Entretien: Marie-France BOUCLY

Photos: © 2016 Alain BOUCLY

Avant de monter sur la scène du Hipster Café à Rouen le 20 mai 2016, Lionel, batteur de Sideburn, s’est rendu disponible pour répondre aux questions de Ride The Sky

– Peux-tu présenter le groupe et résumer son parcours depuis sa création?

Ouahhh… ça va être long alors ! (rires) Pour résumer, Sideburn existe sous ce nom depuis 1996, le groupe ayant débuté en 1990 et s’appelait à l’époque Genocide. C’était un groupe de Heavy Metal, et suite à un changement de guitariste, nous avons pris une direction axée vers le rock australien. C’est là que nous avons changé de nom pour s’appeler Sideburn, estimant que Genocide ne collait plus tellement avec ce style de musique. Nous avons sorti 7 albums, et sommes entrain de travailler sur le 8ème que l’on espère sortir en fin d’année ou au début de l’année prochaine.

Il y a eu quelques changements de line up depuis nos débuts, étant moi même le batteur depuis 1999.

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– D’ou vient le nom Sideburn?

Sideburn, ce sont les rouflaquettes en anglais, et puis ça allait bien aussi avec Elvis Presley. Les rouflaquettes plus Elvis Presley, il n’y a pas plus rock n’ roll, donc Sideburn !

– On ressent dans vos compositions, un mélange d’influences de rock australien avec ZZ Top, qu’en penses-tu?

Oui, c’est complètement ça ! Je pense que l’on a essayé d’assimiler les bases d’ AC/DC et de Rose Tattoo, qui sont de grandes influences de notre chanteur, (Roland ndr) et de ZZ Top pour le côté bluesy. Il est clair que l’on retrouve sur chacun de nos albums un ou deux morceaux un peu plus bluesy, ou Roland joue de l’harmonica.

– Votre dernier album « Electrify » est sorti 2013. Avez-vous écrit de nouveaux titres et prévu une date pour l’enregistrement et la sortie du disque?

Nous sommes effectivement entrain de le terminer. Les parties de batterie, basse et guitares rythmiques sont enregistrées. Il reste les solos de guitare, les chœurs et le chant, qui est bien avancé. On espère avoir fini pour début juillet.

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– Avec le recul, comment cet album a t’il été accueilli par les médias et le public?

Je pense que la promotion n’a malheureusement pas été aussi bien faite que pour le précédent, le label allemand ayant réduit ses couts dans ce domaine. Les cd n’ont pas été envoyés aux médias, et de ce fait, il n’y a pas eu d’articles dans les journaux spécialisés, sites internet… Cela nous a un peu déçu, car on est très fiers de cet album. Sinon, les feedback de ceux qui ont pu l’écouter et le critiquer ont été excellents. Malgré l’arrivée de nouveaux musiciens, avec les 2 guitaristes et le bassiste, tout le monde a été unanime pour dire que l’on ne sentait aucune différence dans le style du groupe par rapport aux albums déjà sortis.

« Electrify » a été mixé par Beau Hill, qui a notamment travaillé avec Alice Cooper, Twisted Sister, Ratt, Gary Moore et Warrant. Allez-vous poursuivre votre collaboration ?

Nous avons été très satisfait de son travail sur l’album « Jail », et comme je viens de dire, il y a eu 3 nouveaux membres sur « Electrify ». Du coup, c’était bien de garder les même bases, pour qu’il n’y ait pas en plus du changement de musiciens un décalage au niveau du son au aurait pu s’avérer négatif. C’est pour cette raison que l’on a volontairement retravaillé avec Beau Hill, mais pour le prochain, nous allons donner une chance à notre ingénieur du son live, pour qu’il mixe ce nouvel album.

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Comment expliques-tu que la scène Suisse soit si importante avec de nombreux groupes comme Samael, Celtic Frost, Coroner, Sybreed, Gotthard, Krokus et Shakra?

Là, tu as mentionné 2 styles différents, avec du hard rock et du metal plus extrême. On a toujours eu la chance, depuis la fin de années 70 avec Krokus, d’avoir un groupe phare qui entraine la génération suivante à jouer cette musique. Tu as eu Krokus, puis Gotthard et Shakra peu de temps après. Ensuite, dans le genre plus extrême, Celtic Frost fait office de pionnier, suivi par Coroner et Samael à la même époque. Toutes ces formations sont devenues un peu mythiques quand même et motivent la scène Suisse.

– Qu’est-ce qui vous motive a continuer après plus de 20 ans de carrière ?

La passion du rock tout simplement auquel on peut ajouter le plaisir de se produire sur scène.

– Comment expliques-tu qu’après autant d’années, Sideburn n’ait pas la reconnaissance qu’il mérite ?

Il y a eu des erreurs de marketing, notamment quand il y a eu le changement de nom. Le groupe marchait bien, mais le line up a changé aussi. De nombreuses personnes connaissaient Sideburn, car nous avions fait une tournée avec Krokus qui a rassemblé plus de 30 000 personnes. A l’époque il n’y avait pas internet, et dans la presse classique en Suisse, du fait des 3 langues, tu ne peux pas communiquer aisément avec tout le monde. Plusieurs années après, beaucoup de gens ne savaient pas que Sideburn était la suite de Genocide, avec le même chanteur.

On a eu aussi un peu de malchance avec les albums « Crocodile » et  » Gasoline » sortis sur un label allemand qui n’a rien fait pour le groupe. Cela nous a couté beaucoup de temps et d’énergie sur des disques qui nous ont coûtés très cher. Quand tu as dépensé une certaine somme et que tu es obligé de jouer pour rembourser, ça change la donne !

