Interview de Christian Décamps, chanteur et leader charismatique de la formation d’origine du groupe Ange.Bonjour Christian et merci d’accorder cet entretien pour Ride The Sky
– Le nouvel album intitulé « Heureux », sortira le 02 mars 2018. Peux-tu nous parler des conditions particulières de l’enregistrement ?
Il a été enregistré le 06 octobre 2017 à Sausheim, près de Mulhouse, dans une SMAC qui s’appelle l’espace Dollfus & Noack. C’est le nom d’une ancienne usine, dénommée à présent l’EDEN, ce qui correspond aux initiales.
Et puis nous avions décidé d’enregistrer devant un public, qui serait là comme témoin, à la différence de celui des concerts. Cela se passe dans une sorte de grande cabine studio dans laquelle peuvent être accueillies 600 personnes. Le studio était reconstitué sur la scène, pour y travailler dans le mêmes conditions, avec simplement des éclairages sommaires.

– Pourquoi avoir eu l’idée de faire ça ?
D’une manière générale, je trouve que le studio possède une certaine froideur. Les morceaux y sont joués bout par bout, avec la présence de 2 musiciens, puis 3 autres, sur des clicks… La beauté de la musique est là, mais il n’y a pas cette prise de risques, cette mise en danger liée aux gens qui regardent. Et l’on s’est dit, pourquoi pas avoir comme témoin des personnes que l’on favoriserait, avec 700 privilégiés ce jour là. Ils on été très respectueux, dès qu’il y avait la lumière rouge « On Air » lorsque nous étions entrain d’enregistrer. On entendait pas une mouche voler, et quand ça s’éteignait, ils applaudissaient chaleureusement. Cela s’est très bien passé pour la totalité de l’album qui a été enregistré dans ces conditions là.
– Le titre de l’album a t’il un rapport avec le contenu des textes et pour quelle raison l’avez vous choisi ?
L’idée remonte déjà à quelques temps, en lien avec du film « Amour », dans lequel on retrouve Emmanuelle Riva et Jean Louis Trintignant. (sorti en 2012 ndr) Lorsque ce dernier est monté sur la scène de Cannes pour recevoir le prix, il a cité ces mots de Prévert: « Si on essayait d’être heureux ne serait-ce que pour montrer l’exemple ». J’ai trouvé une profondeur extraordinaire dans ce texte, et je me suis dit, tiens, on va partir là dessus, heureux, pour aller dans tous les sens, sur des chemins complètement différents. Mais là où il y a toujours une lumière d’espoir et une envie de vivre, car la vie n’est en fait qu’une utopie. On ne se souvient pas de l’année de notre naissance, on ne se souvient pas de l’année de la mort, donc on existe pas. Donc nous sommes une utopie. C’est pour cela qu’il faut profiter, se créer des rêves et de l’imaginaire, en profitant au maximum de ce que nous donne la planète et la nature. La planète reste aussi une utopie, car on ne sait pas d’où elle vient. Le titre « Ce Que Murmurent Les Pierres », extrait du nouvel album, raconte que si les pierres pouvaient parler, il faudrait réécrire l’histoire. Tout cela crée le rêve et donne envie d’inventer d’autres choses, plutôt que de rester sur la même ligne ou la même voie comme dans la gare de Troyes. (rires) (référence à l’album « La Gare de Troyes » sorti en 1983 ndr)
– Avez vous prévu d’en jouer plusieurs extraits ce soir ?
Oui, nous allons en jouer 5, sur les 9 que contient l’album.
– Ange, comme Magma ou Little Bob, est l’un des rares groupes français qui a survécu à d’importants changements de musiciens. Pourrait-on imaginer que le groupe continue sans le capitaine charismatique que tu représentes?
Si je viens à disparaitre, il sont libres de poursuivre ou pas. Si Tristan, qui héritera du nom de Ange, a envie de continuer avec les autres, ou d’arrêter, c’est à eux de voir. Ange c’est avant tout un terrain de liberté, et un cri de liberté !
– Ange fêtera en 2019 ses 50 ans d’existence. Aurais-tu imaginé une telle longévité pour le groupe ?
Oui, je l’ai laissé venir dans mon inconscient. J’ai toujours vécu dans l’inconscient et je pense mourir dans l’inconscient ! (rires)
– Qu’est-ce qui peut expliquer cette carrière aussi riche, tout en démontrant toujours autant de passion et de créativité ?
