte au moment de l’arrivée des texans sur la scène au décor minimaliste. Le contraste est saisissant par rapport au show de Scorpions la veille !

Le logo « ZZ Top » illuminera le fond de scène, auquel on ajoutera quelques amplis colorés en vert et rose et le tour est joué. Dommage que les écrans de chaque côté de la scène aient été enlevés, car c’est tout de même l’équipement minimum pour une telle affluence, afin de suivre le concert dans de bonnes conditions.

Et musicalement me direz-vous? Difficile de prendre le trio en défaut, tant l’interprétation est maitrisée. On entre directement dans le vif du sujet avec « Got Me Under Pressure », servi par un énorme son, bien puissant, même si la Gibson de Billy Gibbons semblait saturer par moments.

La set list est identique depuis de nombreuses années, lors des festivals comme en salle. C’est reparti pour la traditionnelle reprise de Jimi Hendrix « Foxy Lady », à croire que le répertoire du trio n’est pas suffisamment fourni pour jouer une de leurs créations.

Les tubes s’enchainent avec « Sharp Dressed Man », « Legs » et l’indémodable « La Grange » lors du premier rappel. Le public en redemande, et nous aurons droit à un retour pour deux derniers titres dont le fabuleux « Jailhouse Rock » d’Elvis Presley pour terminer un show millimétré d’une heure vingt.

ZZ Top continue à tenir la scène sans aucune faille, s’appuyant sur un répertoire de titres légendaires pour la plus grande satisfaction du nombreux public, et c’est bien l’essentiel.

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Malgré quelques ratés et imperfections, comme les longues files d’attentes au stand de nourriture ou les consignes aléatoires (contradictoires) appliquées arbitrairement par une « sécurité » trop zélée, souhaitons que le succès de cette première édition en appelle beaucoup d’autres.

Report & photos © 2016 Alain BOUCLY