C’est à partir de la sortie de « Cherry Red » (en 2008 ndr) ou l’on s’est occupé nous même de la promotion, que ça a mieux marché.

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– Qu’ écoutes tu en ce moment ?

(Arrivée des guitaristes Mike et Lawrence)

Lawrence: J’écoute beaucoup de country comme Montgomery Gentry par exemple que j’aime bien. J’apprécie certains guitaristes de country rock aussi.

Mike: J’écoute pas mal de soul et de rock. J’aime bien ce qui groove, avec des accents de funk. Il y a également le bon vieux rock à l’ancienne, comme Led Zeppelin, Black Sabbath et Aerosmith.

Lionel: J’ai pas mal de disques et viens d’en racheter une douzaine ! Parmi lesquels il y a Volbeat que je trouve vraiment bien. Je les ai découvert un peu par hasard, me disant que ce groupe doit avoir quelque chose pour jouer dans d’aussi grandes salles ! (rires)

Dans un registre plus pop rock, j’ai acheté le dernier Rick Springfield, comme quoi c’est assez varié. Mais dans l’ensemble, ça reste très hard rock quand même.

J’étais vendeur de disques dans les années 80, ce qui m’a permis d’avoir une discothèque assez large !

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– Qu’elle est la question que tu aurais aimé que je te pose ?

Ouahhhhh !!!! Pas celle-ci en tous cas ! (rires)

– Pour terminer, as-tu un message à transmettre au public ?

De continuer à aller voir des concert de rock, que ce soit nous ou d’autres, car nous avons besoin du public. A chaque fois que nous sommes venus en France, nous avons toujours eu de très bons échos et un excellent public; Peut-être qu’il est un peu moins nombreux que d’en d’autres pays, mais il est très fidèle. Il n’y a pas plus fidèle que le fan de rock français.

Je te remercie pour ta patience et ta bonne humeur lors de cet entretien !

Marie-France BOUCLY

Helloween revient à Paris après trois ans d’absence.  Leur dernier passage remonte à l’année 2013, et exactement en mois d’avril en compagnie de Gamma Ray et les brésiliens de Shadowside pour la Hellish Rock Tour à l’Olympia. Avant d’investir la salle du Trianon, le trio sympathique de Rage ouvre le balle. Amené par le talentueux vocaliste et bassiste Peter « Peavy » Wagner, le combo allemand a donné une performance digne d’une figure emblématique du Heavy Metal.  Rage est l’un des groupes, les plus créatifs et productifs musicalement.
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Un setlist efficace et « transgénérationnel ». La bande à Peavy enchaîne avec Black in Mind et Sent by the Devil. Et de poursuivre : End of All Days/Back in Time/Down/ My Way/Until I Die/Don’t Fear the Winter/Higher Than the Sky (passage de Sweet Home Alabama et Holy Diver). Le leader et ses acolytes remercient le public. L’ambiance électrique et festive se poursuit avec l’autre combo allemand  Helloween fort de ses trente de Heavy Metal.

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Un public complètement acquis pour chanter les hymnes épiques des « citrouilles », enchanté d’être là,  se donnent à fond comme ils l’ont toujours fait et très efficaces.  Nous avons eu droit à Walls of Jericho sur bande et « here we go » lancé par Andy et droit au but jouant Eagle Fly Free/Dr. Stein; puis une version longue de My God-Given Right. Helloween enchaine les titres et nous offre un voyage dans le temps  en annonçant chaque morceau Steel Tormentor et Mr. Torture.

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Un retour en avant pour jouer deux morceaux de Straight Out Hell : Waiting for the Thunder et le titre de l’album éponyme.  Nous somme tous des héros, ajoute le sympatique frontman avant d’entre les riffs lourds de Heroes. La place a été laissé au batteur Dani pour des prouesses sur son « Drum Solo ». L’album Master of the Rings a toujours une grande place sur scène  une double bass du célèbre morceau Where the Rain grows. Le public chante et danse. Rare sont les groupes qui amènent les présent-e-s à chanter tout le répertoire.  Avant de retentir le sublime Forver and One,

 

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les Allemands jouent un autre tube du dernier album basé sur histoire vraie Lost in America. Et puis le traditionnel  Power avant d’entamer le classique Halloween et joué « medly » Sole Survivor, le mangnifique I Can  et l’efficace hymne du métal Are You Metal?  chanter avec le public, on se régale avec l’incontournable Keeper of the Seven Keys.

Encore:
Before the War
Future World
(preceeded by a guitar solo)
I Want Out
A Tale That Wasn’t Right (Unarmed Version) sur bande

Entretien & Traduction: Sandrine CHATEL

Photos: © 2016 Alain BOUCLY

Avant de monter sur la scène du Hipster Café à Rouen le 20 mai 2016, Mark Fox (chant) et Thomas Muster (guitare), du groupe Suisse Shakra, ont pris le temps de répondre aux questions de Ride The Sky

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– Votre dernier album « High Noon » est sorti en janvier, qu’est-ce qui le différencie des  albums précédents ?

Thomas Muster : La plus grande différence, c’est qu’il y a un autre chanteur ! On a changé en 2009 après avoir eu de gros problèmes. Nous avons sorti deux albums, « Back On Track » et « Powerplay » avec John Prakesh au chant. Mais John a décidé de quitter le groupe pour diverses raisons. Le monde et le style de vie Rock’n’Roll ne lui convenait pas. Alors on a du chercher un autre chanteur, et pour moi c’était clair, si on devait continuer Shakra, c’était avec Mark. Donc voilà ce qui est différent, le changement de chanteur. Mais, on le connait bien, ce qui est très important. Le groupe et les fans sont habitués à sa voix vu que nous avions déjà enregistré quatre albums avec lui.

