Ce groupe a déjà 20 ans et on retrouve avec plaisir Raphaël (Mercier, le batteur) au Hellfest pour qu’il nous parle de ce festival mais aussi du DVD Live qui sort fin septembre et de Mass Hysteria en général.

Mass Hysteria - Olympia

Bonjour Raph, nous sommes au Hellfest où tu joues avec Mass Hysteria, ça fait quoi de te trouver ici ?

Ce n’est pas la première fois que Mass fait de grands festivals mais c’est vrai que pour Yann (Heurtaux, le guitariste) et pour moi, le Hellfest a une importance particulière puisque nous sommes de très grands fans de ce type de musique.
J’avoue que je suis un grand traqueux ! Je suis pressé d’être à demain 17h00 et que ce soit fait.
Cette année on a la chance de faire le Hellfest, d’enchaîner avec le Dour festival, le Paléo et d’autres grandes dates. Le Hellfest est mon festival préféré en France avec les Eurockéennes auxquelles nous participons aussi d’ailleurs.

On est là pour défendre le dernier album et on n’a que 40 minutes. Le public aime beaucoup de morceaux. On a 7 albums ça devient dur de faire une set list. On tourne facilement vers les 1h45 sans s’en rendre compte.

Cette année a été très riche, vous avez beaucoup tourné.

Quand on arrivera à la fin de la tournée, en décembre, on aura quand même réussi à faire encore à peu près 80 dates rien qu’en France et je ne pense pas que l’on soit beaucoup à le faire.

Vous êtes une référence dans les groupes chantant en français.

Je ne sais pas si on est une référence en tout cas il n’y a plus beaucoup de groupes qui chantent en français.

Et vous allez garder le chant français ?

Oui, ça fait 20 ans qu’on tourne alors pourquoi se mettrait-on à l’anglais demain ?
Et puis Mouss (Moustapha Kelaï, le chanteur) est beaucoup plus à l’aise avec le français, il a envie de s’exprimer dans sa langue.

Il y a beaucoup de groupes français qui font un album en anglais.

Oui, il y a eu des petits effets de mode mais je ne me vois pas demain changer de langue pour les textes.

Quand on regarde le nombre de groupes français chantant en français, très peu arrivent à tourner et parfois ils veulent chercher le succès partout mais franchement en France point de vue salles de concerts, accueil etc., on est super bien loti. Tu peux faire ta carrière en France. Moi tourner dans le monde entier pour chanter dans des bistrots où tu n’as rien à bouffer, où tu fais 14000 bornes, où tu n’as pas d’hôtel, où tu ne dors pas, j’ai 42 ans, si tu veux à 20 ans pas de problème mais maintenant, non.
Bon, si demain on a une opportunité de malade de faire une tournée avec un gros groupe aux États-Unis je ne dirais pas : « non je n’y vais pas ».
On est très contents de ce qui se passe ici pour nous, on a de la chance les salles sont pleines, l’album se vend, l’album plaît, on a de plus en plus de vrais fans, nos furieux.
Quand on a fait l’Olympia, c’était merveilleux, le public était le sixième membre du groupe. Nous au niveau du jeu, c’est loin d’être le meilleur concert qu’on ait fait par contre du point de vue accueil, ambiance et tout, c’était complètement fou.

Le retour que j’ai eu de ce concert à l’Olympia, c’était que vous étiez très en retenue par rapport aux concerts habituels.

Quand tu enregistres un album live, tu es obligé de t’appliquer un peu plus sur ce que tu joues, tu es plus concentré. Effectivement peut être que Yann bougeait un peu moins. Quand tu bouges beaucoup, vu que nous on n’utilise pas de play-back, ça s’entend. Y’a un moment c’est soit le jeu soit la qualité du son. Pour ma part bizarrement avant de jouer, comme quand on a joué avant Metallica (Arène de Nimes, 2009), tu te dis : « je ne vais pas y arriver, je ne vais pas y arriver », mais une fois sur scène, paf, pas de flip du tout, super à l’aise. Dès qu’on a entendu des gens, à peine les lumières éteintes, entonner les joyeux, on s’est dit, ça va bien se passer.

