Ramon Pipin : En concert @ Paris le 10 septmbre 2026

Publié : 14 juin 2026 par Alain B. dans Musique, News
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Ramon Pipin, l’un des membres fondateurs du groupe Au Bonheur des dames, sera en concert jeudi 10 septembre 2026 à Paris « Café de la Danse »

« Pendant des décennies j’ai arpenté les scènes, Cassé des médiators, encaissé des larsens… »

Ce sont les paroles de ma chanson « C’est mon dernier concert ». Sait-on jamais…

Le plus récent, en avril cette année, avait une odeur particulière en tout cas, celle de la ferveur et du labeur accompli, un mélange de jasmin et de graisse de vidange, aromatisé à la sueur d’aisselle poilue. 

Lorsque ce soir-là, le public s’est levé pour chanter avec nous « Nous sommes tous frères » et « Que c’est bon », les  deux derniers titres, les vannes de mes glandes lacrymogènes ont lâché et n’ont pu contenir mon émotion. Je me suis entendu penser : « Il faut le refaire ».

Cette envie de bisser qui m’a pris à la gorge ce jour-là m’habite et dure. C’est pourquoi le 10 septembre 2026, le Ramon Pipin band — encore ! — se représentera à vous. Il y aura bien sûr quelques surprises et nouveautés car je n’aime pas la routine, au grand dam des musiciens qui alors me maudissent car ils doivent retravailler. 

Je souhaite ardemment votre présence. Et, je vous en prie, traînez ceux que vous aimez qui, d’après les sondages, — ceux auxquels on peut faire confiance en tout cas — ne seront pas déçus.

Satisfait ou remboursé ? Sur présentation d’un réquisitoire argumenté, d’une pièce d’identité en cours de validité et d’une carte de mutuelle, nous nous engageons à rembourser les mécontents !

La billetterie est disponible ICI

« 700 heures, c’est le temps que j’ai consacré à l’écriture — textes et musiques —, la préparation et l’enregistrement de cet album, mon 18ème tout de même ! Pendant trois semaines l’été dernier, où l’idée de retourner en studio me taraudait, rien… le néant… puis soudain, ma muse m’a rendu visite et a suffisamment astiqué mes neurones valides et le reste pour faire jaillir 18 chansons. Certaines gisent au Cimetière des Chansons abandonnées, d’autres ont survécu. A mon âge, je ne peux plus guère chanter comme antan les premiers baisers acnéiques, les pin-ups  en bikini et les Ford Mustang ; le monde d’aujourd’hui, effarant souvent, réjouissant rarement, offre une déflagration quotidienne à laquelle je ne peux échapper, source de mon inspiration. Cependant, je n’oublie jamais de saupoudrer de quelques grains poivrés d’humour. On ne se refait pas !

Musicalement, vous serez de mon avis : ce qu’on entend aujourd’hui repose principalement sur des guitares plus ou moins saturées ou arpégées qui grattent des accords convenus sur lesquels s’expriment des chanteurs sans âme. Ce n’est pas ma démarche. Je pars de motifs musicaux que je développe, en m’attachant avant tout aux mélodies, que je souhaite — même si parfois alambiquées—, fluides et mémorisables. Quant aux textes, la musique des mots m’habite. Pour la production et les arrangements, on retrouve mes marottes : des sons inhabituels, des instruments inusités — la harpe, la batterie Simmons, le Solina ou autre synthé vintage, les cordes etc. —, des modulations que j’affectionne, tout cela afin de tenter de surprendre, de faire hausser les sourcils, de rester créatif, de me renouveler. Il est rare que 2 couplets soient du copier/coller.

L’album se présente sous la forme de 2 EP : « C’est mieux que si c’était pire », plutôt enjoué, et « C’est pire que si c’était mieux » ou l’horizon s’obscurcit nettement. Grâce soit rendue à tous les musiciens qui m’ont apporté leur talent et leur complicité chaleureuse, et à tous ceux qui me soutiennent encore. »