Mark Fox : Entre deux j’ai eu mon projet avec Fox et d’un coup Chris Von Rohr (bassiste de Krokus ndr) m’a appelé pour me demander ce que je pensais d’un retour dans Shakra. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour décider. Je me suis dit « oui, je veux y retourner », parce qu’il y a eu des problèmes, mais on peut passer à autre chose si on en parle. Nous avons passé de bons moments pour enregistrer cet album. Pour les anciens albums ce n’était pas pareil, là on s’est vraiment amusés à travailler ensemble et à partir en tournée après. C’est la première tournée que l’on fait ensemble depuis 6 ans !

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Mark, qu’est ce qui t’a fait revenir dans le groupe ?

Mark : Quand on y pense, je ne m’entendais plus du tout avec Thomas quand j’ai quitté le groupe.

Thomas : Il y a six ans, oui.

Mark : Il a fait un le premier pas et a décidé de retravailler avec moi. J’étais très surpris mais j’ai apprécié, et si quelqu’un revient vers moi je ne dis pas non. On n’a jamais eu de problèmes au niveau de la musique vu qu’on a toujours eu la même orientation et nos idées se rejoignaient. Donc la question n’était pas de revenir pour la musique, mais de me retrouver avec les membres du groupe. Un groupe c’est un peu comme un couple, on passe beaucoup de temps ensemble alors il faut que ça marche !

– Comment trouvez-vous l’inspiration pour les nouvelles compositions ?

Thomas : Le plus souvent je joue de la guitare chez moi et parfois les idées me viennent, parfois non. Je ne sais jamais pourquoi, je ne peux pas expliquer d’où vient l’inspiration. Mais c’est drôle, il y a deux ou trois jours quand je dormais j’ai rêvé que je jouais un riff. Ça ne m’était jamais arrivé avant. Quand je me suis réveillé j’ai demandé à ma femme qu’elle me donne une guitare et j’ai joué le riff. Je me suis dit « c’est pas mal ! » Il sera peut-être sur le prochain album. En tous cas c’est la première fois que ça m’arrive et je ne sais pas pourquoi !

– Qui a composé la musique et écrit les paroles pour cet album ?

Thomas : Nous deux. J’ai composé la musique sur 10 morceaux, et Mark a écrit toutes les paroles.

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– Comment choisissez-vous les titres de la setlist ?

Thomas : Bonne question ! Par exemple ce soir on va jouer « Raise Your Hands » du nouvel album parce que je pense que c’est un morceau sur lequel le public peut se déchaîner. C’est ce que j’ai pensé lorsque j’ai écrit ce morceau et après on s’est dit qu’on allait l’essayer en live. « The Storm » est un morceau que j’aime beaucoup mais on ne va pas le jouer parce qu’on a décidé de faire « The Journey » de l’album « Everest ». Les deux morceaux se ressemblent un peu donc ça ne sert à rien de faire les deux sur scène. On jouera peut-être « The Storm » plus tard lors d’une autre tournée, on ne sais jamais, mais pour l’instant on fait beaucoup d’autres morceaux du nouvel album : « Around The World », « High Noon », « Hello », « Watch Me Burn », « Wild And Hungry »… En fait ce n’est pas facile de faire une setlist.

Mark : Et c’est le dixième album alors on doit prendre des morceaux dans tous les albums. Mais on ne peut pas tous les faire, on ne peut pas jouer toute la nuit !

– Shakra existe depuis plus de 20 ans, qu’est ce qui vous motive à continuer de jouer et à être toujours aussi créatifs ?

Thomas : Cette fois-ci c’était vraiment le retour de Mark. Quand John est parti je me suis dit « C’est fini pour moi, je ne veut plus jouer dans le groupe. Je ne veut pas encore chercher un autre chanteur », parce qu’on l’a fait il y a quelques années avec John. Mais quand Mark est revenu, ça m’a donné assez de motivation pour continuer le groupe et écrire de nouveaux titres. Et ça continue avec des choses comme le rêve dont j’ai parlé tout à l’heure, c’est peut être le point de départ du prochain album, qui sait !

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– Quel est l’album le plus représentatif de la musique de Shakra, et pourquoi ?

Thomas : « High Noon » ! Parce que Mark est de retour !

Mark : Merci !

Thomas : C’est vrai ! On a parlé de Chris Von Rohr, le bassiste de Krokus qui a aussi produit quelques albums de Gotthard. Là il a travaillé avec nous, pas dans la composition mais dans le choix des morceaux pour l’album. Il nous a conseillé de prendre tel ou tel titre, et je suis sûr qu’il y a les 12 meilleurs morceaux possibles, en plus avec Mark, la voix caractéristique de Shakra. Je pense que « High Noon » rassemble tout ce que le groupe était avant et est maintenant.

– Quel est votre meilleur souvenir avec le groupe ? Et le pire ?

Thomas : Ce n’est pas facile… On a tellement joué, avec d’autres groupes ou en tête d’affiche, en Suisse, devant beaucoup de monde… Je ne peux pas choisir juste un moment fort sur toutes ces années. En fait, le meilleur c’est l’ensemble, le fait que ça dure depuis plus de 20 ans.

Mark : Je pense que le meilleur c’est ce qu’on vit. Et on ne sait pas combien de temps ça va durer donc il faut le vivre à fond et en profiter.

Thomas : C’est un peu pareil avec le pire souvenir, on a beaucoup de galères mais on essaye toujours de les oublier. Au final ce qui nous reste ce sont les bons moments.

