Pour la seconde date de l’année organisée à Notre Dame de Gravenchon par l’association World Metal, c’est une affiche 100% Française qui va envoyer une déluge de décibels sur la scène de l’Arcade.

Et pour entamer les hostilités, quoi de mieux que les champenois de Gang?

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Nos 5 lascars ont largement sillonné la France et l’Europe pour fêter leur 25 ans de carrière, un véritable exploit pour ce groupe à la longévité exemplaire. De retour après une prestation remarquée en Grèce le week-end précédent, la bonne humeur est de mise dès le premier titre « The King Became A God », extrait de l’album « Inject The Venom ». L’influence de la scène légendaire Anglaise est bien présente, avec Judas Priest lors de ce morceau d’une redoutable efficacité. Ce mélange de Heavy /trash va droit au but, tout en distillant d’imparables mélodies tout au long de la dizaine de titres enchainés sans temps mort.

Le chant de Bill est bien en place, mais à l’inverse il ne tient pas en place, gesticulant d’un côté à l’autre de la scène, ou se collant aux guitaristes… Justement, Steve et Biggy, le duo de choc à la 6 cordes est très complémentaire. Entre les riffs tranchants comme des lames de rasoir (British Steel) et les solis incisifs, la démonstration est clairement aboutie, pour un plaisir partagé avec le public qui n’hésite pas à donner de la voix.

Voilà un groupe qui respire l’authenticité, et qui sait mieux que personne transmettre son énergie et sa joie de jouer !

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C’est au tour des Normands de Désillusion d’en découdre pour le second acte de la soirée. Le moindre centimètre carré de la scène n’a plus de secret pour eux, au vu de leurs nombreux et récents passages à l’Arcade.

Et une nouvelle fois, l’expérience live du groupe va faire mouche! La salle est à présent bien remplie, notamment grâce à leurs fans qui n’ont pas hésité à faire plusieurs centaines de kilomètres pour voir leurs préférés.

La température monte d’un cran dès l’envoi de leurs brûlots heavy metal balancés avec une puissance qui va tout dévaster sur son passage.

Jimmy tiens parfaitement son rôle de frontman, saisissant toutes les occasions pour faire participer l’assistance, notamment lorsqu’il revient sur les évènements du 13 novembre.

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Son chant en Français est en place, tout comme le côté speed des mélodies que n’aurait pas renié un Helloween au meilleur de sa forme.

La rythmique n’est pas en reste avec un fifon toujours sur le devant de la scène qui martèle sa basse comme si sa vie en dépendait. Maxime derrière ses futs l’accompagne efficacement, pour propulser les hymnes que sont « Des Illusions » ou « Jack l‘Eventreur ».

La paire de guitaristes alternent les solos endiablés avec la même hargne et une maitrise remarquable. Dommage que le son de Félix soit parfois sous mixé.

Et pour finir en apothéose, l’hymne de Vulcain « Rock’N Roll Secours«  sera repris en chœur par le public et les amis de Gang invités a faire la fête sur scène.

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Désillusion a tout donné lors de cette prestation convaincante, devant une assistance qui a participé activement tout au long du concert.

Blackrain, la tête d’affiche de la soirée, va bénéficier de meilleures conditions scéniques, avec des lights dignes de ce nom et un son moins brouillon.

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Peut on parler de renouveau concernant le quatuor? La sobriété du décor surprend dans un premier temps, car seul un simple backdrop affichant le nom habille le fond de la scène.

Les murs d’amplis ont disparus, tout comme les encombrants pieds de micro et la batterie surdimensionnée.

Et musicalement même si le style reste dans la lignée glam rock pure et dure, on sent la volonté d’envoyer les morceaux sans aucune concession. Les 4 musiciens se lâchent vraiment, ce qui contraste avec leur comportement à une période pas si lointaine, ou le groupe était crispé et semblait jouer avec le frein à main.