J’avais vu Mouss juste à la sortie de l’album, il a quelques mois. Peux-tu nous dire comment sont les retours ?

Ils sont très bons. Depuis Contraddiction (1999, chez Yelen Musiques) qui est considéré comme notre album phare, on n’avait pas eu un accueil comme ça, que ce soit les dates à Lyon, à Lille, à Brest… les gens sont à fond.

C’est un album qui reste en tête.

Maintenant, on va droit au but. En ce moment, il y a beaucoup d’albums ultra techniques. Mais moi, personnellement, je ne retiens rien de tout ça. Ça rentre par une oreille ça ressort par l’autre. Je n’entends pas de chansons, je n’entends pas d’hymnes, je ne retiens pas de trucs. J’ai envie que les gens puissent chanter les paroles. Tu as un couplet, tu as un refrain, tu es là pour bouger t’es pas là pour faire des maths.

Et ça vous y faites gaffe au moment de la composition des chansons ?

On pense clairement en terme d’efficacité. C’est ça notre force comme de toute façon on ne passera ni à la radio, ni à la télé, je ne vois pas pourquoi on chercherait à plaire à ces gens là. On pense à la scène. Maintenant on a notre style à nous ; ça plait ou ça ne plait pas. On ne va pas changer. Tu vois pour les groupes comme AC/DC, ils jouent simples et efficaces et ça marche pas mal pour eux. Ils ont de l’avenir.

En parlant d’avenir, c’est quoi vos projets ?

La tournée se finit au mois de décembre, avec la période novembre/décembre bien chargée. On a la sortie du DVD de l’Olympia fin septembre.

Il y aura des bonus ?

Oui, de gros bonus même.

Tu peux nous en parler ?

Je ne peux rien dire mais y aura des trucs, même des trucs qui vont se passer ces jours-ci.
Déjà, ça a été filmé, je pense, par une douzaine de caméras. C’est Fred Duquesne qui s’occupe du mix donc là va y avoir du gros son. Y’a Julien de énervé télé qui c’est occupé de tout le montage. Le peu que l’on a vu, en tout cas, ça promet.
Le live, avec cette ambiance de dingue, ça va faire un bien bel objet.
L’Olympia c’est une salle hyper réglementée, tu n’es pas supposé dépasser le temps imparti… on devait jouer 1h30 mais on a largement débordé et il y aura tout sur le DVD.

Interview réalisée par Cynthia Kwiatkowski

Avec Mathieu (Chanteur du groupe Bukowski), on a eu envie de discuter durant le tumulte du Hellfest afin de parler du groupe, de la composition et de la musique en général.

Bukowski - Hazardous Creatures

On est là pour parler de votre nouvel album « Hazardous Creatures », sorti en avril, tu as déjà eu pas mal d’interviews dessus.
J’ai l’impression qu’il y a deux types de personnes ceux qui ne jurent que par celui-ci et ceux qui ont préféré « The Midnight Sons », sorti en 2011, qu’en penses-tu ?

C’est vrai qu’il y a deux types de personnes comme tu dis, mais on s’est donné à fond pour les deux albums.
On compose toujours de la même façon mais c’est vrai que Fred (Duquesne, deuxième guitariste) est arrivé. Il trouvait que dans les albums précédents les chansons étaient trop longues et il voulait quelque chose de plus standard dans le format. On a fait un truc plus « grosse prod ».

Vous allez faire quoi pour le prochain album, rester sur cette ligne ou revenir vers des morceaux plus longs ?

C’est Fred qui a imposé un truc sur le moment, on a suivi. Certaines personnes nous on dit avoir regretté que nos morceaux ne soient pas plus longs. Ils sont plus formatés car notre guitariste est très comme ça, il faut aller à l’essentiel. C’est plus simple pour le passage radio mais à part OUI FM et le Rock Fort Show on ne passe pas, alors autant faire ce qu’on aime.

Parlons de l’arrivée de Fred, pour les concerts, un guitariste en plus ça ne change pas tout ?

