FFF : En concert @Vauréal (95) le 10 octobre 2024

Publié : 11 juin 2024 par Alain B. dans Musique, News
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Retrouvez FFF en concert exceptionnel au Forum de Vauréal le jeudi 10 octobre 2024 !

La billetterie est disponible ICI

C’est un fait, malgré les très longues vingt-trois années qui ont passé depuis la sortie de « Vierge », leur dernier album en date, les quatre membres de FFF n’ont jamais pensé un seul instant à se séparer. Entre eux, Marco Prince, Nicolas Baby, Yarol Poupaud et Krichou Monthieux ont toujours partagé quelque chose d’un pacte de coeur imperméable aux aléas des saisons et des vies, comme s’ils étaient secrètement convaincus que leur aventure pouvait se relancer à tout instant à partir d’un éclair. “Il fallait juste que les planètes s’alignent”, aiment-ils à dire en choeur aujourd’hui alors que, ces dernières années, chacun s’est occupé de tracer son propre sillon, qu’il s’agisse du chanteur Marco Prince au cinéma, du guitariste Yarol Poupaud aux côtés de Johnny Hallyday, et de Nicolas Baby et Krishoo Monthieux dans le domaine de la musique à l’image.

Il faut croire qu’il s’agissait donc tout simplement du bon moment lorsqu’au bout d’une idée lancée comme un rêve, le label Verycords a proposé aux quatre complices de produire un cinquième disque. Sans hésiter une seule seconde, prêts à relever un défi qui serait une sacrée surprise, les FFF se sont alors retrouvés pour jammer en diable avec tous ces instruments qui ne les avaient jamais quittés. Dans un vieux mas perdu au beau milieu de la campagne niortaise, ils ont laissé libre cours à leurs instincts créatifs, portés par l’enthousiasme d’une jeunesse soudainement ressuscitée. “C’était une atmosphère extraordinaire, raconte Marco Prince. Il y avait une fraîcheur très étrange. Il n’y avait que le plaisir de jouer et de chanter qui comptait, sans rien cérébraliser.”

De ce cocon secret sont nées une ribambelle de couleurs et de formules qui, en fin de compte, ont fait une trentaine de morceaux au bas mot. Dix d’entre eux composent aujourd’hui le cinquième album de FFF. Les quatre amis l’ont baptisé « I Scream » pour le jaillissement des tripes qu’il représente. Une œuvre sur un fil, à la frontière savoureuse de l’histoire et du risque. Avec le morceau en anglais “Allright”, on trouve ainsi ce qui a toujours fait du groupe un génial ovni, quand ce trio constitué par la basse, la guitare et la batterie fait soudainement naître une fusion de rock et de funk parée pour faire balloter les corps dans un tourbillon charnel. Dans un genre tout à fait différent, “Les Magazines”, qui est le premier single de l’album, donne à imaginer une sorte de western survitaminé, tanguant entre les mélopées de Ennio Morricone et les saillies à la Serge Gainsbourg, à la fois totalement inclassable dans le répertoire de FFF et celui des tendances.

Au-delà des rythmes, « I Scream » est aussi un album solidement arrimé à l’époque : de manière tout à fait naturelle, le quatuor a ainsi couché sur le papier des textes qui saisissent avec subtilité l’énergie des combats pour la cause des femmes et la protection de l’environnement, de la même manière qu’il martelait son dégoût du racisme dans le célèbre “Ac2n” de son tout premier album, en 1991. “On écoute, on lit, on regarde. On est obligé d’être concerné par les choses. S’il y avait un message à retenir au fil de ces nouvelles chansons, c’est que l’on veut redonner le goût de l’empathie”, dit Marco Prince. 


Dès le printemps prochain, la voix de FFF pourra s’atteler à cette mission devant le monde. La fougue, la chair et la sueur : le groupe renouera alors avec la scène, son tout premier amour, le long d’une tournée partout en France. “Les concerts, c’est notre espace de jeu, l’absence d’interdit absolu. On sait quand on part mais jamais quand on revient. On a toujours aimé ça plus que tout”, note encore Marco Prince. Le soir du premier live, lorsqu’ils seront prêts à dégoupiller, il y a fort à parier que les garçons de FFF seront tous les quatre saisis par le même sentiment grisant : la certitude d’être là où ils devaient être. Ce retour que l’on n’attendait plus devait forcément finir par arriver.