La voix aigue et nasillarde de Swan peut paraitre agaçante à la longue, mais c’est sa marque de fabrique, et il assure le show devant une audience réceptive. Les chœurs de Matt et Max sont omniprésents, apportant une touche mélodique supplémentaire tout en permettant au public de se faire entendre sur les refrains.

Coté setlist, l’essentiel des titres sont extraits des 3 albums enregistrés depuis 2009. Seul « Back In Town » sera joué en avant première, car la sortie du prochain opus « Released » est prévue en février 2016.

« We’re Not Gonna Take It« , de Twister Sister sera repris en chœur par l’ensemble du public, pour clôturer cette soirée fort réussie.

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Le soutien du public est essentiel pour que ce type de structure continue à vivre ! Ride The Sky remercie l’organisation pour la qualité de l’accueil et le partage de leur passion!

Alain Boucly

Interview Koritni

Publié : 30 novembre 2015 par Alain B. dans Interviews, Musique
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Interview Koritni – Juin 2015

Réalisation Alain BOUCLY – Traduction : Sandrine CHATEL

Interview de Lex Koritni, chanteur du groupe Koritni; réalisée à la suite de la sortie de l’album  »Night Goes On For Days ».

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– Vous venez de sortir votre 4ème album studio « Night Goes On For Days », nom d’un morceau de l’album. Pourquoi avez vous choisi ce titre et quelle est sa signification ?

Et bien ça peut être cliché mais jouer de la musique et vivre le style de vie qui l’accompagne veut souvent dire que la nuit peut durer plusieurs jours, c’est toujours dur d’arrêter de s’amuser. Nous avons choisi ce titre particulier parce qu’il est assez ambigu, ça peut faire référence à faire la fête, à être bloqué dans le noir comme une dépression, et ça peut même être sexuel, être au lit plusieurs jours avec quelqu’un ne semble pas si mal, pas vrai ?

– Comment faites vous pour composer, mettre vos idées en commun et les finaliser, tout en étant dispersés aux quatre coins du monde ?

C’est toujours un défi, même lorsque je vivais en Australie on était toujours en vacances et on voyageait, ou on visitait des proches dans d’autres pays. Mais maintenant avec internet ça ne pose pas vraiment de problèmes. En plus, les compositeurs principaux du groupe sont Eddy et moi donc tant que nous pouvons nous envoyer quelques idées par mail tout fonctionne bien pour la composition. Pour l’enregistrement c’est un peu plus compliqué : nous avons utilisé cinq studios différents dans des pays différents pour tout l’enregistrement. L’été dernier nous avons même organisé la tournée des festivals juste pour faire venir Eddy en France pour qu’il enregistre certains morceaux à la guitare. Donc l’organisation peut parfois être un cauchemar, c’est pour ça que j’ai joué un peu de guitare sur cet album, c’était juste plus simple comme ça, je ne suis pas sûr que quelqu’un l’ait remarqué.

– Tu composes l’ensemble des textes, quelles sont tes sources d’inspiration, et y a t-il des thèmes qui sont importants pour toi ?

Juste des thèmes de ma vie, clairement il y a quelques morceaux sur l’amour, le sexe et l’alcool, avec un peu de chance on peut avoir les trois en même temps ! Mais d’autres morceaux ont des thèmes plus importants comme  »Little Man » qui parle de mon village natal en Australie. Je n’y ai pas vraiment vécu depuis environ huit ans et la dernière fois que j’y suis retourné c’était il y a trois – quatre ans. Tout avait changé : beaucoup de petits magasins comme les stations essence ont été remplacées par un B.P. ou Shell, ce qui est triste parce que les anciennes étaient comme dans les films, le mec sortait, mettait de l’essence dans ta voiture, nettoyait ton pare-brise, te parlait du temps qu’il fait. C’est bien d’avoir ce service, maintenant la plupart du temps tu vas à Carrefour ou à Auchan et tu n’es même pas servi par une personne, tu dois scanner toutes tes courses dans une machine, faire avec le système de balance de merde et partir. Super la conversation. La seule conversation que j’ai dans ces situations c’est la machine qui dit  »le poids de l’article est incorrect », et moi qui répond  » va te faire foutre saloperie ».