Le fait d’être soutenu au niveau de la guitare c’est excellent, je peux me concentrer plus sur la chanson du coup. Avant j’avais deux rôles, c’était très dur, quand tu fais un pain à la guitare ça s’entend, si tu perds le fil dans la chanson ça s’entend. Là, je sais que je peux m’asseoir sur un mec qui assure. Je peux donc alléger ma partie de guitare pour me concentrer sur le chant.
Par contre, il y a ce coté power trio qui a disparu et à la base on ne l’a pas voulu. Niko (le batteur) s’est barré et on a dû s’adapter. Il y avait une connivence entre nous. On est avec un petit jeune maintenant. Nicolas c’était un rocker pur et dur moins technique mais il faisait vraiment tout pour en mettre plein la gueule, tu le regardais jouer, c’était un spectacle à lui tout seul, un showman. Là, on l’a échangé contre un bon batteur très technique mais qui a moins une gueule.

C’est vrai que sur scène Niko en imposait, d’ailleurs je vous ai vu l’année dernière sur scène au Hellfest et votre prestation a été encensée, ça fait quoi ?

Oui, ça a été une des meilleurs critiques des groupes français. C’est des choses qui font que sur une bio ça pète.

Et avec cette nouvelle formation vous arriveriez à nous refaire le même spectacle ?

Ça, c’est que tu ne nous as pas vus au divan du monde (le 15 mai 2013).
Car Fred, au-delà d’être un guitariste, il a un matos de malade. Donc forcément, on a un son de fous furieux.
Le coté power trio me manque mais par contre on a maintenant un son vraiment top. Il a amené un truc niveau technique qui fait une grande différence.

Souvent, quand on passe la formation du power trio les membres, à part le chanteur, sont tous plus ou moins interchangeable c’est votre cas ?

Dans notre groupe, on a mon frère Julien et on dit souvent que c’est un show dans le show, il est formidable ; je ne suis pas le leader on est à deux. Mon frère a toujours été la clé du succès.

Tu gères comment la présence de ton frère, pas trop d’engueulades ?

On s’engueule souvent. Mon frère, il emmagasine tout et il explose. On essaye toujours d’avoir le dernier mot et c’est vrai que c’est assez rare d’avoir deux meneurs dans un groupe. On a deux personnalités et on ne se bouffe pas.
Fred est arrivé avec son coté neo metal, avec son background, il a réussi à nous respecter, à apprendre les morceaux et à rester en arrière.
Tu verras à la fin d’un concert tu me diras « ça valait le coût ».

Que penses-tu de la scène française actuelle et de la place du metal sur cette scène ?

La France a toujours été en retard sur la musique et pas seulement sur le metal. Quand tu regardes quand l’Angleterre avait les Beatles, nous on avait salut les copains. Il n’y avait pas cette créativité. Il y avait beaucoup ou même quasiment que des reprises de standards américains. On était complètement largué là-dessus et on le paie encore aujourd’hui. On n’a pas de grands groupes comme les grecs avec Moonspell ou d’autres groupes connus dans le monde. Mais on est en train de développer le truc et il ne faut pas lâcher.

Ce genre de festival qui a une bonne visibilité peut aider ?

Complètement, ce genre de festival peut permettre de faire connaître le metal français et créer des opportunités. Mais il faut arrêter de faire du metal franco-français et se donner l’opportunité de pouvoir s’exporter, d’où le chant en anglais.

Tu ne penses pas qu’en France on a tendance à tout intellectualiser ?