Mark : Parce que la plupart du temps il y a plus de bons moments que de mauvais. Les mauvais sont toujours très durs mais il faut toujours changer ce qui ne va pas.

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– Comment expliquez-vous que la scène suisse soit aussi importante avec de nombreux groupes comme Krokus, Gotthard, Coroner ?

Thomas : Il y a aussi beaucoup de groupes qui viennent des États-Unis ! En France il n’y en a peut-être pas autant.

Mark : On aime le rock, tout simplement ! On fait ce qu’on aime, et en Suisse on aime la musique ! C’est un peu comme en Suède ou d’autres pays où les gens aiment le rock et le métal.

Thomas : Quand j’étais ado j’étais fan de Krokus et ils m’ont beaucoup inspiré. Je pense que ma manière de jouer a été influencée par Krokus, par AC/DC, par des groupes allemands comme Scorpions aussi. C’est sûrement pour ça qu’on joue ce style de musique. Je n’y avais jamais réfléchi en fait, je fais juste ce que j’aime, et c’est pareil pour Mark je pense.

Mark : Oui.

– Qu’écoutez-vous en ce moment ?

Thomas : Je n’écoute pas beaucoup de musique, a part mon groupe préféré, Rush, ou Dream Theater un peu aussi. En réalité je n’écoute pas beaucoup de musique dans le même style que Shakra. J’adore jouer ce type de musique mais quand je suis chez moi j’écoute surtout Rush.

Mark : En ce moment j’ai une phase hippie, parce que l’été arrive ! J’écoute souvent Janis Joplin ou d’autres choses comme ça, Johnny Cash aussi. J’aime beaucoup ce genre de musique quand c’est l’été, que je suis dehors, je me repose, je profite et j’écoute de la musique hippie. C’est cool !

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– Comment vous sentez-vous ce soir avant cette première date en France ?

Thomas : Un peu fatigué, parce qu’on a fait la route de nuit et ce n’est pas confortable pour dormir ! Mais sinon tout va bien, je me sens bien !

Mark : Oui je me sens bien ! J’ai vraiment envie de monter sur scène ! J’espère qu’il y aura du monde et que les gens s’éclateront !

– Avez-vous prévu d’enregistrer un concert de la tournée « High Noon » pour un prochain DVD ?

Thomas : On a pas prévu ça, pourquoi ? On devrait peut-être en parler ?

Mark : Parce qu’on n’a pas parlé de ce qu’on veut faire dans le futur, si c’est un nouvel album ou une autre tournée, on ne sait pas. On fait de la musique, on profite, le reste on verra bien.

Thomas : Mais on devrait ! Le dernier DVD était il y a 12 ou 13 ans – pour la tournée « My Life My World », on l’avait enregistré au Z7 a Pratteln en Suisse. Bonne idée, on devrait en parler !

– Quels sont vos projets de tournée pour 2016 ?

Mark : Après les dates en France on va faire les festivals d’été en Suisse, et après on va retourner en Allemagne.

Thomas : On va faire des concerts avec Rammstein, d’autres avec Scorpions. On va jouer au Greenfield Festival pas loin de chez nous. Et puis on prévoit de revenir en France en janvier prochain, et d’aller en Espagne. Il n’y a rien de sûr pour l’instant donc j’espère que ça va se confirmer.

– Pour finir, avez vous un message pour vos fans français ?

Thomas : On est très heureux si vous aimez le nouvel album « High Noon » et si vous venez nous voir en concert, peut-être en janvier prochain !

– Un dernier mot en français ?

Thomas : « La vie est dure…

Mark : …sans confiture ! »

Thomas : C’est la seule chose que je sais dire en français !

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Quoi de mieux pour terminer la semaine qu’un concert de Shakra et Sideburn ? Voilà une affiche qu’il ne faut pas rater !

Les deux groupes suisses se sont retrouvés au Hipster Café à Rouen vendredi soir pour la première des trois dates prévues en France.

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C’est avec le Hard Rock de Sideburn que la soirée commence. En général, le premier groupe sur scène doit chauffer la salle, mais ce soir la température est montée très vite ! Les cinq musiciens ont la pêche et enchaînent les premiers morceaux « Knockin’ At The Wrong Door » et « Devil May Care ».

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Juste après, le groupe nous fait découvrir « Call A Doctor », qui doit paraître sur le prochain album. Ce ne sera d’ailleurs pas le seul inédit du concert : trois autres titres « Get Your Ride On », « Gimme A Sign » et « Mainline » se glissent entre les morceaux incontournables de la discographie, comme « Cherry Red » ou « Six Feet Under ».

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Bien que le line-up ait changé plusieurs fois depuis la création du groupe il y a plus de 20 ans, les musiciens sont en parfaite cohésion sur scène. Lionel à la batterie propulse l’ensemble, tandis que les deux guitaristes, Mike et Lawrence, se partagent les solos des différents morceaux. Le bassiste, Nick, se fait entendre sur les chœurs, en complément de la performance vocale de Roland, digne des plus fidèles représentant du rock australien.

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Malgré l’étroitesse de la scène, les cinq gaillards font preuve d’une énergie sans faille pendant toute la durée du show. Deux morceaux aux sonorités plus blues permettent aux musiciens de reprendre leur souffle, ce qui n’est pas le cas pour Roland qui démontre tout son talent à l’harmonica.  Pour terminer le set, Sideburn nous offre un hommage à Lemmy avec le puissant « No Class » de Motörhead.

La température n’a pas le temps de redescendre avant que Shakra monte sur scène. Le show débute avec « Hello », le premier titre du dernier album « High Noon » qui marque le retour de Mark Fox au chant. L’album entier est à l’honneur ce soir avec pas moins de 7 morceaux : « Around The World », « Eye To Eye », « High Noon », « Watch me Burn », « Wild And Hungry », et bien sûr « Raise Your Hands », très efficace en live. Et le public apprécie !