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– Peux-tu nous parler un peu des musiciens qui sont invités à jouer sur quelques morceaux du nouvel album, et comment as tu fait pour les convaincre ?

Sachant que j’ai fait deux tournées avec Vivi c’était un choix évident. C’est un mec super et un super musicien aussi donc c’était un plaisir de travailler avec lui, et c’était une bonne excuse pour aller chez lui et faire un barbecue. On mange toujours bien chez Vivi ! Farid je l’ai vu plusieurs fois avec Vivi, il a fait un morceau avec nous pendant la dernière tournée au Festival  »Nuit de la Guitare » en Corse, et nous avons aussi utilisé sa batterie pour enregistrer beaucoup de morceaux, donc quand il a du venir au studio nous apporter sa batterie c’était normal qu’il fasse quelques morceaux juste pour être sûr que tout fonctionne bien ! Pour Mr John Coghlan, je l’ai rencontré lors d’un festival dans le sud il y a environ cinq ans, et lui et son groupe étaient super (et j’ai toujours été un Fan de Status Quo), alors quand nous avons voulu inviter des musiciens nous l’avons appelé, nous lui avons envoyé les morceaux, il les a aimés et nous a dit oui. Je crois qu’il a apprécié le dîner et le vin autant que l’enregistrement.

Mat, fidèle à la basse sur album, et Luke feront-ils partie du line-up lors de la prochaine tournée ?

Comme dit précédemment nous vivons aux quatre coins du monde, et organiser une tournée est toujours difficile. S’ils sont disponibles ils feront la tournée. Mais vous pouvez être sûrs que j’y serai, ne vous inquiétez pas pour ça.

– L’artwork de l’album « Night Goes On For Days », semble assez mystérieux, que représente t-il et quelle est sa signification ?

Ça peut vouloir dire tout ce que vous pensez, considérant la diversité de cet album. Le fait qu’il y ait du Rock, du Hard Rock, du Blues, même des influences country, a fait que je ne voulais pas une image définie. L’atmosphère ambiguë de l’image est intéressante parce qu’elle peut signifier ce que le spectateur pense. Nous avons donné le nom de l’album à Mark Wilkinson et c’est l’image qu’il nous a envoyé, nous l’avons tous aimée et maintenant elle est sur le CD, aussi simple que ça.

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– Quel est pour toi le titre de Koritni qui représente le mieux le groupe? Celui par exemple que tu conseillerais à quelqu’un pour vous découvrir ?

C’est une question difficile parce que ça dépend vraiment de la personne, je veux dire que nous avons fait beaucoup de morceaux différents, je ne pense pas que nous avons juste enregistré le même morceau ou le même album quatre fois. Mais si c’est un fan de Hard Rock je dirais  »Take It Like A Man » ou  »Horns Up » ; si c’est un fan de Blues je dirais  »Keep Me Breathing » ou  »Watre Of Life » ; si c’est une fille je dirais  »quel âge as-tu et est-ce que je peux avoir tes coordonnées ? » ; si c’est une femme je dirais  »Hold On » ou  »Woman In Love » ; et si c’est un gay je dirais  »vas écouter Queen ou George Michael ».

– Quels sont vos projets pour les mois à venir?

Maintenant je travaille sur de nouveaux morceaux pour le prochain album (quand je ne fais pas d’interviews pour celui là). Nous avons déjà enregistré la plupart du prochain album et je termine juste les derniers morceaux, donc vous allez avoir un nouvel album de Koritni plus tôt que vous ne le pensez. Donc je serai de retour en studio les prochains mois. Je viens de passer la plus grande partie de l’année dernière en studio donc j’ai prévu de prendre des vacances aussi, j’irai peut-être à Barcelone en Août.