C’est la passion ! Je reviens toujours à l’exemple de l’arbre avec ses racines, qui forcent le respect. Mais qui ne sont pas de la nostalgie, parce que la nostalgie pour moi est une souche d’arbre. Quand on a coupé l’arbre, on ne peut plus rien faire. La nostalgie est un fléau… Les gens: « Tu te rappelles, ah c’était le bon temps… » On va où ? Le bon temps, il est partout ! Je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour vivre que de vieillir, et je conseille à tout le monde de le faire ! C’est ce que fait Ange. Pour répondre à ta question, on aime vieillir, donner et souffrir et jouir. C’est ça un artiste, la souffrance et la jouissance conjuguée.
– Que ressens le père en jouant avec son fils dans le même groupe en partageant la même scène ?
C’est un bonheur. C’est un pur bonheur ! J’ai la chance de travailler avec lui depuis pas mal d’années, plus de 25 ans maintenant, et c’est vraiment une superbe aventure et une belle histoire. En plus d’être mon fils, c’est surtout mon meilleur ami et mon confident. Mais dans le groupe, je ne fait pas différence avec les autres, qui sont aussi mes fils, mais spirituels. Il y a une filiation, d’où le nom à cette période charnière, qui a fait le lien entre les deux générations d’Ange, qui s’appelait Christian Décamps et Fils. C’est un peu comme une petite entreprise de plomberie / zinguerie, sauf que c’est de la musique ! Voilà, je te refile le tuyau, tu en fait ce que tu veux ! (rires)
– Ange a tourné avec Johnny Hallyday durant l’été 1972. Quel souvenir en gardes-tu ? As-tu un mot, une anecdote, un moment, une image, qui restera gravée ?
Excellent ! C’est un type avec qui on devient très vite ami. C’est un copain, vraiment, un gars formidable, surtout quand il n’était pas entouré de toute sa cour. Après, il faillait qu’il joue un rôle et il le faisait très bien.
Il y a tellement d’anecdotes… En voilà une, qui remonte à fin juillet 1972, lors d’une journée off de la tournée « Johnny Circus » à Port Barcarès. Nanette Workman, sa petite amie de l’époque avait soufflé l’idée d’organiser un immense méchoui où l’ensemble du personnel, (artistes, techniciens) ainsi que les monteurs du chapiteau, seraient conviés. Et c’est bien toi que j’ai vu ce jour là, en pleine après-midi, tournant la manivelle de la machine à découper les pâtes en fines lamelles. Tu t’amusais comme un gosse devant ta caravane. D’ailleurs à cette époque, nous étions tous des gosses bercés par l’insouciance, ivres de liberté…
A présent tu vis dans un monde où le premier arrivé attend l’autre… A un de ces jours dans les étoiles.
– Comment expliques-tu le retour des fans de la première heure, notamment ceux qui ont contribué à la notoriété du groupe ?
Des fans de la première heure il y en a plein, car en général on joue 2 heures ! (rires)
Tous ceux des années 70, 80, 90, se sont mariés… Evidemment, ils sont solides, ce sont les racines et perpétuent la passion, et ça c’est important. Mais comme je te l’ai dit, je ne suis pas nostalgique, je hais la nostalgie ! Mais je respecte beaucoup les gens de la première heure, qui ont fait ce que nous sommes devenus, et qui nous permettent de continuer encore maintenant.
– As-tu gardé des contacts avec certains membres « historiques » de Ange, et suivi leur parcours depuis leur départ ?
Oui, mon frère (Christian Décamps ndr) a fait son groupe Gens De La Lune. Daniel Haas (bassiste de 1971 à 1977 et de 1988 à 1995 ndr) sera là lors du concert de Belfort. Je ne vois plus beaucoup Jean-Michel Brézovar (guitariste de 70 à 77 – 88 / 89 et 91 / 95 ndr) qui était jardinier et maintenant en retraite dans le sud, mais je continue de communiquer en échangeant des petits mots par le biais du fanzine. Je parle avec pas mal d’entre eux, comme Guénolé Biger le batteur de l’album « Emile Jacotey » (en 1975 ndr).
– Quels sont les projets d’Ange après la tournée actuelle ?
Se reposer ! Nous allons terminer en 2020, après nous ne savons pas ! C’est le néant total, on verra bien !
– Je te laisse le mot de la fin :
Pour Ange, le mot de la fin c’est : Rien ne se mesure, tout se ressent !