En France, on veut que les chansons portent des messages alors que les textes américains sont simples mais ont du rythme. C’est pour ça que je dis souvent à mon frère, qui écrit toutes les chansons, de ne pas retranscrire du français en anglais. On utilise des sites pour traduire mais des fois ce n’est pas top.
Dans la musique, il faut faire des choses simples. Si on traduit certaines chansons en français ça donnerait des textes abominables.
Mon frère a compris ça depuis peu. Il écrit des choses plus simple car sinon c’est inchantable. Car ce qui est important au-delà du texte c’est que ça soit musical. Je me suis battu avec lui pour que les textes soient plus simples. On veut faire des refrains que tout le monde puisse hurler en concert.
La culture anglaise est très différente de la culture française, il y a des expressions toutes faites qui ne sont pas traduisibles. Il ne faut pas chercher les textes qui veulent trop dire de choses mais des textes qui sonnent. J’hallucine de la pauvreté des paroles des chansons de Motley Crue mais pourtant c’est génial musicalement.
Mon frère adore la langue française, mais la langue française est des fois trop fournie pour se permettre une simplicité.

Qu’est ce qui t’inspire de la scène française ?

J’adore Noir Désir et on n’a jamais retrouvé ça. Quand j’étais petit mon père m’a fait connaître Téléphone avec « Argent trop cher », « Crache ton venin » et c’était vachement bien.
Je suis fan, en ce moment, de ce que font les Shaka Ponk. Ils n’oublient pas que c’est un spectacle que les gens viennent voir. Le combat entre le singe et le batteur durant le concert est trop top.
On est un peu comme Shaka Ponk, on fait une vraie différence entre le CD et la scène pour que les personnes qui viennent nous voir soient sur le cul.

Interview réalisée par Cynthia Kwiatkowski

Interview réalisée à Amiens

On commence les interviews du Hellfest 2013 par le groupe T.A.N.K (Think of A New Kind) qui après un deuxième album « Spasms of Upheaval », trouvait enfin une place sur l’affiche. Il passait le samedi 22 juin à 11h00 sur la scène Altar.
C’est le bassiste Olivier d’Aries qui nous a fait l’honneur de répondre à nos questions.

TANK - Spasms of Upheaval

J’aimerais te parler de votre deuxième album (« Spasms of Upheaval » sorti en octobre 2012 chez Season of Mist) et de l’accueil du public ?

L’album a été plutôt bien accueilli. Il est dans la continuité du premier et ceux qui l’avaient bien aimé ont généralement apprécié le deuxième. On a aussi réussi à plaire à des personnes qui avaient trouvé que le premier album était un peu trop influencé, une critique qu’on s’était faite aussi et que l’on trouvait, donc, justifiée.

Parle-nous du départ de Ed qui était un des membres fondateurs ?

Ed est parti après l’enregistrement de cet album donc on a les mêmes personnes qui ont composé sur les 2. Il avait beaucoup participé sur l’album précédent alors que là nous avons vraiment tous mis notre patte à peu près au même niveau. Ce qui fait que cet album est différent. Je pense que nous allons garder ce mode de composition pour le troisième et les suivants.

Ed avait à la base un grand rôle dans la composition ?

Le premier album avait déjà, dans ses très grandes lignes, été écrit par Ed et Symheris avant l’arrivée des autres membres, donc Clément (Rouxel), Raf (Pener) et moi, on avait juste un peu modifié nos parties. Alors que là, on est sur un effort de groupe.

Je sais que vous répétez beaucoup, vous arrivez toujours à garder le rythme ?

C’est par période. Avant la sortie de l’album, on se retrouvait 2 fois par semaine, ce qui était assez intense. Depuis qu’il est sorti, avec les lives, on a un peu ralenti le rythme des répètes. Ces derniers temps, on avait beaucoup de concerts les week-ends et on devait se rendre en plus disponible pour répéter ; il y avait un risque de lassitude, alors on a levé le pied. Mais là, tout de suite après le Hellfest, on se remet en mode composition. On a aussi d’autres dates qui arrivent et on doit s’y remettre à fond.

Vous êtes déjà sur le troisième album ?

Oui, on sent que T.A.N.K monte. Il ne faut pas lâcher le truc. On a aussi un nouveau guitariste, il faut que l’on voit comment on va composer avec Nils.

Qu’apporte le nouveau guitariste Nils (Coubaron) ? Et comment gérez-vous avec ses side projects ?