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Mark communique beaucoup avec les fans mais les autres membres du groupe ont plus de mal à bouger à cause de la taille restreinte de la scène. Le backdrop est même resté dans la remorque!

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Dominik Pfister à la basse est particulièrement discret, surtout au début du concert, en retrait par rapport au guitariste Thomas Muster qui est plus énergique. Derrière sa batterie, Roger Tanner arrive a lancer un clin d’œil ou un sourire aux fans juste devant la scène. Thom Blunier à la guitare nous prouve qu’il n’y a pas besoin de beaucoup bouger pour envoyer un son parfait lors d’intenses solos, remarquables de précision.

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Shakra a son propre style, c’est puissant, efficace, et ça plait ! L’ensemble de la discographie est bien représenté : des débuts avec « Nothing To Lose », extrait de l’album « Moving Force », à « Life Is Now », de l’avant dernier album « Powerplay », sans oublier les albums « Infected » ou « Everest » avec un titre comme « Ashes To Ashes » par exemple.

Le seul moment où les choses se calment un peu est lors «d’une chanson pour les amoureux» comme dit Mark avant de jouer « Love Will Find A Way ».

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La soirée se termine trop vite après un show magique de plus d’une heure et demi, on voit bien que Shakra s’est fait plaisir sur scène et que les fans en ont bien profité.

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Merci à l’association Rockamagus d’avoir organisé cette affiche de qualité, avec 2 groupes qui ont tout donné, devant une audience conquise qui s’est déplacée en nombre.

Sandrine CHATEL

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Lors de chaque édition du Hellfest, de nombreux bénévoles consacrent leur temps à accueillir et à orienter les personnes à mobilité réduite, ainsi que celles en situation de handicap.

Il m’a semblé intéressant de mettre en avant ces personnes qui œuvrent au quotidien pour le bien être des festivaliers, afin que ceux-ci puissent vivre à fond leur passion durant ces 3 jours de fête.

Ce focus sur un des à côtés du festival, permet de mieux connaitre le dispositif en place, avec  l’historique et l’évolution de celui-ci, lors d’un entretien exclusif avec Antoine Tilly, responsable de l’accueil et de l’accessibilité.

Merci à lui d’avoir pris le temps de partager son expérience et de livrer quelques anecdotes croustillantes !

Alain BOUCLY

Entretien avec Antoine Tilly

Responsable du dispositif accueil et accessibilité PMR-PSH

Antoine Tilly, responsable de l’équipe chargée d’accueillir le public PMR-PSH au Hellfest s’est confié sur les différents aspects liés à la mise en place de ce dispositif.

Bonjour Antoine! Je te remercie pour la disponibilité dont tu fais preuve afin de réaliser cet entretien, pour nous faire découvrir le domaine dans lequel tu t’investis depuis de nombreuses années.

– En premier lieu, quelle a été pour toi la source de motivation, l’élément déclencheur qui t’as donné l’envie de t’impliquer dans une structure dédiée aux personnes à Mobilité Réduite et à celles en Situation de handicap?

On me pose très souvent cette question d’ailleurs. En 2009 je suis runner d’ Heaven and Hell et lors de mes pauses je me rends compte que tout le monde peut monter sur la plateforme des Mainstages, festivaliers, presse, bénévoles et ce malgré la présence d’un vigile. J’en ai fais le test. Les PMR-PSH étaient du coup derrière tout ce petit monde donc ils ne voyaient pas grand-chose. En septembre suivant cela m’est apparu comme une évidence. J’ai donc contacté le Hellfest pour proposer mes services avec un « plan » complet d’accueil et d’accessibilité. Je t’avoue qu’au début j’ai débuté avec une page blanche.

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Jean Luc Genevrier – Photo © Yves Marie Tilly

– Depuis combien de temps es-tu en charge de ce dispositif, en tant que bénévole, puis dans l’organisation de ce secteur particulier ?

Depuis septembre 2009 pour une première mise en place lors de l’édition 2010.

– Peux-tu nous expliquer l’évolution matérielle et humaine de l’accueil PMR- PSH du Hellfest ?

En 2010 il n’y avait quasi rien, il a fallu tout prévoir. Fléchage, parking spécial, plateformes, accès sur les autres scènes, Pass spécifique, toilettes, douche, chemin en dur. L’accueil on le faisait à l’entrée du parking puis sur le trottoir. Maintenant nous avons un vrai pôle d’accueil. Il a fallu bien sûr, recruter des bénévoles. Tout naturellement j’ai fais appel à mes proches, la moitié de mon équipe est constituée de mes frères et d’amis. En 2013, ma compagne devient la responsable du poste accueil. En juin prochain mon fils sera présent avec nous. Une vraie Tilly family story, ce qui est notre force finalement.

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De gauche à droite: Bertrand Raphel, Patrice Tilly, Antoine Tilly, Laurent Lebrun et Yves Marie Tilly

– La plateforme principale est située face aux mainstages. Quel est le dispositif prévu pour les autres scènes?

Il y a une petite plateforme pour la Warzone, pour les autres scènes, pas de plateformes mais nos amis PMR-PSH peuvent voir leurs artistes préférés au plus près, c’est-à-dire sur un des côtés de chaque scène.

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– Combien êtes-vous dans l’équipe, et quel est le rôle de chacun?