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– Comment expliques-tu cette proximité entre Koritni et la France ?

Qu’en est-il de ça :

  1. Eddy est français
  2. Je vis à Paris
  3. Notre manager est aussi français
  4. La maison de disque est française
  5. La nourriture et le vin sont les meilleurs au monde et j’aime les deux
  6. Les fans sont super…

Je pourrais en dire encore une vingtaine mais je crois que vous avez compris l’idée.

– Tu écoutes quoi en ce moment ?

Je viens juste de redécouvrir l’album  »Batman » de Prince, en ce moment dans ma voiture je passe le nouvel album du Manu Livertout Band, sur lequel je suis invité. Mais aussi John Cougar Mellencamp  »The lonesome Jubilee », et un groupe des années 90 qui s’appelle Johnny Crash, ils ont fait un seul album appelé  »Neighbourhood Threat », un super album !

– Pour terminer cette interview, as-tu un message spécial pour Ride The Sky ?

Oui, ne garez pas votre voiture sous un arbre dans lequel les pigeons dorment, croyez-mois je sais ce que c’est.

Merci !

Un concert de Deep Purple est toujours un événement en soi. C’est dans une ambiance feutrée – de pourpre – que l’on découvre la scène ce soir-là (Dôme, Marseille, 2 novembre dernier). Une salle archicomble pour assister à un groupe qui nous fait vibrer depuis plus de quarante ans. C’est le groupe anglais originaire de Milton Keynes Raven Eye qui ouvre le bal sur son Rock ‘N’Roll et en disant à la fin de sa set : « Are you ready for the Iconic Deep Purple ? » Il n’y a pas mieux comme adjectif qu’Iconique pour désigner les légendaires Britanniques.

DEEP PURPLE

C’est toujours un plaisir de retrouver Ian Gillan au micro, Roger Glover à la basse et le métronome Ian Paice à la batterie -les trois rescapés de Mark II, la 2 célèbre formation du groupe de 1969 à 1973- et l’excellent Don Airey aux claviers et l’aviateur Steve Morse à la gratte. Les musiciens jouent  pour un public complètement  acquis à leur cause un set bel et bien maîtrisé et transcendant la grande et tumultueuse carrière de Deep Purple.

IAN Gillan

Un concert mythique comme ils l’ont toujours fait pour un groupe dont les membres dépassent la soixantaine – Steve Morse, le plus jeune, 61 ans et Ian Gillan, le plus vieux 70 ans -. Un immense bonheur de les voir et surtout de faire une prestation plus que correcte comme le groupe sait en proposer depuis des années avec ou sans Ritchie Blackmore. C’est vrai que le son Deep Purple n’est plus le même sans le Fender de Ritchie et surtout depuis la disparition du regretté John Lord; mais la qualité sonore du groupe demeure intacte. Une bonne dose de Rock unique dont voici la setlist :

  1. Mars, the Bringer of War
    (Gustav Holst song)
  2. Après Vous
  3. Demon’s Eye
  4. Hard Lovin’ Man
  5. Strange Kind of Woman
  6. Vincent Price
  7. Contact Lost
  8. Uncommon Man
  9. The Well-Dressed Guitar
  10. The Mule
  11. Got My Hip Boots On
  12. Mary Long
  13. Wring That Neck
  14. Hell to Pay
  15. Keyboard Solo
  16. Perfect Strangers
  17. Space Truckin’
  18. Smoke on the Water

    Encore:

  19. Hush
  20. Bass Solo
  21. Black Night

Mon top 10 des albums de Metal de l’année 2015

Publié : 24 novembre 2015 par Quentin V. dans Chroniques, Musique, Top
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Comme chaque année, le metal s’est montré généreux… Ce qui rend chaque top différent et intéressant, j’espère donc que le mien vous fera découvrir et apprécier quelques albums que j’ai trouvé particulièrement réussis.