Il a un projet assez heavy, instrumental avec Nils Courbaron Project. C’est le truc où il se lâche complètement et où il fait ce dont il a envie. Il a aussi Lyr Drowning qui est un groupe de death progressif où il est soliste et là dans T.A.N.K il est plus rythmique. Il faudra voir avec Symheris ce qui va se passer en termes de composition.
On a déjà réadapté des titres où ils font des solos harmonisés, ce que nous ne faisions pas. C’est plutôt sympa d’avoir deux très bons guitaristes, ça va se sentir dans les compos et ça ouvre de nouveaux horizons.

Vous avez refait l’artwork, peux-tu nous en parler ?

On bosse avec un mec qui s’appelle Ludovic Cordelières (Rusalkadesign). Il fait partie intégrante du groupe maintenant. C’est notre graphiste, il fait toutes nos affiches, les pochettes d’albums. Dorénavant, on ne travaillera qu’avec lui.
Il a su cerner l’univers qu’on voulait développer, qui est assez axé vers les jeux vidéos.

Ton t-shirt me rappelle le jeu BioShock et plus exactement un Big Daddy.

C’est ça ! Tout l’univers de BioShock, on est assez fan. Il nous l’a proposé sans qu’on lui en parle et on a adoré tout son univers.

On va parler du Hellfest, ça fait quoi de faire ce festival ?

Ça a été une énorme joie quand on nous l’a appris !
Avec cet album, on avait plusieurs objectifs :
– Le premier, c’était de trouver un tourneur, ce qui fut fait dès le mois de décembre.
– Ensuite c’était de pouvoir jouer au Hellfest.
Ça fait plusieurs années qu’on les démarche alors quand on a appris qu’on était retenus, on a été hyper heureux !
On a joué au Wacken en Allemagne, au Metal Camp en Slovénie et d’autres festivals en République Tchèque, en Belgique… mais on n’avait jamais pu faire un grand festival français. On a fait le Raismes Fest qui était vraiment cool et les Metallurgicales cette année et on y rejoue l’année prochaine.
Ce sont de super festivals mais le Hellfest c’est l’équivalent du Wacken ici ; c’est la Mecque du metal français et d’y jouer c’est une énorme fierté.
On fait partie de ces groupes qui ont une « mini » importance, on commence à intégrer la famille du metal français. C’est une grosse fierté, une grosse pression.
On le prépare depuis un bon moment. On a monté la street team, on a fait des t-shirts pour eux, ils ont été très réceptifs. On a tourné un nouveau clip qu’on a sorti peu de temps avant le Hellfest pour faire monter un peu la sauce. Toute l’organisation a été énorme pour 30 minutes de set. Maintenant on va essayer d’en profiter, juste de surkiffer sur scène et même à coté.
Là, j’ai rencontré Vinnie Paul, l’ancien batteur de Pantera.
Au metal camp j’avais rencontré Phil Anselmo et Rex Brown. En fait, j’ai rencontré tous les membres en vie de Pantera, c’est pour dire que le kiff, il commence dès que tu arrives.

Tu n’appréhendes pas la redescente, car là tu es bien haut ?

Je pars en vacances dès que l’on quitte le Hellfest, je vais me reposer et ensuite on va repartir, on va recomposer. On a d’autres dates qui arrivent, on a Triel Open Air (à Triel sur Seine) avec Dagoba notamment. Il y a encore pas mal de concerts, on va essayer de jongler comme il faut entre les compos et la scène.

Tu penses que le Hellfest sur le CV de T.A.N.K, ça va beaucoup aider pour trouver des dates ?

On va être suivi par W9 ! Ils sont venus nous filmer en répétition hier, ils vont nous filmer en train de nous installer etc. Ils font un reportage sur le Hellfest et on en fait partie.
Rien que ça, en termes d’exposition, c’est bon et il y a aussi plusieurs magazines qui sont intéressés, les radios, les webzines.
On fait partie d’un truc et c’est à nous de nous bouger encore plus pour faire fructifier tout ça. On va sortir un très bon troisième album, il faudra continuer à bien s’entourer comme on l’a été pour cette sortie.
Replica a joué un rôle énorme pour la promotion, ils nous ont beaucoup apporté.
S’être entourés de pros qui comptent comme Roger Weisser a joué un grand rôle. On le remercie ; il a cru en nous, il bosse hyper bien pour nous. J’ai peur d’oublier des personnes, mais tous ceux qui on travaillé avec nous sur cet album, on les remercie infiniment car si on est ici aujourd’hui c’est aussi grâce à eux.