En juin prochain, nous serons 16 soit 5 de plus qu’en 2015. Au poste Accueil PMR-PSH, mes 4 bénévoles filles, sont en charge du contrôle des cartes d’invalidité ou tous autres documents. Elles vérifient et scannent les billets, posent les bracelets et remettent le Pass PMR-PSH. Le reste de l’équipe est réparti sur les plateformes et devant les autres scènes pour contrôler, installer et fluidifier les accès.

– Quelles sont les qualités essentielles pour faire partie de cette équipe?

Sourire, convivialité mais aussi fermeté.

– As-tu une anecdote croustillante à nous raconter ?

En 2013 un espagnol en fauteuil s’est « offert » un slam géant devant les Mainstages, porté à bout de bras par les festivaliers valides. Il a été la star du festival et de la Presse le dimanche. Tout le monde venait le saluer sur la plateforme.

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© Benoit Guerin – Ouest France

– Quel est à ce jour ton meilleur souvenir, toutes éditions confondues?

Incontestablement, les remerciements de nos amis PMR-PSH lorsque le dernier concert est terminé et que tous repartent avec de la joie sur leur visage.

– Et le pire ? (si il y en a un)

Ceux qui ne nous remercient pas.

– Quel est ton état d’esprit à quelques semaines de l’ouverture du Festival?

Suis en place, quasi prêt. C’est énormément de préparation pour 4 jours qui passent en un clin d’œil.

– Je te laisse le mot de la fin:

C’est un vrai bonheur et une fierté de s’investir pour cette noble mission au Hellfest, de travailler avec des équipes compétentes, d’être écouté et être pris au sérieux. Je me souhaite encore de belles éditions.

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Un grand merci Antoine pour avoir répondu à ces questions et nous avoir fait découvrir cet univers où la solidarité et la convivialité sont essentielles.

Réalisation: Alain BOUCLY

A la croisée des fans du 10ème anniversaire du Hellfest

L’ambiance du Hellfest : 3 jours de fête !

A quelques semaines de l’édition 2016, Ride The Sky se replonge sur celle de 2015 avec « best of » d’images rassemblées sur les 3 journées du festival.

C’est un plaisir de se replonger au cœur du Hellfest avec différentes vues du superbe site, sous les angles les plus variés, mais aussi l’espace V.I.P, les photos de nuit sans oublier les indispensables citernes de bière!

Mais le plus important c’est le public, son sourire dès qu’il voit l’objectif s’approcher ! L’impressionnante diversité et l’originalité des tenues est toujours un véritable spectacle.

Pour certaines d’entre elles, ce fut un véritable exploit de tenir les 3 jours ainsi vêtu, sous le soleil et la chaleur Clissonaise.

Le show est aussi dans la foule, et on ne s’en lasse pas, pour le plaisir des yeux !

Vivement le 17 juin pour retrouver cet esprit de fête et de convivialité voire de fraternité!

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La seule date française de la tournée Européenne de D-A-D fait une halte au sud de la capitale, à Savigny le Temple. Ne boudons pas notre plaisir de voir les danois visiter notre territoire, tant de groupes prenant un malin plaisir l’éviter!

Le public s’est déplacé en nombre pour honorer cette affiche 100% hard rock, d’autant que Thundermother, prévu en ouverture sera fidèle l’esprit de la soirée.

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Le groupe, composé de cinq suédoises, va envoyer un classic rock efficace et sans concessions. Bien emmené par la voix puissante de Clare Cunningham, Thundermother va délivrer un set à l’énergie sans faille, piochant dans les 2 albums sortis à ce jour, « Rock ‘N’ Roll Disaster » et « Road Fever ». Si les influences d’AC/DC sont indéniables sur le premier opus, notamment avec « Shoot To Kill » ou « Rock’n’Roll Disater », le combo originaire de Stocklom a su se démarqué de la légende australienne sur le second.

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L’excellent « It’s Just A Tease », balancé sur un tempo plus rapide, lorgne même vers Crucified Barbara, comme par hasard elles aussi venues de Suède !

La guitariste Filippa Nässil ira même jusqu’à descendre dans la fosse, histoire de faire monter l’ambiance d’un cran le temps d’un solo.

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L’essentiel est assuré avec ce show direct et sans fioritures, de quoi passer un bon moment en tapant du pied sans se poser de questions! Reste à renforcer la cohésion pour démontrer pleinement un potentiel certain. Rendez-vous est pris pour l’ouverture de l’Alcatraz Festival le 13 août 2016.

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D-A-D va nous proposer, pour son retour en France, après leur dernière apparition au RaismesFest 2014, un concert pour le moins original. Le concept de cette tournée se déroule en deux parties distinctes, avec l’intégralité de l’album « Riskin It All » interprété dans un premier temps, suivi par la totalité de « No Fuel Left For The Pilgrims »  après une petite pause.

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Le ton est donné dès l’entame de « Bad Craziness ». Le quatuor en très grande forme, enchaine les brûlots dévastateurs repris en chœur par un public de connaisseurs.

L’ambiance est brûlante, sous le charme d’un Jesper Binzer toujours très communicatif.

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Mais c’est surtout le bassite Stig Pedersen qui fait le show. Les changements de tenues se succèdent (mais comment fait-il pour supporter cette matière en vinyle aussi longtemps), tout comme les permutations d’instrument. L’originalité de ses basses à 2 cordes est une marque de fabrique du groupe, comme quoi il n’est pas toujours utile d’avoir 4, 5 voire 6 cordes pour balancer un groove spectaculaire. Bien servi par un son d’une remarquable clarté,  le quatuor ne s’économise pas, à l’image de Stig  qui continue ses prouesses, en grimpant sur la batterie ou les amplis.

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La magnifique interprétation acoustique de « Laugh And A Half » sera accompagné par le chant d’une audience conquise, pour finir de la plus belle des manière la première moitié d’un superbe show.

