Mon top 10 des albums de 2017

Publié : 14 février 2018 par Quentin V. dans Chroniques, Musique, Uncategorized
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Salut à vous rockeurs en tout genre ! Vous savez, faire découvrir un album, un groupe ou même une musique à un ami voir même à un inconnu… ça n’a pas de prix ! Car l’art, est un message doublé d’une émotion qui se partage, et qui se transmet au fil des décennies. Ce pour quoi je vous propose aujourd’hui, mon Top 10 des albums de l’année 2017. Mais avant que vous ne l’entamiez, je tiens à préciser que ce classement bien qu’enveloppant l’univers du rock en général, n’est pas basé sur un genre précis. Vous pourrez donc aussi bien trouver dans ce top du metal, que de la pop punk ou de la pop tout court. Il est également toujours bon de rappeler qu’étant personnel (comme le prouve le pronom du titre de cet article), ce top est basé sur mes goûts… et non sur la dite qualité des albums en question. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et je l’espère, de bonnes découvertes.

10 Santa Cruz – Bad Blood Rising (hard rock – glam rock)

Comme sur leurs opus précédents, les Finlandais de Santa Cruz nous livrent des morceaux de hard rock frénétiques, armés de riffs croustillants et d’une saveur particulière dont ils ont le secret. Mais oh surprise ! Il y a quelques ballades sur cet album, et elles sont bien plus aseptisées que je ne l’aurais pu imaginer. En particulier « Breathe » qui contient des « oh ouh ho » et des « yeah hi yeah » que beaucoup pourraient trouver niais. Mais pour être tout à fait honnête, elles sont intéressantes et parviennent à se démarquer malgré ces aspects. Pour revenir sur « Breathe » par exemple, des sifflements mélancoliques nous accompagnent tout le long de la chanson… et c’est très prenant !

09 Part-Time Friends – Fingers Crossed (pop)

« Fingers Crossed » est le disque que j’ai écouté le plus récemment, et donc le moins… aussi, connaissant mieux les suivants, il se retrouve à la neuvième place. Mais en réalité, il pourrait très bien monter en grade avec le temps. Car il a tout pour me plaire ; des compositions acoustiques douces et dépouillées, agrementé d’une ambiance chaleureuse et d’une variété d’idées bien trouvées telles que des trompettes mexicaines, ou tout simplement des textes français. En fait, cet album est pour moi comme un saut hors du temps, qui m’emmène dans un monde de légereté et de rêveries qui fait du bien au moral… et aux oreilles.

08 Dropkick Murphys – 11 Short Stories of Pain and Glory (punk rock celtique)

L’un des principaux portes étendards du punk rock celtique avait déjà frappé fort avec leur précédent opus, et c’est de nouveau le cas avec celui-ci ! Son point fort étant son concept. Comme l’indique son titre « 11 Shorts Stories of Pain and Glory », cet album propose 11 morceaux assez différents les uns des autres, tout en restant cohérents entre eux. Chacun dispose d’une idée surprenante et unique, ce qui évite la lassitude lors de l’écoute complète et surtout, la prévisibilité. « The Lonesome Boatman » est une piste d’introduction (presque) instrumentale qui met en avant une flûte de pan, tandis que « Rebels With A Cause » à l’inverse, est une pure piste de punk rock dont le chant et les guitares sont les stars. « You’ll Never Walk Alone » est une reprise entraînante d’une hymne célèbre, « 4-15-13 » une ballade mélancolique… Bref ! Que de pépites !

07 As It Is – Okay (pop punk)

La pop punk étant l’un de mes genres musicaux favoris, « Okay » ne pouvait que me marquer. Puisqu’il regroupe les éléments qui selon moi, font un bon album de pop punk. Déjà, il a un message, celui qui dit qu’il faut se méfier des apparences, car certaines choses dans la vie ne sont pas toujours vraiment comme on nous les présente. La pochette souligne cette idée, en présentant une femme souriante aux airs naïfs dans un quartier ensoleillé… qui porte une bombe dans le panier de son vélo ! Un élément, qui contraste totalement avec le reste de cette image. Aussi, les riffs sur cette galette, prouvent que ce style n’est pas aussi simpliste que ce que l’on veut bien dire. Les mélodies sont toujours accrocheuses, tantôt joyeuses tantôt sombres. Et le duo de voix entre le chanteur principal et les choeurs qui me rappellent ceux de Billy Talent dans un autre style, fonctionnent à merveille. Eh bien, dire que ce n’est que le premier album de pop punk de cette liste.

06 Neck Deep – The Peace And The Panic (pop punk)

Tout comme « Okay » de As It Is, « The Peace And The Panic » qui se traduit par « la paix et la panique », raconte quelque chose. La satisfaction, puis la pression et l’angoisse que l’on peut ressentir après avoir réalisé un gros succès artistique. Dans le cas des Gallois de Neck Deep, c’est ce qu’ils ont apparement ressenti après avoir sorti « Life’s Not Out To Get You », acclamé par les fans et les critiques. En plus d’avoir si je puis dire, fait décoller leur carrière. En ce qui concerne cet album, malgré un certain manque d’homogénéité et quelques airs de déjà entendu, il y a beaucoup de bonnes choses. L’univers visuel de ce disque est aussi riche que ses compositions sont captivantes, et l’ensemble représente vraiment ce qu’est la pop punk sans pour autant se contenter de ce genre.