Donc pour toi cet album est au top ?

Je ne dis pas ça, il y a toujours des trucs à redire mais quoi qu’il arrive, cet album, il nous a emmené au Hellfest. C’est sur qu’il aura toujours une place dans nos cœurs.

Vous avez prévu des choses spéciales pour votre show ?

Sincèrement, on aurait adoré faire venir Jon Howard (Threat Signal) en guest mais pour des raisons financières évidentes (il vit au Canada), il ne sera pas là. Ensuite, c’est 30 minutes de show. Tout ce que je peux dire c’est qu’on a choisi des titres hyper catchy et qu’on va tout donner sur scène.

Les projets ?

C’est, à part l’écriture, de trouver une tournée intéressante en première partie d’un groupe européen. Ça fait aussi partie de nos objectifs

Et le Helffest ne te permet pas de faire de nouveaux contacts ?

On l’espère mais là tout le monde est dans le feu de l’action. Les gros groupes sont très sollicités et ce n’est pas forcément évident de toper le management.

Si vous pouviez choisir un groupe sur l’affiche avec lequel tourner, lequel serait-ce ?

Dans les groupes français avec lesquels on n’a pas tourné, je pense à Gojira ; notre coté punchy pourrait très bien coller. De plus, notre batteur, Clément, a tourné avec eux avec son autre groupe One-Way Mirror. Ils viennent de finir leur tournée mais bon, s’ils m’entendent, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter.

Bon Hellfest et merci !!

Interview réalisée par Cynthia Kwiatkowski

Le 21 septembre prochain aura lieu la 4ème édition du « Rockin’ The Docks » au Théâtre les Docks de Corbie (80), une petite ville située à 20 km d’Amiens.

Rockin' The Docks 2013

En voici la programmation :
18h45/19h15 : Your Own Film
19h30/20h00 : Lisa A Peur
20h15/20h55 : Guerilla Poubelle
21h25/22h40 : AqME
23h10/00h40 : Punish Yourself

Pour plus d’informations :

Le trio de stoner rock australien, Tracer, est de une nouvelle fois de retour dans notre pays en novembre avec le groupe de hard rock irlandais The Answer après avoir supporté Escape The Fate le 17 juin dernier au Bataclan de Paris suite à la sortie de leur nouvel album « El Pistolero ».

1311 - The Answer - Tracer

Nous avions réalisé leur première interview française en octobre 2011 à La Lune des Pirates d’Amiens ainsi qu’une seconde que l’on va prochainement publier.

Voici les dates :
5/11/2013 : La Laiterie de Strasbourg (en support de The Answer).
17/11/2013 : Le Transbordeur de Lyon (en support de The Answer).
29/11/2013 : Le Trabendo de Paris (en support de The Answer).

Voici les clips :


YouTube Tracer – Devil Ride Music Video


YouTube Tracer – Too Much music video

Pour plus d’informations :

En collaboration avec Royal Republic France et Speakeasy, nous vous proposons de gagner quatre places (1 x 2 + 2 x 1) pour le concert parisien du groupe suédois Royal Republic qui aura lieu au Nouveau Casino le 1 août prochain.

Royal Republic - Save The Nation

Pour cela, il suffit de devenir fan de notre page facebook, ainsi que celles de nos deux partenaires, et d’envoyer un email signé de votre vrai nom (concours chez ridethesky point fr) avec pour objet « Concours Royal Republic au Nouveau Casino » et en indiquant pourquoi devrions-nous vous offrir une place.

Vous pouvez participer jusqu’à dimanche 21 juillet 2013 23:59:59 (heure de Paris).
Les gagnants seront contactés par email après vérification et après un tirage au sort.