Coverslave, qui jouera en tête d’affiche de l’évènement Monsters Of Tribute Rock samedi 09 juin 2018 à Woincourt, vous prépare un show mémorable ! D’après les quelques indiscrétions que votre serviteur a pu recueillir dans les coulisses des répétitions, le set d’une heure trente en hommage à Iron Maiden promet de d’être grandiose ! La set list est énorme, avec tous les classiques résumant l’ensemble des époques de la vierge de fer, dont certaines perles vont à coup sur déchainer la foule! Le groupe est gonflé à bloc, prêt à en découdre, et à démontrer que ce line up va faire très mal ! Le jeu de basse de Jeff se rapproche tellement de celui de Steve Harris, qu’il va à coup sur en surprendre plus d’un. Cyril quant à lui, a déjà trouvé ses marques pour alterner les riffs et solos dans une parfaite complémentarité avec son frère Cédrick. L’intégration des 2 nouveaux est impressionnante, et leur apport va permettre à Coverslave d’effectuer un retour dont on a pas fini d’entendre parler ! Fermez les yeux et vous y êtes !!! Up The Irons !










Mercredi 6 juin 2018, quelques jours après la sortie de « Prequelle », le nouvel album de Ghost, le Cardinal Copia en personne rencontrera les fans du groupe à l’occasion d’une séance de dédicaces exceptionnelle (la 1ère en France !) qui se déroulera à partir de 18h00 à la Fnac Bercy 49-53 Cour Saint-Emilion, 75012 Paris.



Après avoir foulé la scène principale du Motocultor 2017, celle du Hellfest Cult 2016 et après avoir réalisé plus d’une cinquantaine de concerts en France et mê
Doro

Comme son nom l’indique, cet album est fortement déconseillé aux âmes sensibles. Ça ne passera certainement pas à la radio, et vous n’entendrez pas votre mère fredonner les refrains tout en préparant le dîner. C’est plutôt le contraire d’ailleurs : « c’est radical, c’est violent, c’est énervé, encore plus énervé. » explique le fondateur du groupe Frédéric Leclercq. » Ce nouvel album est une continuation de notre dernier EP «Ashes». En terme de son et de style, on a ajouté plus d’influences au mix. Cet album, c’est 100% nous. Il n’est certainement pas destiné à satisfaire la population de masse et à rentrer dans les playlists des radios. Que ça soit dans le visuel (fait par Travis Smith) , dans les paroles mais aussi dans la musique en elle-même, vous ne trouverez rien de commercial. » «Repulsion for Humanity» a été enregistré pendant ce long et sombre hiver 2018 lorsque le groupe logeait ensemble dans une maison. Avec l’aide de Francis Caste au mixage, Sinsaenum a affiné sa propre identité, très loin du typique deah metal ou du metal moderne que l’on peut entendre un peu partout ces derniers temps. Joey Jordison déclare : » Dans un sens, «Repulsion of Humanity» est un peu comme notre premier album parce que j’ai eu l’opportunité d’enregistrer en France avec le groupe cette fois ci . On a pu partager nos idées et le fait de construire quelque chose ensemble en tant que groupe a permis de poser des putains de base pour le reste. » « Cet album , c’est comme une injection de lethal, et l’écriture des textes a énormément évolué. C’est de loin le plus lourd, le plus brutal et le meilleur album que j’ai pu faire dans ma carrière » ajoute le vocaliste Sean Zatorsky. » Les riffs sont complètement tarés, ce qui m’a inspiré à faire des choses incroyables vocalement, ce que je n’ai jamais pu faire auparavant. Je ne me mettais aucune barrière, car la musique n’en avait pas ! » «Repulsion of Humanity» sort le 10 août prochain sur earMusic. Pour la première fois depuis sa formation, Sinsaenum sera en tournée et se produira en France sur les dates suivantes :