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Le temps de changer le backdrop et c’est reparti ! La montée en puissance du set est indéniable, l’enchainement des titres oscillant entre le rock sur-vitaminé et la puissance d’un hard rock terriblement efficace. Le défilé de la collection de basses se poursuit, avec les formes les plus inouïes. Mais comment Stig parvient il à faire claquer les cordes de cet instrument au design d’une fusée ?

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Mais c’est bien le classique du groupe « Sleeping My Day Away » que tout le monde attend. Ce titre permet à la tête d’affiche de communier véritablement avec les 400 personnes présentes ce soir, chantant comme un seul homme, pour un final d’anthologie.

Le rappel « It’s After Dark » viendra clôturer une prestation maitrisée de bout en bout, mais aussi en distillant un feeling remarquable pour le plus grand plaisir d’un public conquis par une telle performance.

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Reportage & Photos: Marie-France & Alain BOUCLY

© 2016

Merci à Dominique BERARD & 106db pour les accréditations.

 

Newdrive

À tous les fans de punk rock des années 2000 comme moi qui ont grandi avec des groupes tel que The Offspring ou Sum 41… j’annonce la naissance d’un groupe qu’il vous faut absolument connaître : Newdrive originaire de Stockholm ayant débuté en 2006 est composé de Chris au chant et à la guitare, de Erik à la batterie et de Johannes à la basse et au chant. J’aime autant vous dire que leur premier album qui est sorti le 3 mai 2016 est une pure réussite.

« le punk rock est plus fort que jamais ! Et la pop punk aussi » c’est ce que je me suis dit après avoir écouter ce « Closed Doors And Broken Mirrors »… parce que tout y est. Les riffs qui tabassent (limite metal) mais qui sont variés et recherchés, les lignes de chant rapides et entraînantes me donnant envie de descendre en skate dans les rues, d’aller dans un fast food et de lancer une bataille de sauce. Les paroles racontant des histoires riches en émotion et vous invitant à aller de l’avant. Tout ce que j’aime dans le punk rock et la pop punk est là, et c’est quelque chose qui je pense, fait vraiment du bien au monde musical d’aujourd’hui. Parce que ce style ne se limite pas à « musique commerciale pour ados » et est plus riche et plus intéressant qu’on pourrait le croire. Pour exemple, Newdrive justement, ont leur propre identité. Cela passe d’abord par la voix du chanteur qui est unique (dans ce genre de bandes, ils ont toujours une voix unique et extraordinaire, celui-ci ne fait pas exception à la règle) puis par la structure de leurs chansons. En effet, les moments les plus marquants de cet album sont ceux où le refrain principal d’une chanson est répété mais avec une autre intensité ; un rythme plus lent mais plus puissant venant parfois après un passage calme. Le groupe gère donc parfaitement les contrastes entre « passages rapides » et « passages posés ». Enfin encore une fois, les riffs sont géniaux.

Si l’on veut chipoter, on peut peut être trouver un ou deux défaut (minime) à ce disque en tout point maîtrisé. Certains verront éventuellement un ensemble répétitif comme je le vois personnellement sur certains albums de groupes de pop punk contemporains. Mais sincèrement, c’est du pinaillage de moineau.

Car « Closed Doors And Broken Mirrors » malgré le sombre de sa pochette somptueuse, signe un avenir radieux pour le punk de demain… toujours sujet à des clichés aberrants mais en dépit de, intemporel.

Mon top 5 des chansons de l’album
01 Gone Forever
02 Nowhere To Run
03 One Last Time
04 Still Waiting
05 On My Own

La liste des pistes
01 Nowhere To Run
02 Escape From You
03 Disappointed
04 Gone Forever (feat Tony Lovato)
05 Better Without You
06 On My Own
07 Away From Home
08 One Last Time
09 Still Waiting
10 Througt These Walls
11 Runaway

Retour sur la performance de Scorpions lors du festival de Beauregard le 02 juillet 2015. Le groupe légendaire allemand poursuit le « 50th Anniversary World Tour » et sera présent lors du festival Retro C Trop le 25 juin 2016, au Château de Tilloloy (80). A l’affiche également de cette première journée: Hubert Félix Thiefaine, Ten Years After et Mike Sanchez. La date du 26 juin sera également exceptionnelle avec les texans de ZZ Top en tête d’affiche, mais aussi Jethro Tull, Steve’n’ Seagulls et Ben Miller Band.

La notoriété du festival de Beauregard qui a lieu chaque année à Hérouville Saint Clair, près de Caen augmente chaque année depuis 2009. Cet évènement typé « musiques actuelles » avec plusieurs têtes d’affiche grand public, se déroule sur 3 jours, auxquels se rajoute une quatrième date le jeudi. Celle-ci baptisée « The Day Before » offre une programmation plus orientée Hard Rock, plutôt en décalage avec le thème général de l’affiche.

Après avoir vu passer Iggy Pop, ZZ Top ou encore Motorhead les années précédentes, c’est au tour d’Headcharger, de Crucified Barbara et de Scorpions d’investir la grande scène érigée dans un superbe parc.

C’est aux Caennais d’Headcharger  que revient l’honneur d’ouvrir les hostilités, devant un public encore clairsemé.  Les régionaux de l’étape vont vite entrer dans le vif du sujet, envoyant du lourd dans un registre Stoner, Heavy Rock survolté.

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Loin de se laisser impressionner par un contexte aussi grandiose, les Normands ont assuré un show efficace, enchainant les titres du dernier album « Black Diamond Snake » sorti l’an dernier. L’énergie de Sébastien est communicative, tout en assurant un chant bien en place sur l’ensemble des 45 minutes de set. Les 2 guitares d’Antony et David ne sont pas en reste, incisives à souhait, servies par un son à la fois clair et puissant. On se prend même au jeu lorsque la rythmique plombée aux accents de Black Sabbath a achevé les fans présents aux premiers rangs.