Voici les dates :
1 août : Nouveau Casino, Paris (75).
24 août : Cabaret Vert, Charleville-Mézières (08).

Interview réalisée à Lille
Interview réalisée à Amiens

Annonce de la tournée française 2013

Ride The Sky sur facebook
Royal Republic France sur facebook
Speakeasy sur facebook

Pour plus d’informations :

Ungrateful (titre eponyme) est sorti il y a quelque temps. C’est rapide, bourrin, criant, et des refrains clairs qui ne gênent pas. L’album en lui-même c’est 11 titres que je vais commenter le plus objectivement possible en même temps que j’écoute l’opus.
Ca s’ouvre sur Ungrateful que nous connaissons, qui offre un bon début, avec encore une fois un gros solo. Until We Die arrive ensuite, j’ai bien aimé, rapide, un bridge un peu long au piano quand même mais un très bon titre (ça fait longtemps que j’ai pas dit ça d’eux avec ce chanteur), chant clair + screams en back qui passent bien, un petit breakdown complète le titre. S’en suit Live Fast, Die Beautiful en feat avec Caleb Shomo (Attack Attack !), j’avais entendu le titre avant car ils ont en fait une vidéo extraite du live qui sortira prochainement. C’est bof. Le chant n’assure pas du tout, le riff est chiant en plus de ça, tout est misé sur les refrains mais évidemment on nous sert un gros solo. Bon. Certes. Sans les refrains, c’est de la merde. A noter que Caleb Shomo n’apparait sur la version album, tant pis. Forget About Me se lance d’un coup, c’est accrocheur, la montée dans les aigues à chaque début de vers du refrain est particulière, je sais pas si c’est Craig ou une nana à vrai dire. Le breakdown est classique, un cris dégueu est fait, avant de lancer un court solo. 5° piste, on la connait aussi puisque un clip est sorti pour You’re Insane. J’ai pas aimé du tout, c’est trop simple, et on a l’impression de l’avoir DEJA ENTENDU sur l’album précèdent ; c’est une face B ou quoi ? Des couplets vilains, encore tout dans le refrain, berk. Vient Chemical Love, c’est … ambiant je dirais. Les refrains sont certes mis en valeur, mais courts donc ils n’ont pas tout misé dessus, on aurait la musique de Kill Hannah sérieux, mais avec une voix plus dure. C’est vraiment le moment ils ont tenté quelque chose de neuf. Tout comme Picture Perfect qui se montre être calme sans pour autant une ballade. C’est sympathique à écouter, le solo est franchement génial, c’est pas un truc hyper rapide où le guitariste cherche à montrer son habileté avec ses doigts. Risk It All relance la machine, mais comme You’re Insane j’ai l’impression de l’avoir déjà entendu.. Je passe. La suite démarre plutôt brutalement, Desire est moins chiant à écouter niveau couplets, mais le refrain c’est pas terrible, ils se sont plantés là. One For The Money m’a fait tilt dès les premières notes, c’est encore un morceau avec ces légers couplets pas soutenu à part un simple palm mute pas beau. Tout est misé sur le refrain, qui se revele quand même très accrocheur. Ce cd se conclu sur Fire It Up, qui est bon, screams qui reviennent et refrains mi-chant mi-screams.

En conclusion, des choses bien mais encore trop de simplicité pour ETF. Ils se lancent sur des refrains explosifs et des solos à tout va comme ils savent le faire, mais ça ne remplace pas le manque de paroles, ou de riffs agréables à entendre pour les couplets. Chose positive, ils ne comblent pas leur manque de créativité par des breakdowns partout. Cette simplicité se résume au fait qu’on a l’impression d’avoir déjà entendu une bonne moitié de l’album.

3/5

Le trio de stoner rock australien, Tracer, est de retour dans notre pays pour la sortie de leur nouvel album « El Pistolero ».

Le groupe fera une date exceptionnelle avec Escape The Fate, Fallaster et Our Theory le 17 juin prochain.