10/ Gloryhammer – Space 1992: Rise Of The Chaos Wizards

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Celui-ci qui entame le top est une de mes bonnes surprises de l’année (puisque Gloryhammer est un groupe que je connaissais pas étant formé dans les alentours des années 2010) et un très bon album de power metal. La quasi-totalité des titres sont accrocheurs et l’univers « épique spatial » instauré dans ses dernières notamment au niveau des paroles, apporte une touche d’originalité.

9/ Bullet For My Valentine – Venom

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Bien qu’il ne s’éloigne pas tant qu’on ne pourrait le croire de son prédécesseur
« Temper Temper », cet album satisfera probablement les fans qui n’ont pas apprécié ce dernier. « Venom » s’arme d’un son intense et de sujets sombres pour la plupart. Mais ses points forts selon moi, seront ses nouveautés à savoir le jouissif « Broken » et l’hymne de bataille « You Want A Battle ? (Here’s A War).

8/ Bring Me The Horizon – That’s A Spirit

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Habituellement, je ne suis pas du tout fan de metalcore… Mais « Bring Me The Horizon » depuis « Sempiternal », parvient à m’y rendre sensible en se l’appropriant et en le mélangeant avec des genres surprenants sans en perdre l’essence ou la puissance. C’est bel et bien le cas dans « That’s A Spirit » qui confirme un nouvel intérêt pour le screaming.

7/ Santa Cruz – Santa Cruz

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« Santa Cruz » qui exerce pourtant dans le bon vieux « hard rock » ou « glam metal » des familles, parvient à s’imposer une vrai identité avec cet éponyme. C’est subtil mais la pâte est bel et bien là, l’album est plus mélodieux que son aîné mais à aucun moment n’oublie de conserver son énergie communicative. Une vraie réussite selon moi.

6/ Falling In Reverse – Just Like You

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Voici un album que je n’aurai jamais cru placer ici, car je n’appréciais pas vraiment « Falling In Reverse » jusqu’à ce jour… « Just Like You » fait dans un metalcore diablement efficace car chacun de ses titres s’inspire d’un groupe de rock des années 2000, le titre éponyme par exemple s’inspire de la bonne vielle Pop Punk que j’affectionne ce qui est je trouve, une excellente idée. Le tout résulte d’un disque efficace, varié mais homogène. Qui sans perdre de vue ses origines musicales, alterne entre différentes émotions de la colère à la tristesse… à la joie.

5/ Three Days Grace – Human

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Si je devais être totalement objectif, « Human » serait sans doute l’album auquel je pourrais lister le plus de défauts… Et pourtant il est bien placé là, tout serait donc du à mon ressenti et à la subjectivité alors ? Et bien, pas que cela… Les gaillards de « Three Days Grace » ici, rattrapent tous les défauts que je pourrais expliciter avec de grandes qualités ; tout d’abord, il possède les morceaux parmi les plus accrocheurs de ce top. Ensuite, il propose une nouveauté intéressante avec une ambiance sombre explorant des thèmes fascinants tel que l’addiction, ou le lien entre la machine et l’homme. Le groupe prouve selon moi avec « Human » que changer de chanteur, ou que changer une équipe gagnante, n’en fait pas toujours une équipe perdante.

4/ Helloween – My God Given Right

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La première fois que j’ai écouté cet album, j’ai été déçu… J’ai alors retenter la chose quelques semaines plus tard. Au final, « My God Given Right » se bonifie avec le temps et ce avec une force incroyable, d’où sa place dans le top. Celui-ci prouve que la déception n’est pas synonyme de médiocrité, même si ce petit trésor n’est pas dénué de défauts… Il reprend du poil de la bête grâce à sa créativité d’une générosité sans pareil.