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Headcharger a tout donné, prouvant ainsi les capacités de ce groupe à maitriser les scènes surdimensionnées, y compris en dehors de nos frontières.

La foule est plus nombreuse pour accueillir Crucified Barbara, de retour d’une tournée Américaine de 17 dates en compagnie de Girlschool.

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Les quatre suédoises vont envoyer 5 morceaux extraits d’ » In The Red », avec « Shadows », « To Kill A Man », « Lunatic #1 »,  » I Sell My Kids For Rock’n’roll » et un  » Electric Sky » de folie, soit près de la moitié de la setlist.

Le groupe a atteint une maturité incroyable en live, depuis maintenant 10 ans qu’elles écument les scènes Françaises avec plus de 100 concerts à leur actif sur notre territoire. Comme elles le disent si bien: « La France est notre deuxième maison » !

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Mia Coldheart confirme ses progrès au chant, avec une agressivité renforcée dans son timbre de voix, tout en modulant sur les tonalités extrêmes, de la plus aigue à la plus grave.

La complicité avec Klara Force est de mise, les 2 souriantes guitaristes se retrouvant souvent côte à côte, alternant les solos et riffs tranchants.

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La performance de Nicki Wicked derrière ses fûts est toujours remarquable, la force et la précision de sa frappe impressionne toujours ! Elle est également à l’aise sur les chœurs qui donnent cette touche mélodique du plus bel effet aux compositions de Crucified Barbara. Bien aidée par la basse d’Ida Evileye, tous les ingrédients sont réunis pour convaincre la majorité d’un public qui découvrait les 4 demoiselles.

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L’accueil qui leur a été réservé a été à la hauteur de leur prestation en tous points remarquable, en témoignent les applaudissements nourris lors du salut final, toujours avec le sourire!

Deux semaines après un show mémorable sur la MainStage du Hellfest, Scorpions vient présenter « Return to Forever », leur dernier opus en date, au public Normand. Si la sortie de cet album fut surprenante après avoir effectué une tournée d’adieu pendant 4 ans, il paraissait peu probable de revoir les légendaires Allemands sur une scène.

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Qu’ont-ils encore à prouver après 50 ans de carrière?

Un magnifique rideau orné du visuel de la pochette de l’album cache l’ensemble de la scène, pendant que les 8000 personnes se rapprochent, impatientes de vivre ce moment tant attendu.

La toile se décroche, laissant apparaitre la sobriété de l’espace scénique, simplement équipé d’écrans sur toute la largeur, mais également en hauteur surplombé par le kit de batterie de James Kottack.

L’entame est naturellement extraite de « Return to Forever » avec « Going Out With A Bang » qui passe bien le cap du live.

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S’en suivent la triplette imparable « Make It Real », « The Zoo » et l’instrumental « Coast To Coast » toujours captivant avec le final à 3 guitares. Rudoplh est en grande forme, sautillant, bondissant, effectuant les aller retours sur l’extension de la scène. Matthias très à l’aise et souriant, nous a gratifié de solos de haute volée, alliant feeling et précision.

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Le medley composé des titres issus de la période Uli Jon Roth a pu déconcerter la majeure partie d’un public familial, mais ravi les fans de la première heure. Quel plaisir de vibrer au son de « Top Of The Bill », « Steamrock Fever », « Speedy’s Coming » ou encore « Catch Your Train » ! L’âme de Scorpions se situe véritablement dans ces titres qui ont lancé leur carrière.

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Le show est à la hauteur des attentes, les magnifiques décors vidéos qu’ils soient fixes ou en mouvement, changent à chaque titre, donnant une dynamique à cet ensemble bien rodé.

les éclairages se sont mis au diapason, avec pas moins d’une poursuite sur chaque musicien, plus la variation des nombreux faisceaux colorés.

La réaction de la foule ne se fait pas attendre lorsque Klaus, Rudolph, Matthias, Pavel et James prennent place au bord de l’avancée de scène pour la séquence acoustique. Les titres tant attendus sont repris en chœur, à chaque fois que Klaus tend son micro vers une audience aux anges. Se succèdent ainsi « Always Somewhere« ,  » Eye Of the Storm », « Send Me An Angel » et « Wind Of Change », ces morceaux étant ancrés à vie dans leur répertoire.

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« Big City Nights »  et « Dynamite » continuent de prouver que Scorpions est avant tout un groupe de Hard Rock, avant d’enchainer sur le numéro de James Kottack , intitulé « Kottack Attack ». C’est maintenant un rituel de voir le batteur faire son show, en totale osmose avec le public. C’est sous une ovation méritée que se termine le solo, avec la totalité des pochettes d’albums qui apparaissent, et James qui exhibe ses tatouages grimpé sur ses futs.

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« Blackout » verra Rudolph utiliser une guitare équipée d’un pot d’échappement, d’ou sortira une épaisse fumée pendant toute la durée du morceau.

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C’est déjà l’heure des rappels avec l’inévitable « Still Loving You », suivi par l’énergique « Rock You Like A Hurricane » qui mettra fin à 1h45 d’un concert frisant la perfection, avec un son excellent de bout en bout.

La setlist renouvelée est parfaitement équilibrée, interprétée par un groupe en pleine possession de ses moyens, y compris la voix de Klaus Meine qui n’a pas faibli un seul instant.

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Photos © Alain BOUCLY

Reportage: Alain & Marie-France BOUCLY