130617 - Escape The Fate - Tracer - Fallaster - Our Theory

En 2011, ils ont accompagné le groupe suédois Royal Republic, puis en 2012 Gojira, Headcharger et Triggerfinger.

Nous vous offrons la possibilité de gagner 2×1 place pour cette date.
Pour cela, il suffit de devenir fan de notre page facebook, ainsi que celle de Tracer France, et d’envoyer un email signé de votre vrai nom (concours chez ridethesky point fr) avec la réponse à la question suivante:
– De quel pays sont originaires les membres du groupe ?

Vous pouvez participer jusqu’au vendredi 14 juin 2013 19:59:59 (heure de Paris).
Les gagnants seront contactés par email après vérification et tirage au sort parmi les bonnes réponses.

Nous avions réalisé leur première interview française en octobre 2011 à La Lune des Pirates d’Amiens.

Voici la date :
17/06/2013 : Le Bataclan de Paris

Voici les clips :


YouTube Tracer – El Pistolero Official Video


YouTube Tracer – Devil Ride Music Video


YouTube Tracer – Too Much music video

Pour plus d’informations :

Le nouveau line up d’Eths

Publié : 3 avril 2013 par Ludovic Bocquet dans News
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Suite au départ de Candice Clot du groupe Eths (le dernier show a eu lieu le 13 octobre dernier), et suite au line up temporaire avec Virginie Goncalves (du groupe Kells), et de Nelly Wood (du groupe Nel Wood and the Charlatans), le groupe annonce leur nouvelle chanteuse Rachel Aspe, célèbre pour être passer dans l’émission « La France a un incroyable talent » sur M6 !

Rachel :
« Je suis très fière de faire désormais partie de ETHS ».
« Je suis fan du groupe depuis des années et c’est un véritable honneur pour moi que de me retrouver à chanter des titres que j’écoute en boucle depuis si longtemps ! ».

Eths :
« Nous sommes ravis d’accueillir Rachel au sein du groupe »
« C’est une fille géniale dotée d’une voix incroyable ! Merci à Virginie et Nelly d’avoir assuré l’intérim sur scène ces derniers mois. C’est désormais un nouveau chapitre dans la carrière de ETHS qui est sur le point de s’écrire. Il va sans dire que nous sommes remontés à bloc et avons hâte de vous présenter Rachel en conditions live. Rendez-vous la semaine prochaine pour les premiers concerts ! »

Eths 2013

Les prochaines dates sont :
10/04/2013 : Le Ninkasi Kao, Lyon (69)
13/04/2013 : MJC Picaud / La Tangente, Cannes (06)
02/05/2013 : Secret Place, Montpellier (34)
03/05/2013 : Balelec Festival, Lausanne (CH)
01/06/2013 : Conservatoire Henri Dutilleux, Clamart (92)
29/06/2013 : Festiz, Tournus (71)

Pour plus d’informations :

El Pistolero de Tracer

Publié : 15 mars 2013 par Ludovic Bocquet dans News
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Le trio de stoner rock australien, Tracer, sort leur nouvel album « El Pistolero » le 29 avril prochain. Le groupe a été remarqué en France suite à la tournée effectuée avec le groupe suédois Royal Republic ainsi que lors de dates avec Gojira, Triggerfinger, et Headcharger. Le line up change également avec l’arrivée de Jett Heysen-Hicks qui remplace Leigh Brown à la basse.

Tracer - El Pistolero

La liste des pistes :
01. El Pistolero
02. Lady Killer
03. Dirty Little Secret
04. Dead Garden
05. Ballad of El Pistolero
06. Santa Cecilia
07. Wolf In Cheap Clothes
08. Scream In Silence
09. Hangman
10. Manic For Ya
11. There’s A Man
12. Until The War Is Won
13. Now I Ride

Nous avions réalisé leur première interview française en octobre 2011 à La Lune des Pirates d’Amiens.

Voici la date :
17/06/2013 : Le Bataclan de Paris (en support d’Escape The Fate).

Voici le clip :


YouTube Tracer – El Pistolero Official Video

EDIT : Ajout de la date française et du vidéo clip.Pour plus d’informations :