3/ Orden Ogan – Ravenhead

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Que dire sur ce bijou ? Mis à part que « Orden Ogan » y ont affiné leur style si efficace en plus de s’aventurer dans des ambiances plus sombres comme avec le single « F.E.V.E.R ». Rien n’est à jeter, même les morceaux les plus lents ont leur place ici. Je pense sincèrement que ces braves guerriers d’Allemagne ont désormais rejoint le cercle des meilleurs groupes de metal des années 2000 avec « Kissin’ Dynamite ».

2/ Battle Beast – Unholy Savior

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Encore une fois, ici, rien à jeter… Tous les titres se valent et il n’y en a pas un au dessus des autres. Ce qui en fait déjà selon moi, un grand album. Sur « Unholy Savior », le groupe a brillamment mélangé le style de leurs deux précédentes productions pour notre plus grand plaisir. La puissance vocale de la chanteuse « Noora » et les riffs enragés de la bête sauvage font leur grand retour en plus de nouveautés tout droit sorties du metal des années 80 qui se voient être les bienvenues, dans un monde musical parfois trop timide et standardisé.

Mentions honorables :
Voici quelques albums qui sont objectivement très bons, mais que je n’ai pas mis dans le top faute de raisons personnelles :
– Disturbed – Immortalized
– Iron Maiden – The Book Of Souls
– Trivium – Silence In The Snow

1/ Ghost – Meliora

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« Ghost » avec Meliora, m’offre beaucoup de choses que j’attends du metal et même de la musique en général : Une œuvre inspirée peut être référencée, mais unique, quelque chose d’efficace mais de travaillé en profondeur… Un peu de fantaisie. On peut ne pas forcément adhérer à l’univers de cet album, personnellement, j’ai plongé dedans et il m’est difficile d’en ressortir. Mais si il y a bien une chose avec lequel je ne serais pas d’accord, c’est qu’on me dise que « Meliora » est un mauvais album. Car il transpire la passion et la fraîcheur, étant sans conteste mon album préféré de cette année 2015.

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Je suis allé voir « Imagine Dragons » à Lyon le 26 octobre précédé d’un groupe d’entrée qui se faisait appeler « Sunset Sons », et je je me suis dit que c’est une bonne occasion de parler un peu de performances scéniques plutôt que de studio. D’autant plus que les deux groupes cités jouissent d’une notoriété toute particulière :

« Sunset Sons » qui ouvrait le bal, était un groupe de pop rock portant effectivement bien son nom ; la quasi totalité des morceaux qu’ils nous ont présenté ce soir là étaient des hymnes de surfeur Hawaïennes à l’efficacité redoutable ; aussi bien grâce à la puissance vocale du chanteur qu’à la dextérité du guitariste soliste qui apportait sa touche rock and roll avec beaucoup de passion. Les paroles et les thématiques quand à elles, étaient typiques de la plus pur tradition pop rock soit assez simples et déjà vu mais ayant le mérite d’imager parfaitement chacunes de leurs compositions. Il fut également diablement intéressant de comparer leur performance en live au rendu du studio qui n’a absolument rien à voir… La scène à permis à ces musiciens de faire exploser toute l’intensité de leur son et donc de leurs mélodies bien ficelées là ou les versions studio forcent fatalement au condensement. Quoiqu’il en soit, « Sunset Sons » est un groupe à suivre car fut une excellente surprise pour les adeptes tel que moi du rock entraînant et sans prise de tête.

