L’album d’Eric Bibb « Global Riot » – featuring Habib Koité et Solo Cissoko – est disponible depuis le 26 octobre 2018 via Dixiefrog/pias.

Et si Eric Bibb avait enfin trouvé la formule idéale, fusion d’un blues groovy innovateur et contemporain puisant aux racines de l’Afrique aussi bien que dans le reggae et le gospel ? Une bonne quinzaine de musiciens de haut-vol, américains, européens, jamaïcains et deux stars africaines, le malien Habib Boité et le sénégalais Solo Cissokho ont participé à l’étonnante aventure de « Global Riot ».
Un pur régal !
Au cours d’une carrière qui couvre déjà près de cinq décennies, Eric Bibb ne s’est jamais reposé surses lauriers. Toujours en mouvement il a plus d’une chanson à sortir de sa besace et il nous en ressort vingt-quatre d’un coup issues de nombreux horizons pour ce « Global Riot » bien nommé puisque enregistré en France, en Suède, en Jamaïque, au Ghana, au Canada, au Royaume Uni et aux USA !
Si l’expression trop galvaudée « musiques du monde » n’était pas si problématique, nul doute qu’elle conviendrait pour définir l’approche d’Eric Bibb. Cependant qu’on ne s’y trompe pas. Il est d’abord et avant tout, un « blues brother », un bluesman de la vieille école qui cherche à élargir ses horizons. Au cours de ses pérégrinations autour du globe, il a eu le bonheur de côtoyer toutes sortes d’extraordinaires musiciens dont certains sont devenus des « âmes soeurs ». On en retrouve certaines rassemblées pour ce disque : notamment le guitariste suédois Steffan Astner ; la légende du reggae jamaïcain Ken Boothe ; quatre pointures des scènes nord-américaines à savoir Big Daddy Wilson, Harrison Kennedy, Michael Jerome Brown et Linda « Big Mama » Tillery, fondatrice du Cultural Heritage Choir, et surtout deux remarquables musiciens originaires d’Afrique de l’Ouest, le griot malien Habib Koité qui contribua largement au succès de l’album « Brothers in Bamako » et le Sénégalais Solo Cissokho dont la kora inspirée contribue à la réussite de plusieurs plages ; sans oublier enfin les harmonies célestes d’Ulrika, l’épouse d’Eric.
Si l’on excepte quatre morceaux traditionnels et deux reprises, les dix-huit titres originaux sont tous cosignées avec des musiciens participant à l’album ce qui fait de ce « Global Riot » l’oeuvre la plus collective jamais réalisée par Eric.
Les deux reprises ponctuent et indiquent la voie choisie par l’artiste, deux chansons de combat enregistrées dans les années 50. « Last Night I Had the Strangest Dream » de Ed Mc Curry a été l’hymne du mouvement de la Paix, chanté par des enfants lors de la destruction du mur de Berlin et repris notamment par Simon & Garfunkel et Johnny Cash. « Black, Brown and White » est sans doute le morceau le plus revendicatif écrit par le bluesman Big Bill Broonzy à l’époque de la ségrégation aux USA et dont on découvre, hélas, que le sujet reste d’actualité.
Enfin, dans sa nouvelle composition « Hoist Up the Banner » Eric nous dit qu’il ne se voit pas particulièrement en porte-étendard ou en partisan mais qu’il lui faut bien clamer la cause de l’humanité et de l’amour face aux vents mauvais qui gagnent du terrain ici comme ailleurs. Plus que jamais voilà un artiste qui démontre qu’il est en parfaite résonance avec son temps et attentif à ce qui se passe à travers la planète.




Line Up:




Brent Smith, le chanteur fut comme au Hellfest une pure bête de scène sachant jouer avec son public, lui apporter à boire, ou encore de le prier de s’écarter de quelques pas pour éviter d’écraser d’avantage les premiers rangs. Ce qui nous donna une belle ambiance de communion et qui ne put empêcher les fans de partir avec le sourire. Certes avec plus d’une heure trente on aurait pu finir sur notre faim ; mais le concert était tellement intense que le groupe avait trouvé la balance parfaite pour nous garder captivé tout du long.
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Mais le clou de la soirée ne mit pas longtemps à arriver : Riverside accompagné de Maciej Meller, le remplaçant de Piotr Grudzi
Le groupe afficha comme à son habitude une sublime complicité et une belle fierté d’être de retour sur Paris pour défendre leur nouvel album. Michał Łapaj était d’ailleurs toujours aussi fou, une vraie bête de scène cachée derrière sa « cage » de claviers (et de thérémine) qui n’hésita pas avec Mariusz Duda à refaire l’intro de tous leurs vieux morceaux, chose que j’apprécie beaucoup car on ne sait jamais quels titres ils vont jouer.




« Bump City » est plus Rock ! Le nouveau répertoire du virtuose de Chicago reflète l’atmosphère électrique du moment. Boney sait mieux que personne sentir l’humeur du moment. Et pour se faire, le maestro s’est entouré de musiciens enjoués, capables d’imprimer cette tonalité positive dont la planète a besoin. Pas étonnant de déceler un écho néo-orléannais furieusement cuivre dans cette célébration du swing… Comme un clin d’œil à celui qui alluma la flamme du jeune Boney Fields au tournant des années 70… Un certain Louis Amstrong.
Tout juste un an après la sortie du premier EP « Let It Go », 

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