05 Battle Beast – Bringer Of Pain (heavy metal)

Le 4ème album de ce groupe décidément attachant, combine tous les éléments que j’ai indépendemment adorés dans chacun de leurs précédents opus. Les riffs acérés de « Steel », la production de l’album éponyme, et les inspirations « années 80 » qui planaient sur certains morceaux de « Unholy Savior ». Le tout accompagné de la voix de Noora Louhimo toujours aussi impressionnante, donne alors naissance à un véritable petit bijou que j’écoute toujours avec autant de plaisir, malgré le fait qu’il soit sorti en début d’année. Un des anciens membres de ce groupe Finlandais nommé Anton Kabanen, a également sorti un disque en 2017 avec son propre groupe « Beast In Black » que je trouve réussi également… mais pour plusieurs raisons que j’expliciterais peut-être dans une future chronique, j’ai préféré l’album de ce classement. Quoiqu’il en soit, les bêtes ont bien rugi cette année !

04 Indochine – 13 (pop – rock – new wave)

Ce que j’aime avec Indochine et particulièrement avec cette 13ème oeuvre, c’est que certains éléments que je considérais comme des défauts à la première écoute… s’avèrent être en fait de vraies qualités. Par exemple, les textes parfois très abstraits et dont il est difficile de comprendre le sens (je me demande même si c’est français sur certains vers), donnent au final, une dimension mystique fort intéressante. Ce ne sont pas les paroles qui viennent au public, mais le public qui vient aux paroles. Et qui essaye d’en comprendre l’histoire. Bien entendu, certains thèmes restent explicites ; « Un été Français » m’évoque clairement les attentats du Bataclan. En revanche, d’autres sont plus obscurs, « Station 13 » en est un bon exemple puisque je ne suis toujours pas sûr de savoir de quoi ça parle vraiment. Il y a aussi le nombre de pistes que je trouvais trop élevé au départ, mais en prenant du recul, je me rend compte que ce serait dommage d’enlever ne serait-ce qu’une seule d’entre elles. Car elles sont toutes dignes d’intérêt malgré quelques répétitivités, et elle me plonge dans l’univers de cette galette composée d’excellents ingrédients tels que la voix souvent grave de Nikolas Sirkis, et son atmosphère à la fois très typée « années 80″… et à la fois intemporelle.

03 New Found Glory – Makes Me Sick (pop punk)

C’est dingue comme parfois, quelque chose d’extrêmement simple voir de presque insignifiant, peut tout changer. New Found Glory maîtrisait déjà le genre de la pop punk avec talent, mais avec cet opus, ils ont ajouté à cette maîtrise… une légère touche d’originalité. Un clavier au son « oldschool », qui donne à l’ensemble, un air décontracté et une ambiance assez unique. « Makes Me Sick » en devient alors l’oeuvre la plus atypique du groupe, mais aussi la plus concise, puisqu’elle contient tout juste 10 pistes, toutes étant de vrais moments de bonheur et de détente. Et la pop punk, c’est aussi ça ! Ne pas se prendre la tête, sans pour autant prendre les gens pour des consommateurs zombifiés.

02 One Desire – One Desire (rock – glam rock – hard rock)

La surprise de l’année en ce qui me concerne ! Pourtant, ce groupe tout frais tout neuf ne propose rien de bien original ; à savoir du rock proche du hard rock enthousiasmant et accrocheur au possible, qui a pour but de vous communiquer autant d’énergie qu’il n’en possède. Une pratique courante, mais qui ici, m’a marqué par 2 choses. Tout d’abord, la manière dont le chanteur utilise l’autotune, qui prouve que ce n’est pas qu’un synthétiseur de voix, mais aussi un outil qui en amplifie la puissance. écoutez des refrains tels que celui de « Straight Throught the Heart », et vous comprendrez ce que je veux dire. Enfin, la principale qualité de cette galette dont les ingrédients sont épicés d’un hard rock qui se veut entraînant, c’est qu’elle rempli son travail à la perfection. « Love Injection » allie rythme électro avec riff dansant, « Buried Alive » à l’inverse, plonge dans un hard rock agressif et immersif tandis que « This Is Where the Heart Break Begins » est une ballade magistrale au souffle puissant. Bref, chaque titre est important et c’est ce qui forge selon moi, les grands albums.

01 Soldat Louis – Quelques nouvelles du front (rock celtique)

Si la marque des grands albums est le fait que chaque titre ait sa place au sein de l’un d’eux, alors la marque des grands groupes d’après moi, est celle de ceux qui sont uniques et qu’on reconnaît lors des premières secondes de l’une de leurs chansons. Dans le cas du numéro 1 de ce classement, je pense que les 2 conditions sont réunnies. « Quelques nouvelles du front » en plus de nous faire retrouver le pur son de Soldat Louis, soit un rock celtique breton basé sur la vie de marin, et porté par une voix raillée aux allures de Renaud… nous livre une véritable mine de créativité. Les exemples sont légion ; les échos des choeurs sur « Et boom la bombe » qui font des jeux de mots, avant de livrer un riff dansant baignant dans des sons mystiques. Le refrain de « Tout l’monde à bord » qui s’amuse avec le contraste entre la répétitivité du chant et la richesse de son intrumentale. Le titre éponyme et son ambiance plus sombre, le duo de voix sur « L’eau des bayous » ou encore le « taping » sur le refrain de « Trente ans déjà »… bref ! « Quelques Nouvelles du front » est pour moi le meilleur album de 2017.