Vînt ensuite les déjà très célèbres gaillards d’Imagine Dragons qui nous ont délecté d’une courte mais savoureuse prestation. Si le groupe peut diviser et faire parler certaines critiques de « vide musical » (à tord selon moi), il met tout le monde d’accord en live et offre même son grand moment de rock pur avec le titre « I’m So Sorry » débordant d’énergie avec son riff sorti tout droit des années 70. Voir un groupe en concert et particulièrement un avec autant de notoriété, permet aussi de mieux comprendre le sens de leur musique ; avec Imagine Dragons, on ressent clairement la sensibilité du chanteur mais aussi des autres musiciens qui parviennent à communiquer un fort message de tolérance. Il me semble donc important parfois de ressortir du monde du studio et d’aller redécouvrir l’essence même du groupe que l’on chérit depuis des années. Avant de terminer ce petit report, je voudrais saluer une toute autre performance… Celle des techniciens que l’on acclame que rarement pendant un concert, mais qui font la plupart du temps et surtout avec les groupes de pop rock, un travail fantastique ; trouvant un équilibre dans le son de chaque instrument pour que le chant soit parfaitement audible mais sans perdre la puissance des guitares ou le vrombissement onctueux de la basse.

Dans le monde de la musique et dans le monde du rock, les CD ne se vendent plus autant qu’avant. C’est un fait indéniable, alors si il y a bien un moyen de soutenir un groupe qui vous fascine ou vous captive, c’est bien d’aller le voir en concert… Peu importe la taille de la salle et la qualité du son, vous passerez sans doute un vrai moment de partage qui précédera les précieux moments de bonheur ou vous ferait tourner leur nouvel album dans le lecteur de votre voiture.

C’est fait! Le Hellfest a dévoilé vendredi dernier la majeure partie de la programmation de sa onzième édition.  Les légendaires Black Sabbath, les sympathiques Slayer et la machine allemande bien huilée Rammstein sont de la partie.

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Le plus grand festival Metal de France tient toujours sa promesse et propose une programmation variée. Il y a de tout. On aura l’occasion de voir Joe Satriani, Megadeth, Ghost, Testament, Gojira et bien d’autres.

Impressionnant!!! C’est ce qu’on peut dire sur Children Of Bodom. Si quelques albums partagent les fans restés bloqués sur les deux premiers Something Wild 97 et Hatebreeder 99 ( comme moi ;) ) , le combo n’a jamais déçu sur scène. Et ce soir là à Marseille, presque à la veille de Halloween, l’énergie et la bonne humeur du frontman et guitariste charismatique ont bien fait chauffer la salle. Entouré de ces compères, Jaska Raatikainen à la batterie, Henkka Blacksmith à la bass, Janne Warman au Keybords et  Antti Wirman le guitariste pour les live,  Alexi Laiho  se donne à fond propsant une setlist traversant toutes leur discographie. Tous les hit étant au rendez-vous, ponctués avec des solos et mélodies guitare et clavier. et surtout, une présentation avec beaucoup d’humour et beaucoup de gros mots. Je vous la refile comme une patate chaude : « Lets get back to Old School, when you were young and beautiful.. ». Faisant référence  au début de la carrière du groupe. Perso, je retiens que les trois premiers albums de COBHC, ça veut dire jusqu’à Follow the Reaper 2000.

 

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Voilà la setlist :

I Hurt/Are You Dead Yet/ Bodom After Midnight/ Morrigan/ Halo of Blood/ Everytime I Die/ Bodom Beach Terror/ Hate Me!/ Lake Bodom/ I Worship Chaos/ Angels Don’t Kill/ Sixpounder/ Blooddrunk/ Hate Crew Deathroll/ Downfall/ In Your face

Children Of Bodom est l’un des groupes que l’on aime bien voir et revoir sur scène. Ambiance garantie !!!

 

La première édition édition du Download Festival France aura lieu les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 juin 2016 à l’Hippodrome de Longchamp (Paris, Île-de-France, France) !

