C’est la foule des grands soirs qui s’est déplacée en nombre pour assister à l’événement « Made In Normandie », composé de 2 groupes originaires de Seine-Maritime.
Plus de 4 années se sont écoulées depuis le dernier passage de Bloody Rosie plays AC/DC dans cette belle sale de l’A.R.C.A.D.E, et il faut bien dire que le retour du groupe formé en 2013 était très attendu. En ouverture, ce sont les Rouennais de Steelrazor qui vont fouler pour la première fois de leur jeune carrière, les planche de cette scène qui a vu défiler tant d’artistes de renom depuis plus d’1/4 de siècle !
Le ton de la soirée est donnée dès les premières notes qui semblent sorties des 80’s, tant le Hard Rock de Steelrazor s’inspire de cette période qui nous a apporté sont lot de groupes devenus légendaires. On pense notamment à Accept, Saxon ou encore Judas Priest dont les influences sont d’ailleurs totalement assumées par le quatuor. Bien emmené par voix puissante d’Aurore, le quatuor va enchainer les titres majoritairement issus de leur unique album « Final Defiance », en attendant le second, qui sera dans la même veine. Côté rythmique, ça bastonne sévère avec Denis dont la frappe plombée propulse l’ensemble de la manière la plus efficace qui soit. Les riffs ciselés de Julien sont bien sentis, tout comme la sobriété des solos, qui vont à l’essentiel sans en rajouter. Mission accomplie pour Steelrazor qui a fait le job en chauffant la salle pendant les 60 minutes d’une prestation qui a démontré un bon potentiel.

L’intro de « Live Wire » inonde la sono, puis la basse devient de plus en plus présente jusqu’à l’entrée de scène de Cyrille qui surgit comme un éclair. Les premiers riffs sont acérés, ça sonne et le public ne s’y trompe pas, car la fosse s’est remplie en un clin d’œil dès les premières notes. C’est parti pour 1h30 de pour Rock n’ Roll, avec « Problem Child » dans la foulée, qui démontre la maitrise vocale de Sébastien dans le registre Bon Scott, avec une similitude frappante l’approche des intonations. Mais c’est aussi dans la gestuelle et la présence scénique, que le frontman se fond naturellement dans le personnage de celui qui a tenue le micro des boys de 1974 à 1980. Mais Seb n’est pas en reste sur « Shoot To Thrill », quand il s’agit d’aller puiser au fond de lui-même les ressources pour faire ressortir ce grain si caractéristique de Brian Johnson lors du premier extrait de « Back In Black ». Ce sera d’ailleurs l’album le mieux représenté, avec 4 morceaux, dont le titre éponyme, puis « You Shook Me All Night Long », et « Hells Bells » toujours très attendu par une fosse en ébullition. La machine est lancée, emmenée par le métronome Taz, dont la puissance de frappe impressionne, bien soutenue par les lignes de basses de David pour nous emmener vers l’autoroute de l’enfer. Et c’est Justement l’hymne « Highway to Hell » LE morceau le plus représentatif d’AC/DC aux yeux du grand public, qui sera repris en chœur par une audience de plus en plus déchainée. L’avantage d’un groupe tribute, c’est aussi de pouvoir proposer des pépites un peu plus confidentielles, comme ce « Get It Hot », issu de « Highway To Hell ». Enfin, confidentiel, c’est vite dit, le dernier enregistrement de Bon Scott s’est tout de même vendu à plus de 23 millions d’exemplaires ! Mais AC/DC, c’est aussi et surtout un groupe où la structure des compositions met les guitares sont à l’honneur. Et Bloody Rosie se démarque (aussi) grâce à la rigueur rythmique de Mika lors de chaque accord sur sa Gretsch, qui frappe ses cordes avec une telle vélocité, que le son qui s’en dégage est véritablement tranchant. Mais le rôle du soliste est forcément remarqué, d’autant que Cyrille, en plus d’avoir un jeu hyper précis et remarquable de feeling, s’avère un véritable showman. Il arpente la scène de long en large, exécute les petits pas « à la Angus », bondit à chaque fin de morceau, et prend les poses lors de ses solos joués à la note près, dans l’esprit AC/DC de la fin des 70’s. « Bad Boy Boogie » restera un grand moment de communion avec une fosse chauffée à blanc, qui réagira au doigt et à l’œil en hurlant à chaque injonction délivrée par la Gibson. L’enchainement qui s’en suit témoigne d’une puissance de feu qui emporte tout sur son passage ! « Dynamite!!! » Annonce Seb… Et c’est parti pour l’enchainement imparable « TNT » / « Thunderstruck » avant un « For Those About To Rock » qui va achever une audience « sold-out » qui aura donné de la voix et vécu intensément ce grand moment.
Retour réussi pour Bloody Rosie, qui, une nouvelle fois, a placé la barre très haut, et démontre à chaque sortie qu’il fait partie des tributes les plus authentiques pour rendre hommage au plus grand groupe de la planète : AC/DC
Je tiens à remercier Denis de Steelrazor, Lucas, Sébastien et toute l’équipe de l’A.R.C.A.D.E pour le superbe accueil, le son et les lights au top !
Report & photos © 2026 Alain BOUCLY
Bloody Rosie :




Steelrazor :