Les groupes annoncés sont :
Vendrdi 10 juin :
Main Stage
– Iron Maiden
– Deftones
– Gojira
– We Came As Romans

Stage 2
– Ghost
– Anthrax
– Avatar
– Beartooth

Stage 3
– Tremonti
– Blackrain
– The Raven Age
– The Wild Lies

Samedi 11 juin :
Main Stage
– Korn
– Biffy Clyro
– Baby Metal
– Saxon
– Apocalyptica

Stage 2
– Jane’s Addiction
– Amon Amarth
– One Ok Rock
– Mass Hysteria

Stage 3
– Twin Atlantic
– The Struts
– The Inspector Cluzo
– Arcane Roots
– Shinedown

Dimanche 12 juin :
Main Stage
– Rammstein
– Volbeat
– Sabaton
– Trivium
– Skillet

Stage 2
– Megadeth
– Rival Sons
– Children of Bodom
– Lofofora

Stage 3
– Skindred
– Last Train
– New Year’s Day
– Stange Bones
– The Shrine

Tarif :
Pass 3 Jours 148.50 €
Vendredi 10 juin 66 €
Samedi 11 juin 49 €
Dimanche 12 juin 66 €

Note : L’article sera mis à jour régulièrement.

Pour plus d’informations :

Walk The Plank

Zebrahead est un groupe de punk rock formé en 1996 en Californie. Avec une carrière pourtant déjà bien entamée, ils sortent cette année en collaboration avec « Man With The Mission » un EP titré « Out Of Control » suivi du sujet de notre chronique, « Walk The Plank ». Alors, résultat d’une inspiration débordante où bâclage décevant ? C’est la question que je me suis posé avant de me lancer à l’eau…

L’album navigue entre deux directions, la première étant celle du combo habituel punk rock/couplets rappés sur de bons gros rifts Heavy, et la seconde celle de la nouveauté. Bien que cette dernière s’avère clairement être moins efficace, elle apporte quand même de la fraîcheur et donc de l’identité à son disque qui parvient à installer un univers malgré le léger manque d’homogénéité. On a alors droit à quelques compositions plus « Poppy » comme un « Keep It To Myself » joyeux où le fameux titre éponyme (qui livre au passage un superbe clin d’œil à « Sum 41 » avec les paroles « over my head, better of dead »). Des morceaux qui semblent puiser leur inspiration dans le dernier album de « All Time Low », ce qui est une bonne chose. Je vous avouerai cependant avoir été plus agréablement surpris par « So What » bon compromis entre l’innovation et le familier, ainsi que par « Battle Hymn » qui porte bien son nom.

Au final, même si je préférerai écouter un « Running With Wolves » saucé à l’ancienne qu’un « Keep It To Myself » plus édulcoré, je pense qu’on ne peut qu’applaudir le fait que « Zebrahead » s’est enfin lancé dans quelque chose de vraiment nouveau.

Ma note : 7,5/10

Mon Top 5 des chansons de l’album :
01 Running With Wolves
02 Save Your Breath
03 Worse Than This
04 So What
05 Battle Hymn

La liste des pistes :
01. Who Brings A Knife To A Gunfight ?
02. Worse Than This
03. Headrush
04. Keep It Myself
05. Running With Wolves
06. So What
07. Save Your Breath
08. Walk The Plank
09 . Under The Deep Blue See
10. Wasted Generation
11. Battle Hymn
12. King Of The Here And Now
13. Freak Show

Emarosa

 

 

Emarosa nous a offert, plus tôt cet été, un court EP de quatre titres issus de leur dernier album (et premier avec Bradley Walden) Versus de l’année dernière.

Comme son nom l’indique, les titres ont ici été ré-imaginés, tous réenregistrés dans de nouvelles versions plus calmes. L’émotion est au rendez vous sur l’ensemble des titres, prouvant de plus belle la qualité vocale irréprochable de leur nouveau chanteur. Ce n’est pas un EP contenant des versions acoustiques banales, mais des titres frôlant de véritables interludes. Parfait pour conclure cet été le temps d’une soirée autour d’un verre de rouge.

Vous trouviez Versus splendide ? Vous ne l’aimerez que plus avec ces nouvelles versions de Say Hello to the Bad Guy, Mad, Gold Dust et surtout I’ll Just Wait.

 

5/5